« De l’ambre à la lumière » : Meukow joue la carte de l’émotion

21 août 2013

A l’occasion de son 150e anniversaire en 2012, Meukow a ajouté sa griffe à l’offre des circuits de visites des maisons de cognac. La griffe de sa célèbre panthère bien sûr, l’un des guides de cette visite placée sous le signe de l’émotion.

p23.jpgCommencée dans les superbes volumes de « l’Espace Guyenne », une ancienne miroiterie élégamment habillée de marbre et de chêne, la visite délaisse délibérément l’approche didactique pour plonger le visiteur au cœur de l’émotion du produit, au cœur des chais . Enveloppé d’un parfum subtil, véritable symbole olfactif de l’alchimie du cognac, le visiteur chemine dans la pénombre. Rythmé par les films projetés à même les murs et les tonneaux, son parcours l’emmène jusqu’au paradis pour se terminer entre deux cascades de bouteilles, dans le « chai mezzanine ». Accueilli par une panthère géante, le visiteur découvre alors le travail du verre, la décoration des bouteilles, mais aussi tous les cognacs de la marque.

Pour parachever l’originalité de sa démarche, Meukow propose deux plus à ses visiteurs : ils peuvent déjeuner au « chai Meukow », une table gérée par la chef Sabine Lambert, mais aussi devenir membre du « club privilège Meukow ». La carte du club permet à ses détenteurs de profiter de la cuisine inspirée du cognac du « chai Meukow », mais aussi de bénéficier de réductions sur la boutique, d’être invité aux événements organisés par la maison…

Accompagner la marque

Ce circuit de visite est un investissement important pour la marque. Quels en étaient les objectifs ?

Philippe Coste, P-DG de la Compagnie de Guyenne – Cet investissement, d’environ deux millions d’euros pour l’ensemble, poursuit deux objectifs : le premier est de valoriser l’ensemble architectural typique du négoce cognaçais du XIXe dans lequel est installée la Compagnie de Guyenne, afin de donner au groupe un siège qui « pose » le groupe aux yeux de ses clients. Le second volet, le circuit de visite, est plus spécifiquement dédié à la marque Meukow. Depuis la fin des années 90, et le discours très produit qui s’est construit autour du symbole de la panthère, les ventes ont beaucoup progressé et la marque tient aujourd’hui une position remarquée sur le marché. A ce niveau, il nous a semblé important de l’accompagner en proposant ce circuit de visites à nos clients. Nous n’avons pas cherché à rivaliser avec les multinationales, mais plutôt à être complémentaires par rapport à l’existant, pour contribuer à la richesse de l’appellation. Nous avons choisi de miser sur la proximité, de cultiver la confiance, l’intimité avec les consommateurs, le partage des émotions. Le restaurant en est un peu le symbole… quoi de plus authentique et de plus convivial que de partager le couvert ?

Ce circuit fait-il aussi partie de votre stratégie de vente sur les marchés étrangers ?

Tp23b.jpgout à fait. Meukow travaille dans 76 pays avec des distributeurs indépendants qui ont eux-mêmes une force de vente et des clients. Ils sont notre première cible. Nous avons toujours eu le désir de les inviter à Cognac, car c’est la meilleure façon de leur faire comprendre le produit et sa richesse : le cognac est indissociable de Cognac. Maintenant nous avons le bon outil pour le faire avec le siège, la visite et le restaurant qui nous sert à organiser des sessions de travail autour de dégustations… d’ailleurs le bar du restaurant mesure 8 m 88, parce que 8 est un chiffre porte-bonheur en Chine.

Quelle est votre position par rapport à l’œnotourisme ?

Ce circuit de visite est une réponse en termes d’œnotourisme, dans son approche du grand public. Il y a énormément de choses à faire sur ce segment. Nous, et quand je dis nous, je m’inclus dans le groupe, nous ne sommes pas très bons, tout au moins quantitativement. Il n’est pas normal de ne pas pouvoir accueillir plus de visiteurs. Mais ressasser le passé ne sert à rien, il vaut mieux regarder vers l’avenir. Il y a beaucoup de talents qui se déploient aujourd’hui dans l’univers de l’œnotourisme. Il faut juste les coordonner et avoir de l’ambition. Tous les acteurs, publics et privés, devraient se ranger sous la même bannière, plutôt que de se concurrencer. Ce n’est pas simple… mais il y a tant de vecteurs d’amélioration que ce ne peut qu’être encourageant !

Visites de 10 heures à 17 heures du lundi au samedi. 10 euros, incluant la dégustation de trois produits, liqueurs ou cognacs. Tél. 05 45 82 32 10.

Le chai Meukow à l’heure japonaise 

Pendant trois mois, le Chai Meukow s’offre les talents d’un chef japonais. Avec le chef maison – Sabine Lambert – ils élaborent une cuisine à quatre mains, où se mêlent les influences. La cuisine teppaniaki est au centre de cet exercice goûteux.

p24.jpgLittéralement, le teppaniaki signifie « griller sur une plaque de fer ». Introduit au Japon dans les années 1945, ce mode de cuisson figure aujourd’hui comme l’un des signes distinctifs de la cuisine nippone, au même titre que les sushis. Mais sans doute le teppaniaki jouit-il d’un statut plus prestigieux, surtout si l’on pense au « bœuf de Kobe ». Cette extraordinaire viande persillée – où le gras et le maigre alternent comme sur une partition de musique – se cuisine par excellence « à la plancha » ou, plus exactement, sur un instrument de cuisson « teppaniaki ». Par des gestes rapides et précis, le chef découpe la viande sur la plaque légèrement enduite d’huile de soja. Une cuisson à cœur et un goût inimitable. Mais le teppaniaki se prête à bien d’autres cuissons, à l’étouffée, à la vapeur ainsi qu’à de multiples ingrédients, légumes, poissons, crustacés, œufs…

« Respecter les ingrédients »

C’est pour initier son chef maison à ce type de cuisine que Philippe Coste a eu l’idée de tendre un pont vers le pays du soleil levant. « Ce qui nous intéresse, c’est de respecter au maximum les saveurs des ingrédients. Et la cuisine japonaise y réussit divinement. » Une annonce a été passée dans les gazettes japonaises (avec la complicité d’une vieille amie de la maison). Le chef Daisuke Ogura y a répondu. Agé de 46 ans, il exerce ses talents dans le restaurant d’un hôtel du centre-ville de Kioto, l’hôtel Granvia. Une très bonne adresse. Pour venir à Cognac, il a pris un congé sabbatique. Car lui aussi veut s’initier à la cuisine française et à ses produits. Une fusion des deux cultures. Daisuke Ogura sera présent derrière la plaque teppaniaki des chais Meukow jusqu’en septembre. Ensuite, à Sabine Lambert d’interpréter cette nouvelle gamme culinaire, sans oublier sa « french touch ».

Chai et Club Meukow

Le Chai Meukow, c’est l’espace de restauration ouvert en juillet 2012 dans les chais Meukow, en même temps que le circuit de visite. Son accès est réservé à toutes les personnes qui font la visite ainsi qu’aux membres du Club Meukow. Car la maison a eu l’idée de créer une carte privilège qui fait du Chai Meukow un lieu exclusif, dédié aux visiteurs et aux membres du Club. Pas de parrainage pour devenir membre mais un abonnement annuel de 55 €. Quels sont les « privilèges » assortis à la carte de membre ? Un bonus de – 10 % sur la boutique, un accès au restaurant sans visite préalable, une invitation aux manifestations organisées tous les mois par la maison dans le cadre de la « Part des Arts », un abonnement à la News letter, des visites au tarif préférentiel, une dégustation « privilège »…

Infos pratiques

Cognac Meukow : 26, rue Pascal-Combeau – 16100 Cognac
Restaurant « Chai Meukow » : ouvert 7 j/7 – Uniquement le midi, sur réservation
(dîners occasionnels organisés pour les membres du club) – Menu unique : 26 €
(entrée/plat/dessert – Produits frais, en association avec le Cognac et les deux liqueurs maison, Vanilla et Expresso) – Les membres du club peuvent inviter autant de personnes qu’ils le souhaitent.
Circuit de visite : 10 €, avec une dégustation de 3 Cognacs – Du lundi au samedi, de 10 heures à 18 heures.

 

 

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