Vignerons d’Oléron : Un nouveau cellier à Saint-Pierre d’Oléron

16 novembre 2010

Première saison estivale pour le nouveau cellier des Vignerons d’Oléron, à Saint-Pierre-d’Oléron. Complètement repensé, le magasin de vente a tenu ses promesses.

oleron.jpgAvant même ses caractéristiques organoleptiques, un vin commence à exister par le prisme de son magasin de vente. Ce lieu éminemment stratégique en dessine l’image, le capital d’affect, l’attraction exercée sur le client. La coopérative des Vignerons d’Oléron a toujours disposé d’un lieu de vente sur le site des chais de Bonnemie, à la sortie de Saint- Pierre-d’Oléron, en direction de Saint-Denis. Mais l’équipement avait vieilli. Il incarnait par trop « la coopérative de papa ». Il fallait rénover tout ça, surtout avec l’arrivée en 2009 d’une nouvelle identité visuelle, « perle de terroir ». Après un retard à l’allumage dû à la difficulté d’obtenir un permis de construire, le nouveau bâtiment a été inauguré le 26 mai 2010, juste avant l’ouverture de la saison estivale. Et la rupture est nette avec le passé. Si le cabinet d’architecture a respecté les canons oléronnais – bâtiment plus long que haut, tuiles romanes – il n’a pas donné dans le passéisme. C’était d’ailleurs la consigne reçue des dirigeants de la coopérative : « Nous voulons absolument donner une image moderne et dynamique. » Pari réussi. Un très chic camaïeu de gris et de blanc à l’extérieur comme à l’intérieur distille une touche contemporaine et valorisante. La luminosité s’impose partout et participe à la lisibilité des produits. Cette lisibilité faisait partie du cahier des charges. Il fallait que chaque type de produits soit facilement repérable tant dans sa couleur que sa qualité ou sa gamme. L’assemblier a travaillé de concert avec l’architecte pour proposer toute une déclinaison du mobilier de vente : étagères hautes, meubles bas, en vitrine, au centre du magasin. Autre élément distinctif : le bar de dégustation. Bruno Delage, le directeur de la coopérative, confirme. « Nous avons souhaité mettre l’accent sur la dégustation. Pour nous, le magasin est aussi et avant tout un outil de communication. » Parmi les innovations pratiques, la cave propose un vrac libre service. Les clients qui le souhaitent peuvent se servir directement en vin de table, après avoir fait la tare de leur cubitainer.

avantage sur les produits haut de gamme

Même si, après trois mois de fonctionnement, il est encore trop tôt pour dresser le bilan, Bruno Delage tire les premiers enseignements. Et la satisfaction est au rendez-vous. Au niveau chiffré comme au niveau qualitatif, le nouveau magasin a rempli ses objectifs. Malgré un mois de juillet en demi-teinte sur l’île, le chiffre d’affaires de l’an dernier a pu être « sauvé », tandis que le mois d’août s’est terminé sur la progression escomptée. Comme prévu, la hausse a surtout servi les produits haut de gamme. De bien meilleures ventes furent enregistrées sur les Cognacs XO, les vins effervescents, les Vieux Pineaux. A tel point que les Vieux Pineaux frisent la rupture de stock, après un doublement de leur chiffre d’affaires au cours de l’été. En juin, la cave a lancé un nouveau produit, les Perles noires d’Oléron. Il s’agit d’un vin rouge passé en fût, issu d’une sélection de parcelles Merlot/Cabernet. La bouteille est vendue 5,90 €. « En trois mois, je pense que nous avons réalisé les ventes d’une année normale » signale Bruno Delage. Le directeur de la cave est particulièrement satisfait du fonctionnement du bar de dégustation. Un vrai comptoir, digne de ce nom, a remplacé les deux barriques de la dégustation. De plus, la coopérative a fait l’acquisition d’un appareil assez sophistiqué, adapté à la vente de vin au verre. Une fois la bouteille débuchée, le vin est conservé sous azote et différents compartiments permettent de conserver à bonne température de service les différentes couleurs de vin, blanc, rouge, rosé. « La qualité de la dégustation s’en est trouvée amplement améliorée » confirme B. Delage. Une équipe renforcée d’une personne et demie permet de mieux répondre à la curiosité des visiteurs. Seule petite ombre au tableau : le self-service vrac. A peine 20 % des clients osent se servir seuls. Beaucoup préfèrent s’en remettre au personnel de la cave. Après tout, le contact passe aussi par là.

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