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Vol d’un alambic à Balanzac : Georges Magny privé de son outil de distillation

Date de publication non disponible.

Par Nina Couturier
Vol d’un alambic à Balanzac : Georges Magny privé de son outil de distillation

Un vol ciblé, une perte importante et une activité professionnelle fragilisée

Dans la nuit du 24 au 25 février, l’alambic de Georges Magny a été dérobé dans l’enceinte municipale de Balanzac. Cet équipement, restauré et livré en décembre 2025 pour une valeur de 70 000 euros, devait encore servir à une cinquantaine de clients en cette fin de campagne. L’assurance n’a pas encore confirmé la validité du contrat, laissant planer une incertitude sur la prise en charge du sinistre. Entre perte matérielle et pression du calendrier, le distillateur tente de maintenir le rythme.

Un vol organisé et passé inaperçu

Dans la nuit du 24 au 25 février, l’alambic du distillateur ambulant Georges Magny a été volé sur la commune de Balanzac (17 600). Stationné dans l’enceinte du parc municipal, à l’abri des regards et non visible depuis la route, le matériel a été emporté après une effraction. Les voleurs ont attelé la remorque, levé les béquilles et quitté les lieux sans témoin. Les gendarmes ont constaté les faits le lendemain matin, vers 8 heures, et ouvert une enquête.

Livré le 16 décembre 2025 après restauration complète, l’alambic représentait un investissement de 70 000 euros. Outil central de son activité itinérante, il devait servir à achever la campagne de distillation en cours, couvrant encore une cinquantaine de clients. La disparition du matériel contraint le professionnel à interrompre son programme en pleine saison.

Selon les premiers éléments, le vol serait lié à la valeur du cuivre composant l’équipement. Georges Magny estime les chances de retrouver la machine très faibles : le matériel pourrait être démonté, fondu ou écoulé à l’étranger. Les forces de l’ordre poursuivent leurs vérifications, mais aucune piste précise n’a été communiquée à ce stade.

Une activité saisonnière brutalement interrompue

Le vol de l’alambic prive Georges Magny, distillateur ambulant, de son outil principal en pleine période d’intervention.La disparition de l’équipement l’empêche de maintenir son programme, qui devait encore concerner une cinquantaine d’interventions.

Pour limiter l’arrêt complet de son activité, il a recours à un second alambic plus petit, déjà en sa possession. Cette solution ne permet pas d’absorber l’ensemble des volumes prévus : le rendement est moindre et les délais s’allongent. Face à cette contrainte, il tente désormais de s’organiser avec plusieurs confrères susceptibles de reprendre une partie des opérations les plus volumineuses.

Cette réorganisation d’urgence, nécessaire pour conserver ses engagements, bouleverse le rythme d’une campagne déjà planifiée.

Un dossier d’assurance en suspens

À la suite du vol, Georges Magny a contacté son assureur afin de signaler la situation. Mais la déclaration de sinistre n’a pas pu être formellement déposée : son interlocuteur lui a indiqué que le contrat n’était pas encore activé, faute de pièces justificatives transmises. Ces documents, réclamés depuis le 11 février, ne lui avaient jamais été redemandés ni signalés comme manquants avant le vol. « Je n’ai jamais été informé que mon dossier n’était pas complet », explique-t-il, estimant avoir respecté les démarches nécessaires.

Ce qui renforce son incompréhension, c’est qu’il avait échangé par téléphone avec son assureur dans la semaine précédant le vol, à propos d’autres contrats en cours. À aucun moment, il n’a été alerté d’un problème concernant celui de l’alambic. L’absence de prélèvement de cotisation ne lui avait pas non plus semblé anormale, les paiements étant dématérialisés et regroupés avec d’autres prélèvements réguliers.

Aujourd’hui, le professionnel se retrouve dans une situation bloquée : sans validation du contrat, aucune indemnisation ne peut être enclenchée. Il attend la réponse de son assureur pour savoir si la couverture peut être considérée comme effective, ou s’il devra engager une action pour faire reconnaître ses droits. En attendant, la perte de l’alambic reste entièrement à sa charge, fragilisant la continuité de son activité.

Des investigations en cours et un espoir réduit de retrouver le matériel

Constaté le 25 février au matin, le vol de l’alambic a donné lieu à une enquête menée par la gendarmerie. Les constatations ont été réalisées sur place dès la découverte des faits et le signalement du matériel a été transmis. À ce stade, aucune piste n’a encore permis d’identifier les auteurs ni de localiser l’équipement dérobé.

Les premiers éléments laissent penser à un acte ciblé, motivé par la valeur du cuivre composant l’alambic. Ce type de vol, commis avec organisation, rend la récupération du matériel particulièrement difficile. 

Le distillateur espère qu’une diffusion plus large du signalement pourra aider à faire remonter d’éventuels témoignages. Il reste en lien avec les autorités, tout en suivant de près les suites données à une affaire qui prive durablement son entreprise de son outil principal.

Entre lassitude et détermination à poursuivre

Pour Georges Magny, le vol de cet alambic représente bien plus qu’une perte matérielle. Sa disparition, survenue au milieu d’une saison déjà engagée, laisse un sentiment d’abattement mêlé d’incompréhension. Le distillateur reconnaît avoir du mal à reprendre le travail dans ce contexte, tout en restant attentif au suivi du dossier auprès de l’assurance et des autorités.

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