Dans un contexte de transition agroécologique et d’adaptation au changement climatique,
les couverts végétaux s’imposent progressivement comme un levier stratégique pour la viticulture. C’est dans cette dynamique que la Chambre d’Agriculture de Charente-Maritime et des Deux-Sèvres organise, le 26 mars 2026 à Salles-d’Angles, un après-midi technique dédié à ces pratiques, en lien avec les réseaux DEPHY.
Face à l’intensification des aléas climatiques (sécheresses, épisodes de fortes pluies, érosion des sols) les couverts végétaux apparaissent comme une solution concrète pour renforcer la résilience des vignobles. Implantés entre les rangs de vigne, ces couverts (graminées, légumineuses ou mélanges) remplissent plusieurs fonctions :
- amélioration de la structure et de la fertilité des sols
- limitation de l’érosion et du ruissellement
- stockage du carbone et contribution à l’atténuation du changement climatique
- régulation de la biodiversité fonctionnelle (auxiliaires, pollinisateurs)
Des études menées dans le cadre du plan Ecophyto 2030 montrent également que ces pratiques peuvent réduire la dépendance aux intrants, en particulier les herbicides.
Si les bénéfices sont reconnus, la réussite des couverts végétaux repose sur une conduite technique précise. Le choix des espèces, les périodes de semis, les modalités de destruction ou encore la gestion de la concurrence hydrique avec la vigne sont autant de paramètres déterminants. L’événement du 26 mars vise précisément à apporter des réponses concrètes aux viticulteurs, autour de questions clés :
- Pourquoi et comment implanter un couvert ?
- Quelles espèces choisir selon les objectifs agronomiques ?
- Quels outils mobiliser pour la destruction ?
- Quel retour économique attendre ?
Des démonstrations de matériel (rouleaux, broyeurs, pailleuses) permettront d’illustrer les différentes techniques de gestion des couverts.
L’expérimentation au cœur des réseaux DEPHY
Les réseaux DEPHY, dispositifs expérimentaux accompagnant des exploitations engagées dans la réduction des produits phytosanitaires, jouent un rôle central dans la diffusion de ces pratiques. La ferme de Patrick Drouet, support de cette rencontre, s’inscrit notamment dans le cadre du démonstrateur « Cognac et Changement Climatique », porté avec le Bureau National Interprofessionnel du Cognac. Ces dispositifs permettent de tester, évaluer et diffuser des itinéraires techniques innovants, adaptés aux réalités locales.
Si cette transition implique des ajustements techniques et économiques, elle constitue également une opportunité pour repenser les systèmes de production face aux défis du XXIe siècle.