Les Jeunes Agriculteurs de la région Nouvelle-Aquitaine
ont lancé et poursuivent depuis plusieurs jours des actions de mobilisation départementales pour dénoncer « le décalage croissant entre les annonces politiques et la réalité vécue sur le terrain », indique leur communiqué diffusé le 12 janvier 2026. L’organisation plaide pour une mise en œuvre rapide et sans surcoût des engagements pris au niveau européen et national -notamment la suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières avec effet rétroactif au 1er janvier 2026- et juge insuffisante l’augmentation budgétaire annoncée pour la future PAC, qui doit selon elle prioritairement soutenir le revenu et l’investissement des exploitations.
Sur le terrain, les actions menées par les structures départementales prennent la forme de contrôles des flux de marchandises, de filtrages de transports et d’actions symboliques auprès de plateformes logistiques, de ports et de services de l’État. Les Jeunes Agriculteurs souhaitent ainsi rendre visibles les « contradictions entre le discours politique et la réalité vécue sur le terrain ». Parmi leurs revendications figurent l’application uniforme des normes pour tous les produits (y compris importés), une simplification administrative réelle, l’accélération des procédures d’abattage liées à la prédation, la suppression d’un système de quotas « déconnecté du terrain » et la mise en œuvre du triplement des moyens dédiés à la gestion de l’eau pour sécuriser les ressources et permettre la création d’infrastructures de stockage et de réutilisation.
Les Jeunes Agriculteurs annoncent que la mobilisation s’inscrit « dans la durée » tant que, selon eux, la cohérence entre objectifs affichés et moyens effectivement mis en œuvre ne sera pas rétablie. Le communiqué invite les pouvoirs publics à « prendre leurs responsabilités », en soulignant les enjeux pour l’avenir de l’agriculture, des territoires et de l’alimentation des citoyens.
*Photo d'illustration : manifestations du 18 novembre 2024