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L'UGVC à l’écoute du collectif 78.37, sans valider à ce stade sa proposition

26 oct. 2026 Par Nina Couturier
L'UGVC à l’écoute du collectif 78.37, sans valider à ce stade sa proposition

L’organisation indique poursuivre sa réflexion dans un cadre syndical, sur fond de déséquilibre entre débouchés, surfaces et stocks

L’UGVC confirme avoir reçu les représentants du collectif 78.37 dans le cadre d’échanges qu’elle qualifie de cordiaux et constructifs. Sans valider ni rejeter à ce stade la proposition d’un rendement fixe, le syndicat renvoie la suite de sa réflexion à ses instances, dans un contexte qu’il juge particulièrement dégradé. Avec 455 000 hectolitres d’alcool pur commercialisés, 83 609 hectares à la récolte 2026 et un stock d’environ 6,5 millions d’hectolitres d’alcool pur, l’organisation met en avant l’ampleur du déséquilibre à traiter. Elle affirme vouloir rechercher des solutions pour les exploitations déjà sorties du marché cognac, sans fragiliser davantage celles qui disposent encore de débouchés, tout en ouvrant un travail de fond sur les autres débouchés, la contractualisation et les perspectives de long terme de la filière.

Une filière confrontée à un déséquilibre massif entre débouchés, surfaces et stocks

L’organisation insiste sur « la réalité économique de la filière », qu’elle juge « particulièrement difficile ». Elle rappelle qu’« aujourd’hui 455 000 hectolitres d’alcool pur » sont commercialisés, pour « un vignoble cognac de 83 609 hectares à la récolte 2026 » et « un stock de l’ordre de 6,5 millions d’hectolitres d’alcool pur ». Pour l’UGVC, « ces chiffres illustrent le déséquilibre important auquel nous sommes confrontés ».

Préserver les exploitations déjà en difficulté sans fragiliser celles qui ont encore des débouchés

L’UGVC souligne que, « malgré un rendement fixé à 7,65 hectolitres d’alcool pur par hectare pour les deux dernières récoltes », « une partie importante de la viticulture n’a déjà plus accès au marché Cognac jusqu’à cette limite ». Elle affirme que sa priorité est de « rechercher des solutions pour ces exploitations et de les accompagner face à leurs difficultés », tout en veillant à ne pas « fragiliser davantage celles qui disposent encore de débouchés sur ce marché ». Elle ajoute qu’« un tel niveau de rendement couvre à peine les coûts de production ».

Un travail de fond annoncé dans le cadre syndical

Face à cette situation, l’UGVC dit mener « un travail de fond pour construire des réponses durables à la crise ». Ce travail s’appuie, indique-t-elle, sur « les échanges et les réflexions menés au sein de notre bureau et de notre conseil d’administration », avant de faire « l’objet d’une consultation lors de notre prochain Congrès ». Le syndicat précise que « les orientations » doivent se construire « à partir de cette connaissance du terrain, d’une analyse globale des enjeux économiques et d’une réflexion collective ».

Des échanges en cours avec les négociants et les banques

L’UGVC indique poursuivre ses échanges avec « les différents acteurs économiques de la filière, notamment les négociants et les établissements bancaires ». L’objectif, selon elle, est de « confronter nos analyses à la réalité des marchés et des différentes situations », de « mieux appréhender les difficultés rencontrées par les exploitations » et d’« identifier des pistes de solutions concrètes ». Parmi elles, elle cite « l’affectation aux autres débouchés », une filière qu’elle décrit comme « en grande partie abandonnée depuis la dernière crise » et qu’« il nous faut reconstruire en repartant de presque zéro ».

Préserver le revenu, défendre la contractualisation et construire une perspective

L’UGVC affirme que sa responsabilité est de « travailler à des solutions qui permettent de réduire progressivement les déséquilibres et de donner au plus grand nombre possible de viticulteurs une véritable perspective d’avenir ». Elle précise que sa priorité reste de « préserver le revenu des viticulteurs, de défendre la contractualisation et de construire une vision de long terme pour la filière ».

Des arbitrages encore à venir

Le syndicat dit rester « attentif à toutes les remontées de la viticulture et aux propositions susceptibles d’enrichir notre réflexion ». Son objectif, conclut-il, est de « construire, collectivement et dans le cadre de notre fonctionnement syndical, des réponses adaptées à la gravité de la situation », avec « une ambition claire : permettre au plus grand nombre de viticulteurs de vivre de leur métier et assurer la pérennité de notre filière ».

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