Désormais Inscrit Dans Le Cahier Des Charges

20 mars 2009

Le vieillissement minimum de deux ans figure dorénavant dans le cahier des charges Cognac. L’intérêt concerne avant tout la protection de l’appellation à l’international.

C’est par décision interprofessionnelle du 18 mars1975 qu’avait été fixé au compte 2 le minimum à partir duquel les eaux-de-vie de Cognac pouvaient être livrées à la consommation*.

Le décret d’appellation du Cognac ne reprenait pas cette obligation de vieillissement minimum du Cognac de deux ans alors que, dans les faits, la région respectait strictement la règle. Pourquoi introduire cette disposition dans le cahier des barriques_edv_opt.jpegcharges ? La principale justification se trouve dans la protection de l’appellation sur les marchés étrangers. Le nouveau règlement 110/2008 sur les spiritueux, qui a remplacé le R. CE 1579/89, va se baser sur les cahiers des charges des produits sous IG (indications géographiques) repris à l’annexe II du Règlement, pour renseigner la fiche communautaire qui, elle-même, permettra la défense de ces produits à l’international. A partir de là, il fallait bien intégrer la notion de vieillissement minimum dans le cahier des charges, afin de faire la chasse aux éventuelles eaux-de-vie « quelque peu pâlichonnes » sur les marchés. Le vieillissement minimum sous récipients de bois de chêne (de type Tronçais ou Limousin, rouvre ou pédonculé selon les usages) figure donc parmi les règles de production. Pour faire bonne mesure, a été introduit dans ce même cahier des charges deux autres notions : une liée aux pratiques traditionnelles et l’autre au vieillissement dans la région de production.

pratiques traditionnelles

Par pratiques traditionnelles, il faut entendre la possibilité d’adjoindre dans les eaux-de-vie et ce dans certaines limites, du sucre, du caramel ou du boisé (infusion de copeaux de chêne). Bien que licites et surveillées par les Répression des fraudes, ces pratiques ont toujours été entourées d’un halo de mystère. Il fallait lever le voile, crever l’abcès ou, du moins, jouer la transparence. C’est ce qui a été fait à travers le cahier des charges.

vieillissement hors de la région délimitée

Le vieillissement hors de la région délimitée a de tout temps existé. Les négociants et marchands en gros ont toujours eu la possibilité de faire vieillir des eaux-de-vie de Cognac à l’extérieur de la région délimitée, soit dans des chais jaunes d’or, soit grâce à la tenue de registres spéciaux. Pourtant, le monde du Cognac a souhaité qu’au moins durant les deux ans de vieillissement minimum, les eaux-de-vie soient stockées dans l’aire délimitée. Pour laisser aux opérateurs le temps de se mettre au diapason, l’ADG Cognac a proposé une période transitoire de 15 ans. L’association de défense et de gestion de l’appellation est en train de procéder à l’identification des opérateurs pratiquant le vieillissement des eaux-de-vie hors région délimitée. Cette étape en annonce-t-elle une suivante, l’embouteillage obligatoire des Cognacs dans la région de production ? Apparemment, ça n’est pas à l’ordre du jour et bien peu croient que ce serpent de mer arrive un jour à bon port.

Au BNIC, l’on précise bien que l’introduction du vieillissement minimum dans le cahier des charges ne change en rien à la nature du contrôle et qui doit s’en charger. « Aujourd’hui, il faut savoir que le vieillissement des eaux-de-vie relève d’une disposition fiscale. Disposition confirmée par les textes communautaires sur les boissons spiritueuses qui prévoient expressément le suivi fiscal du vieillissement. En France, le contrôle dépend donc de la DGDDI qui a donné mission au BN de l’accomplir. » Par ailleurs, en terme de contrôle stricto sensu et non plus de suivi, il ne semble pas que la région soit prête à déroger à la sacro-sainte règle du Cognac « au sortir de l’alambic. » Ainsi, tous les contrôles qui pourront intervenir joueront « jusqu’au sortir de l’alambic », c’est-à-dire sur des eaux-de-vie jeunes. En clair, on est pas prêt de voir un organisme de contrôle dépendant de l’ADG dans les chais de vieillissement des négociants.

(*) « Le Cognac devant la loi » – Marguerite Landrau – J.-L. Lacour.

Premières rencontres

pour l’emploi viticole en Charentes
Jeudi 30 octobre 2008
Salle de La Salamandre à Cognac

Grâce au contact direct, booster la relation employeurs/demandeurs d’emploi ! C’est tout le pari de ces premières rencontres pour l’emploi viticole conçu comme un véritable forum de recrutement par le pool des partenaires* ANPE/filière agricole.

Le jeudi 30 octobre, de 10 h à 16 h, employeurs viticoles potentiels et candidats à l’emploi sont invités à se rencontrer salle de la Salamandre à Cognac. Une quarantaine de box d’entretiens individuels seront à leur disposition pour des contacts directs, de personne à personne. Que les demandeurs d’emploi puissent discuter, échanger sur le métier viticole avec l’employeur lui-même a semblé la meilleure des formules aux promoteurs des Rencontres, qui parlent d’un véritable forum de recrutement. Au terme de la journée, sont espérer 300 visiteurs et pas moins d’une centaine de « placements », signatures de contrats de travail saisonniers, temporaires ou permanents. Pour ce faire, les ANPE de la zone viticole 16-17 (Cognac, Saintes, Jonzac, St-Jean-d’Angély) ont commencé à « profiler » les candidats potentiels. De leurs côtés, les syndicats professionnels informent leurs membres. Bernard Guionnet, chef de famille de la viticulture au BNIC et l’un des trois vice-présidents de la Chambre d’agriculture Charente, veut en finir avec « l’image un peu tristounette de la viticulture charentaise ». « Notre métier est un métier d’avenir et non un métier du passé. » Ce message, les employeurs vont le distiller aux demandeurs d’emploi, pour procéder à des recrutements mais aussi pour faire naître des vocations avec, derrière, parcours de professionnalisation, élargissement de compétences… Depuis une vingtaine d’année, les métiers du bâtiment pratiquent avec succès ce type de forum spécialisé, en marge de salons généralistes comme le FOFE d’Angoulême (Salons des métiers et de la formation). Pour les missions locales de l’emploi, le secteur viticole représente un réservoir d’emploi majeur (5 000 déclarations préalables à l’embauche sur les trois premiers semestres 2008). « Le nombre de viticulteurs a diminué de plus de moitié en dix ans mais la superficie du vignoble n’a pas beaucoup bougé. Et les machines ne font pas tout » confirment les professionnels de la filière.

* Les partenaires des premières rencontres de l’emploi viticole en Charentes : ANPE de Cognac, BNIC, Chambre d’agriculture de la Charente, SGV, SVBC, UDSEA, APECITA, FAFSEA, Enseignement public et privé, Formation adulte, ASAVPA, Cap Emploi.

Employeurs : Forum pratique – Pour l’inscription aux rencontres (entièrement gratuite), deux formules s’offrent à l’employeur exprimant un besoin de main-d’œuvre : soit passer par le syndicat professionnel de son choix, soit contacter directement l’ANPE de Cognac. Dans l’un ou l’autre cas, il disposera, le temps nécessaire, d’un espace d’entretien individualisé. Afin d’organiser des rencontres plus ciblées, l’ANPE invite les employeurs potentiels à lui communiquer au préalable leur offre d’emploi.

Contacts : SGV Cognac (05 45 36 59 88) – SVBC (05 45 35 11 40) – UDSEA (05 45 61 62 63). L’ANPE de Cognac (tél. 05 45 35 86 32 ; fax : 05 45 35 86 34 ; mail : btp.trp.ind.16022@anpe.fr 

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