Recensement agricole 2020 : présentation des premiers résultats

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a présenté, ce vendredi 10 décembre 2021, les premiers résultats du recensement agricole 2020 dressant le portrait de l’agriculture française, consultable sur le site officiel du ministère.
Réalisée entre le 1er octobre 2020 et le 15 mai 2021, les premiers résultats montrent une agriculture qui conserve ses atouts : couvrant près de la moitié du territoire métropolitain, c’est un modèle agricole de qualité, à taille humaine et familial qui se dessine.

À PROPOS DU RECENSEMENT AGRICOLE
Opération décennale européenne, le recensement agricole permet d’obtenir une photographie précise de l’agriculture d’un pays. Pour cette édition, les premières données présentées ce 10 décembre constituent un point d’étape ; la publication des données définitives interviendra au mois d’avril 2022 et celle de l’ensemble des pays européens d’ici la fin de l’année 2022 par Eurostat.

UNE AGRICULTURE QUI OCCUPE LA MOITIÉ DU TERRITOIRE FRANÇAIS
Le nombre d’exploitations est en recul depuis 2010, l’agriculture occupe toujours la moitié du territoire métropolitain 26,7 millions d’hectares cultivés, entre le rôle nourricier et la construction des paysages. Par la place qu’elle occupe dans l’histoire et sur le territoire, l’agriculture est jugée pour une part de l’identité français.

PLUS D’UN TIERS DES PRODUCTIONS AGRICOLES SOUS SIGNE DE QUALITÉ
106 000 exploitations agricoles produisent sous signe de qualité (label, IGP, spécialité traditionnelle garantie…). L’agriculture biologique qui a triplé en dix ans avec plus de 47 000 exploitations (soit 12% des exploitations françaises) et de celui des exploitations sous Haute Valeur Environnementale qui atteignent le nombre de 25 500 en moins de 10 ans (soit 7% des exploitations françaises) et ont été multiplié par vingt en trois ans.

UN MODÈLE AGRICOLE À TAILLE HUMAINE, FONDÉ SUR LA DIVERSITÉ DES PRODUCTIONS ET DES EXPLOITATIONS QUI RESTENT FAMILIALES
Si les exploitations continuent de s’agrandir entre 2010 et 2020 – 69 hectares en moyenne, soit 14 ha de plus qu’en 2010, + 25% –, trois fois moins grandes qu’aux États-Unis par exemple.
Dans le même temps, l’agriculture française conserve la diversité de ses productions avec 48% des exploitations en élevage et 52% en végétal – ces dernières étant devenues majoritaires en 2020 (52% contre 45% en 2010). Au sein de toutes les exploitations agricoles, plus de 759 000 personnes occupent un emploi permanent.

UNE AGRICULTURE FRANÇAISE QUI PRÉPARE LE RENOUVELLEMENT DES GÉNÉRATIONS
Si le nombre d’installations d’agriculteurs reste stable sur la période, il en manque encore 7 000 par an pour compenser les départs à la retraite : 58% des chefs d’exploitation ont plus de 50 ans. Ils étaient 52% en 2010. La part d’agriculteurs de moins de 40 ans ne décroit pas depuis 10 ans.

Déclaration liminaire de Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
« L’agriculture demeure un atout majeur de notre pays avec plus de la moitié de notre territoire occupé par l’activité agricole. Ce nouveau recensement vient démontrer qu’il nous faut continuer de miser sur notre jeunesse et sur les transitions qui renforcent notre monde agricole. C’est tout le sens du travail que nous menons au travers de la prochaine Politique agricole commune, où les aides à l’installation sont renforcées, et au travers de France 2030 pour permettre d’engager pleinement la 3ème révolution agricole. Si nous sommes tant fiers et forts de notre monde agricole, cela doit se traduire dans la valorisation économique et sociale de nos agriculteurs et de nos agricultrices. C’est le combat que nous menons avec la loi Egalim 2 pour une juste rémunération, mais également avec la revalorisation des petites retraites agricoles, d’autant plus que près de 60% de nos agriculteurs ont plus de 50 ans. Loin des fantasmes, cette étude décennale dresse le portrait d’une agriculture forte, à taille humaine, ancrée dans nos territoires et pleinement engagée dans des productions de qualité, diversifiée et d’avenir. »

A lire aussi

Pépinière viticole : un taux de reprise historiquement bas

Pépinière viticole : un taux de reprise historiquement bas

Dans un communiqué de presse publié mi-janvier, la Fédération française de la pépinière viticole (FFPV), a fait le point sur les difficultés de production de ses ressortissants.« La pépinière viticole subit de plein fouet les aléas de 2021 : le printemps maussade,...

error: Ce contenu est protégé