Un Journal Très Net

5 août 2009

Le Paysan Vigneron a beau friser les 85 ans – il fut créé en 1925 – il n’en reste pas moins vert (cela tombe bien, c’est sa couleur fétiche) et très Net, puisqu’il s’offre une lucarne sur la toile, active depuis quelques jours déjà (www.lepaysanvigneron.fr). Nous-mêmes gros utilisateurs du net, c’était, nous semblait-il, la moindre des politesses que d’offrir à nos lecteurs et futurs lecteurs cette facilité d’accès. Comment se dire vecteur de communication et tourner le dos à cet outil moderne, puissant et réactif, qui s’inscrit désormais dans le paysage. Pour autant, pas question de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Nous restons d’ardents défenseurs du support papier, qui se révèle insurpassable pour ce qui est de l’analyse critique, de la mise en perspective des informations, de la hiérarchie des sujets. Dans la composition d’un journal, numéro après numéro, rentre quelque chose de très personnel, de très intuitif, qui fait appel à la sensibilité, à la perception des lecteurs, à la représentation du milieu… toutes choses ténues et peu réductibles à l’immédiateté et la brièveté d’internet. C’est pour cela que notre présence sur la toile n’est en aucun cas conçue comme un substitut du journal mais comme un complément, une offre nouvelle. Considérant internet pour ce qu’il est d’abord – un formidable moteur de recherche – nous proposons à nos lecteurs et futurs lecteurs d’accéder à nos archives en ligne (depuis 2001), à condition d’acquitter un petit supplément à l’abonnement papier. Il faut bien vivre ! L’abonnement « plus Internet » permettra également de saisir soi-même ses annonces classées sur le site, en les réactualisant autant de fois que souhaité. Quant à la consultation de ces mêmes annonces classées, elle sera bien entendu libre d’accès, ouverte à tous – pour générer le plus de trafic possible – ainsi que la lecture des courtes infos qui émaillent la page d’accueil du site, selon l’actualité. Que le site internet du Paysan Vigneron se traduise par un confort supplémentaire, une meilleure interactivité, un dialogue facilité et, il faut bien le dire, l’affichage d’une modernité à laquelle tout le monde a droit… c’est ce à quoi nous aspirons. Mais nous savons aussi que le socle, le « dur », le vrai sens de la démarche restera toujours la relation originale et pour tout dire unique qu’un journal entretient avec son environnement et ses lecteurs. Avec ou sans internet.

Une affectation à la récolte, comme l’an dernier

Le psychodrame de la déclaration d’affectation préalable a pris fin. Pour la récolte 2009, ce sera « comme l’an dernier », c’est-à-dire que la déclaration de récolte vaudra affectation. Le doute a persisté jusqu’au week-end du 14 juillet, mais, passée cette date, il devenait matériellement impossible d’organiser dans de bonnes conditions l’affectation avant récolte. Voyant que le cahier des charges Cognac (comme celui du Pineau) n’était toujours pas homologué, alors que sa date de parution devait sonner le top départ de l’affectation, un mois plus tard, un courrier a été envoyé début juillet au ministère de l’Agriculture par la Fédération des interprofessions et les deux ODG. Il stipulait que si la région ne recevait aucun signal avant le 10 juillet (plus le délai de rémission du WE), elle se sentirait déliée de l’obligation de déclaration d’affectation préalable pour cette campagne. Voilà qui est fait. Les documents d’affectation préalable parviendront tout de même aux viticulteurs début septembre mais juste à titre informatif. Histoire d’en prendre la mesure, pour l’an prochain.

Aides aux investissements : un dépôt des dossiers « au fil de l’eau »

C’est parti ! L’aide aux investissements pour les installations de transformation, de vinification et commercialisation du vin est opérationnelle depuis juin 2009 (arrêté du 17 avril 2009 et circulaire d’application du 28 mai 2009, consultable sur le site internet de FranceAgriMer). Les dossiers de demande sont disponibles dans les lieux habituels. Dans l’esprit de la nouvelle OCM vitivinicole, l’aide a pour but de « soutenir les programmes d’investissement tendant à améliorer la compétitivité des entreprises ». La mesure a vocation à s’appliquer pendant cinq ans (jusqu’en 2012-2013), dans le cadre du plan quinquennal qui a conduit les Etats membres à sélectionner plusieurs mesures de soutien parmi la dizaine proposée par l’OCM. Ainsi le dépôt des dossiers ne se raisonne pas campagne par campagne mais s’effectue au « fil de l’eau », sans date butoir. Cependant, il faut bien concevoir qu’il s’agit, quelque part, d’une enveloppe fermée et qu’une fois l’enveloppe consommée, des gens pourront ne pas être servis. Ce serait dommage car le taux maximum d’aide communautaire est plus qu’intéressant – 40 % des dépenses éligibles – avec un seuil minimum par projet de 8 000 €. Ne sont concernées que les dépenses liées au vin et seulement au vin. Ainsi un appareil de distillation ne saurait relever du dispositif. Par contre la destination du vin – vin de bouche, vin Cognac – importe peu. La circulaire d’application passe en revue les investissements éligibles, qui vont des bâtiments (pour la transformation, le stockage, le conditionnement du vin), en passant par la réception de la vendange, son traitement, la maîtrise des températures, la cuverie, le stockage, l’assemblage, la préparation des vins… La circulaire précise que « les simples renouvellements à l’identique sont exclus des dépenses admissibles. » Il faut donc apporter la preuve d’une amélioration qualitative ou d’une augmentation de la capacité volumique. Les deux cas sont recevables. Si la ligne de partage entre ce qui est finançable et ce qui ne l’est pas semble assez claire, à la marge des arbitrages pourront se produire, sur la cuverie notamment. Ce type de logement sera-t-il bien destiné au stockage du vin et non à celui du Cognac (cuve inox 316 par exemple) ? Ministère et Commission européenne sont en train d’examiner la question. Le taux d’aide de 40 % doit être considéré comme un taux plafond, susceptible d’abattements, en fonction de la nature des dossiers et de l’avis des commissions. Car l’attribution des aides à l’investissement passera par le tamis de deux commissions, l’une nationale et l’autre régionale, encore à désigner. Remplir un dossier de demande d’aide aux investissements ne s’assimile pas exactement à une promenade de santé. Le document se compose de 16 pages, complété d’un budget prévisionnel sur trois ans. Un accompagnement est parfois proposé, à titre gracieux ou à titre payant. Se renseigner auprès de vos organismes préférés. Comme pour toute aide de ce type, la demande doit impérativement devancer l’engagement des travaux et anticiper même signature de devis, bons de commande… En tant qu’officier payeur des aides communautaires, c’est FranceAgriMer qui est chargée de la gestion des dossiers.

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