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Renouvellement Du BNIC Une Machinerie Complexe

12 mars 2009

S’il était besoin de se rassurer sur le rôle que le bnic jouera dans le futur, il suffirait de constater l’agitation qui se crée autour du renouvellement de l’assemblée plénière du Bureau national du Cognac, le « parlement » de l’interprofession. Les tractations en cours indiquent que les professionnels continuent, plus que jamais, d’identifier le BNIC comme un lieu de pouvoir. Et sans doute ont-ils raison. A priori, l’INAO n’est pas prêt de devenir tout de suite un « BN bis ».

C’est le 27 juillet 2003 que le mandat des 34 membres à voix délibératives – 17 côté viticulture, 17 côté négoce – viendra à expiration. La précédente assemblée plénière avait été mise en place le 28 juillet 1998, pour cinq ans.

A l’époque, la famille de la viticulture s’était pliée à un test de représentativité, duquel émane la composition actuelle de l’assemblée plénière : 8 représentants pour la FSVC, 5 pour la FVC, 2 pour la Confédération paysanne et 1 pour la Coordination rurale. Le Modef n’avait pas souhaité participer au test de représentativité et la Fédération des caves particulières avait été un candidat malheureux. A priori, il n’est pas envisagé de reconduire un test de représentativité. Trop long, trop compliqué et pour quel résultat ? Qui plus est, c’est aux pouvoirs publics qu’il appartiendrait de remettre en cause la composition actuelle du BNIC et encore à un moment bien particulier, lors d’une procédure d’extension d’un accord interprofessionnel.

Consultées au sujet du renouvellement 2003, les quatre organisations viticoles, toutes adhérentes du Syndicat général des vignerons, ont décidé de laisser à ce dernier le soin de présenter une liste commune. Ceci dit, chacune entend bien se retrouver dans la nouvelle assemblée plénière. Le jeu se complique encore par le fait qu’à une représentativité syndicale, se superpose une représentativité par cru, pour tenir compte de la géographie régionale. Ainsi est-il prévu que la Grande Champagne dispose de 2 délégués, 2 pour la Petite Champagne, 1 pour les Borderies, 4 pour les Fins bois, 2 pour les Bons Bois et Bois Ordinaires, ainsi que 5 délégués représentant la région délimitée. Et l’on ne parlera pas de la place à réserver aux « indispensables », de la prise en compte de sensibilités syndicales autres que strictement viticoles (J.A…), du vivier disponible, des compétences existantes. Mais naturellement, l’actualité vient de la demande du SVBC Cognac d’intégrer la nouvelle assemblée du BNIC. Si la parité avec le SGV semble bien difficile à décrocher, le syndicat présidé par J.-L. Brillet accepterait sans doute difficilement de rester à la porte. D’ailleurs, en réunion de bureau, le SGV a décidé à la grande majorité, sinon à l’unanimité, de jouer l’ouverture, l’idée de fédération, un temps évoquée, lui semblant d’une logique moins évidente (le SGV se définissant lui-même comme une fédération de syndicats). Une première rencontre entre les deux formations a eu lieu fin mai, « dans un climat courtois ». Du nombre de sièges, il n’a pas vraiment été débattu, laissant ce point en suspens pour une seconde réunion, prévue mi-juin. « S’agissant d’hommes partageant grosso modo les mêmes vues, ce n’est pas très important » disait l’un. « Il appartient au SVBC de faire du lobbying auprès des autres formations pour se faire une place » prétendait l’autre, un troisième pensant qu’entre le CRINAO à renouveler bientôt, le Syndicat de défense à constituer, il y aurait bien assez de postes pour tout le monde. L’enjeu, si enjeu il y a, se jouera peut-être davantage sur le mandat de chef de famille, élu, comme son nom l’indique, par la famille de la viticulture (même chose pour la famille du négoce), à bulletin secret. Avec le président et le vice-président du BNIC, les deux chefs de famille de la viticulture et du négoce constituent une sorte de comité de direction du BNIC, qui se déplace notamment lors des réunions importantes.

Parlant présidence, le président du BNIC sera élu dans la foulée par l’assemblée plénière, lui aussi à bulletin secret par les membres de l’assemblée plénière. Dans l’absolu, trois alternatives existent : que le président soit un négociant, qu’il soit un viticulteur ou qu’il soit une personnalité extérieure à la région. Dans les faits, et au nom de l’alternance, sinon inscrite dans les textes, du moins présente dans les esprits, c’est au tour du négoce d’exercer la présidence. Le nouveau président sera-t-il issu du Syndicat des exportateurs, du syndicat Progrès et Traditions, de l’Union syndicale ? Antoine Cuzange, président de l’Union syndicale, a déjà annoncé qu’il ne briguerait pas la présidence.

Grosse surprise au conseil général de la Charente. Le 20 mai dernier, d’abord à ses collègues du conseil général puis à la presse, Jacques Bobe a très officiellement fait part de sa démission de la présidence de l’assemblée départementale. Les raisons invoquées : une difficulté à concilier les emplois du temps très chargés mais aussi la volonté de se consacrer davantage à son mandat politique de député de l’UMP. Originaire du canton de Châteauneuf, Jacques Bobe a toujours manifesté son implication viticole, notamment sur les aspects structurels (OGAF du sud Charente…). Même si le conseil général concentre une bonne part du pouvoir décisionnel sur les dossiers viticoles, les conseils généraux ne sont pas dépourvus de moyens. Leurs présidents peuvent jouer un rôle important de lobbying. Leur personnalité n’est donc pas neutre.

Vinexpo, le grand Salon international des vins et spiritueux, se tiendra à Bordeaux du 22 au 26 juin prochain. Sur les cinq jours, il accueillera environ 50 000 visiteurs venus du monde entier. De plus en plus de viticulteurs, surtout parmi la jeune génération, souhaitent se rendre à Vinexpo. En tant que professionnels de la vigne et du vin, ils le pourront, mais il leur en coûtera 40 e de droits d’entrée, à moins de se mettre en chasse d’une très convoitée carte d’invitation d’un exposant (entrée gratuite). A l’évidence, beaucoup jugent ce tarif de 40 e prohibitif, en sachant que certains exposants le justifient pour des raisons commerciales (meilleur accueil des clients potentiels).

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