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Une septuagénaire très affûtée

14 mars 2009

A soixante-dix ans… et quelques futailles, la société ORECO ne marque pas son âge. L’une des institutions tutélaires régionales a su évoluer avec son temps. Le 16 décembre dernier, ORECO inaugurait son nouveau siège social et dévoilait, non sans une certaine coquetterie, son nouveau logo.

oreco.jpgL’ORECO (pour Organisation économique du cognac) voit le jour en 1932, le 13 septembre exactement. Elle doit son origine à la crise de 1929. La grande dépression n’a pas épargné l‘économie locale. Négociants comme viticulteurs connaissent des problèmes de financement du stock. Ils ont l’idée de créer une société anonyme qui aura non seulement pour but d’assurer le logement collectif des eaux-de-vie mais encore d’accorder une garantie supplémentaire aux emprunts gagés sur la marchandise. C’est le principe des magasins généraux, parmi lesquels s’insère l’ORECO. Plus de 70 ans plus tard, l’objet social de la société garde toute sa pertinence. Il a été rappelé par le président de Tapol : « Etablir entre les propriétaires et le commerce des relations plus étroites en facilitant d’une part aux actionnaires viticulteurs l’écoulement et la conservation de leur produit et d’autre part, en procurant aux actionnaires négociants toutes facilités financières et autres pour acquérir les eaux-de-vie nécessaires à leur commerce. »

Un stock en augmentation de 12 %

Au 30 juin 2004, étaient entreposés dans les chais de l’ORECO 378 386 hl AP, soit 12,2 % du stock régional. Le bon climat actuel a valu à l’ORECO de voir ce stock grimper de 20 % par rapport à l’exercice précédent, avec des dépôts passant de 4 850 à 5 144. Le stock global se répartit de la manière suivante : 43 % aux négociants, marchands en gros et bouilleurs de profession et 56 % aux bouilleurs de cru et coopératives. Les comptes jeunes constituent le gros du stock de l’ORECO avec près de 24 % de compte 0, un peu plus de 30 % en comptes 1 et 2. En pourcentage, le compte 9 apparaît en très légère régression (23,3 % contre 26,1 %). La répartition du stock entre les crus varie assez peu d’un exercice à l’autre : 11,4 % pour la GC, 20,7 % pour PC et Borderies, 55,6 % pour les FB, 1,3 % pour les BB et BO et 11 % pour les Cognacs. Le président de l’ORECO a rappelé que durant l’exercice 2003-2004, 581 récépissés-warrants avaient été transcrits dans les registres du magasin général, ce qui porte le montant total des encours à 45,6 millions d’€ (94,2 millions d’€ l’an passé). « Nous constatons, a-t-il dit, une baisse importante des montants des transcriptions de warrants concernant les négociants et marchands en gros, des contrats de financement garantis par des récépissés-warrants étant arrivés à leur échéance de remboursement. Par contre les financements au profit des bouilleurs de cru sont en nette progression, passant de 6,8 millions d’€ à 14,7 millions d’€. » Bernard de Tapol a cependant précisé que de nombreuses opérations de financement étaient accordées sans la transcription de warrant. « Nous ne saurions trop rappeler l’importance de la transcription des récépissés-warrants dans les registres du magasin général. La transcription du premier endos du warrant rend le gage du banquier opposable aux tiers. Une fois la transcription enregistrée, les marchandises ne peuvent faire l’objet de saisie. »

La société ORECO a poursuivi sa politique d’investissement en futaille. Au cours de l’exercice 2003-2004, furent achetés 10 400 hl de fûts neufs, 48 800 hl de fûts roux et 5 450 hl de tonneaux. Il a été indiqué que l’ORECO mettait à la disposition de ses clients « 520 200 hl vol. de futaille, dont 381 600 hl en fûts (73 %) et 138 600 h en tonneaux (27 %) ».

L’acquisition des chais Saint-Martin, qui appartenaient à la société Martell, a valu à l’ORECO de débourser 2 millions d’€. « Je pense que la société n’est pas là pour faire des bénéfices… que d’ailleurs depuis 1932 nous ne distribuons jamais », a commenté le président de Tapol. « Nous sommes-là pour permettre à la région de respirer un peu mieux, en accompagnant comme aujourd’hui, la volonté de stockage. Cette “respiration”, c’est notre mission. Nous faisons en sorte que ce soutien à l’économie locale soit le mieux organisé possible et financièrement le plus décent possible. »

Alors que le premier siège social de l’ORECO, en 1932, se situait rue Bayard (à l’emplacement de l’actuel parking du BNIC), la société occupe de longue date les locaux du 44 bd Oscar-Planat. Mais si à l’époque de sa création, la société ne comptait qu’un directeur et un employé, ses services se sont un peu étoffés depuis. Le nouveau siège social a annexé un chai qui, il y a encore 2 ans, abritait tonneaux, barriques et araignées. Rien de tel aujourd’hui où bureaux et nouvelle salle de dégustation affichent l’impeccable apprêt du neuf et du propre. C’est bien le moins pour une entreprise très impliquée dans la démarche HACCP et dans le contrôle de tous les points critiques. M. de Tapol a salué le travail réalisé par les employés ainsi que l’implication constante des courtiers dans leur tâche de formation à la dégustation. Restait au président à dévoiler le nouveau logo, symbole de la modernisation de la société. A travers ce logo, la société a souhaité faire passer le message « de la sécurité dans l’harmonie, à la fois classique et moderne ».

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