Qu’est-ce qui fait courir les geeks ? Réponse en cinq points

9 janvier 2015

1. Visibilité – Quoi qu’on en dise, chacun court après. Un post vu par vingt personnes inflige une petite douleur à l’ego, surtout si l’on y a consacré du temps et de l’énergie. Le même qui déclenche 300 vues et tout d’un coup le ciel s’éclaircit. Je, tu, il se démultiplie.

2. Monnaie – Appelez ça comme vous voulez – notoriété, e.réputation, influence… Quelque part il s’agit de relations marchandes et donc d’argent. Utilisé dans un cadre professionnel, les réseaux sociaux drainent toujours une connotation commerciale, directe ou indirecte. Se faire connaître, attirer des clients chez soi pour un viticulteur vendeur-direct, faire venir des touristes pour un comité départemental, gagner de nouveaux lecteurs pour un journal… C’est infiniment moins cher qu’une publicité traditionnelle. Autre avantage apparent : on gère soi-même son propre message. Par contre, c’est chronophage, cela réclame beaucoup d’efforts (faire vivre son réseau), pour un résultat difficilement mesurable.

3. Instinct – Rester soi-même. De l’avis unanime, c’est ce qui marche le mieux sur les réseaux sociaux. Ce qui n’exclut pas une professionnalisation galopante du secteur. Dans ces conditions, se faire accompagner par une agence web au niveau technique, marketing peut se révéler très profitable. Mais déléguer sa ligne rédactionnelle, c’est une autre paire de manches. Apporter sa patte, être reconnue en tant que personne, parler le même langage que sa cible… voilà ce qu’attend l’écosystème.

4. Partage – C’est le principe même des réseaux sociaux : établir une relation de personne à personne, créer du liant, du lien. La diffusion et la discussion prennent le pas sur la communication descendante qui reste le propre d’un site internet. Les réseaux sociaux représentent aussi un bel outil de veille, pour s’informer, suivre les tendances.

5. Présence – Question de dosage. Vous n’y êtes pas assez et les algorithmes des réseaux sociaux, de plus en plus puissants et sophistiqués, ont tendance à vous oublier. Vous y êtes trop et vous devenez assommant. Seul conseil : garder le fil et trouver la bonne tension (scansion), en n’oubliant pas que les réseaux sociaux sont avant tout des outils de l’instantané.

Propos recueillis par C.M. auprès d’Aude Arrenous, Frédérique Bruneau, Emilie Baudry, Thomas Quintard, les quatre Community managers de MyApéro2Charentes

MyApéro2Charentes
La stratégie réseaux
Après avoir consacré ses deux premiers rendez-vous à Instagram et à Twitter, deux outils du web un peu moins connus que Facebook, la plateforme collaborative charentaise « réseaux sociaux » propose d’élargir la réflexion. Thème du prochain MyApéro programmé le 15 janvier : « Mes bonnes résolutions de community manager en 2015. » En d’autres termes, quelle stratégie ai-je l’intention de développer pour améliorer ma visibi-lité sur le web ? Et comme l’échange se passe aussi dans la RL (Real life), le Clos de Nancrevant à Chaniers accueillera « au pied de l’alambic » les participants du troisième MyApéro2Charentes. Une façon de vérifier que l’esprit sort bien de la matière
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Créée il y a 25 ans à côté de Segonzac, la tonnellerie Doreau est installée aux portes de Cognac, à Gensac-la-Pallue. Le site emploie 38 personnes mais le groupe, lui, compte une centaine de salariés. Car l’entreprise a racheté deux autres tonnelleries. La moitié de la fabrication annuelle (15 500 fûts) est vendue sur la région Cognac. L’autre moitié se partage entre 35 % à l’export et 15 % sur les autres vignobles français (Bourgogne, Vallée du Rhône, Bordeaux). A l’exportation, les principaux marchés de la tonnellerie se situent aux Etats-Unis (Sonoma Valley), Espagne, Chili, Argentine, Italie, Afrique du sud…
Le 13 novembre, la tonnellerie Doreau a accueilli le deuxième MyApéro.

 

 

 

 

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L’oiseau persifleur

Du compte Twitter déboulent bien souvent des scandales ou du moins des dérapages. Mais comment se montrer nuancé, mesuré avec un format aussi court : 140 caractères y compris les chiffres, signes de ponctuation… « 140 carac- tères, c’est rien ! » confirment les pratiquants. Et pourtant l’outil de microblogage continue de progresser sur la planète web. Créé en 2006, Twitter compte aujourd’hui 271 millions d’utilisateurs dans le monde (2,3 millions en France). Les hommes y sont un poil plus présents que les femmes – 55 % contre 45 % – alors que c’est plutôt l’inverse sur les autres réseaux sociaux. Cela se vérifie notamment avec Pinterest, l’outil de partage de photos préempté par les femmes. Assez peu d’utilisateurs alimentent de façon régulière leurs comptes Twitter (on parle de 5 %). Beaucoup se contentent de suivre d’autres twittos, sans être actifs eux-mêmes. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il y a un vrai challenge à se montrer pertinent avec 140 caractères. Mais la récompense est au bout. Les mordus, les assidus, comptent en moyenne 208 « follovers », personnes qui suivent leur fil d’actualité. Retwiter (RT@pseudo) fait partie des « bonnes pratiques », plus que plébiscitées, par Twitter. « Le twitteur n’est pas Narcisse. Je te donne, je partage avec toi et c’est toi qui parleras de moi ! » Sans oublier que bien baliser ses tweets est essentiel. Le bon hashtag (#le sujet) fait le bon tweet. Plus le tag sera populaire, meilleure sera l’audience.

Tweetter, un truc de jeunes ! A voir. Sur Twitter, les tranches d’âge les plus représentées sont celles des plus de 55 ans et des moins de 24 ans. Entre les deux, les rangs s’éclaircissent. Faute de temps sans doute, même si des outils permettent de gérer plusieurs comptes à la fois : Facebook, Twitter, Instagram.

Le gazouillis ne s’interrompt jamais. Twitter est le médium réactif par excellence, sans filtre ni habillage. L’information y circule à grande vitesse. On comprend pourquoi c’est le terrain de jeu favori des influenceurs et des journalistes, qui l’utilisent aussi comme outil de veille et de recherche.

 

 

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