pépinière charentaise : la capacité à répondre à la demande

29 avril 2013

Les pépiniéristes de la région de Cognac doivent répondre actuellement à une forte demande de plants d’ugni blanc, ce qui, bien sûr, les satisfaits car la région délimitée représente leur marché naturel. Globalement, la pépinière charentaise produit en moyenne 17 millions de plants chaque année depuis maintenant une quinzaine d’années. La production d’ugni blanc connaît une forte progression en raison à la fois d’un taux de renouvellement du vignoble élevé et d’une volonté de compenser la mortalité des ceps dans les parcelles existantes. Le développement des entreplantations absorbe un volume de plants de plus en plus important.

 

 

p22.jpgLa filière bois et plants de vignes en Charentes a connu un phénomène de concentration au cours de la dernière décennie. Une trentaine d’entreprises sans succession ont cessé leur activité, mais le volume de plants produits n’a pas diminué. En 2012, les services de FranceAgriMer ont recensé 109 pépiniéristes dans les deux départements, dont 38 en Charente et 71 en Charente-Maritime. La filière de production bois et plants de vigne dans le vignoble de Cognac bénéficie d’une image de sérieux car l’ugni blanc est un cépage difficile à multiplier. La production actuelle d’ugni blanc représente 75 % de l’activité totale mais, entre 1997 et 2006, elle ne dépassait pas 25 %. Pour faire face à la forte baisse de la demande d’ugni blanc du début des années 2000, les pépiniéristes charentais ont dû aller chercher des marchés ailleurs pour pérenniser leurs outils de production. Ils ont produit beaucoup de plants pour les autres régions viticoles françaises souvent en sous-traitances pour des collègues du Bordelais, du Midi… Cette diversification de l’activité a engendré une adaptation des structures des entreprises pour maîtriser les approvisionnements en matériel végétal. Une grande majorité des pépiniéristes charentais ont planté des parcelles de vignes mères de merlot, de cabernet, de chardonnay, de sauvignon, de syrah… Les vignes mères d’ugni blanc existantes suffisaient amplement à satisfaire les besoins et globalement le potentiel de disponibilité en matériel végétal a diminué. Dès le début des années 2000, les pépiniéristes charentais ont alerté les responsables viticoles sur les conséquences à terme du faible taux de renouvellement du vignoble. La prise de conscience de l’état de vieillissement du vignoble est intervenue depuis 2 à 3 ans et une dynamique de replantation importante s’est mise en place.

Un itinéraire de production des plants certifiés complexe et très réglementé

L’itinéraire de production d’un plant de vigne est à la fois long et complexe. Beaucoup de viticulteurs sous-estiment le fait que le cycle de production des greffés-soudés mis en terre au printemps 2013 a commencé au cours du cycle végétatif 2011. Un temps d’anticipation d’au moins deux années est nécessaire à la production de greffés-soudés traditionnels quand le matériel végétal est disponible. La production d’un plant de vigne certifié ne se limite pas à la seule activité d’élaboration du greffé-soudé. En amont, il faut être en mesure de disposer du matériel végétal ayant les qualités requises pour revendiquer la notion de certifié. Les greffons et les porte-greffes doivent provenir uniquement de parcelles de vignes mères certifiées dont l’implantation et l’état sanitaire sont déclarés, suivis et font l’objet d’un agrément soumis à une validation. Une réglementation très précise vis-à-vis des risques sanitaires (les viroses et les maladies de quarantaine) et des modalités de mise en marché des plants existe. Le contexte réglementaire de production des bois et plants de vigne qui est établie par le ministère de l’Agriculture encadre toutes les phases de production du matériel végétal et des plants. Il s’agit d’une véritable organisation de la production dont l’objectif est d’apporter aux viticulteurs des garanties à la fois au niveau de la traçabilité et de la qualité des greffés-soudés produits dans toutes les régions viticoles de France. Il n’est pas possible de devenir pépiniériste viticole du jour au lendemain. Les services de FranceAgriMer sont les garants de toute la démarche de production des bois et plants de vigne, grâce au travail des équipes régionales qui connaissent parfaitement chaque unité de production de plants. Les surfaces de vignes mères de greffons et de porte-greffes, des pépinières ; les approvisionnements en greffons et porte greffes ; les volumes greffés par cépage, par clone ; les mises en pépinières, les taux de reprises ; les ventes de plants aux viticulteurs et entre professionnels sont identifiés de manière très précise à l’échelle de chaque entreprise et pour chaque bassin de production. Les ingénieurs et les techniciens des délégations régionales de FranceAgriMer réalisent des suivis de terrain très pointilleux qui débouchent sur une évaluation précise des structures de production de chaque entreprise en terme de volume, de qualité et de type de revendication (plants certifiés ou standards).

Les démarches de sélection clonale garantissent l’obtention de matériel végétal sain

p23.jpgLa sélection des variétés et des clones de vigne en France est effectuée par des organismes de sélection qui sont tous agréés par le ministère de l’Agriculture. La sélection clonale, qui a été développée en France depuis 50 ans, repose sur la variabilité intra-variétale qui permet d’identifier une ou plusieurs souches présentant des potentialités agronomiques, technologiques ou qualitatives adaptées à chaque type de production. Le deuxième volet de la sélection clonale intègre une action de sélection sanitaire vis-à-vis des viroses les plus nuisibles de la vigne (le court-noué, l’enroulement, le complexe du bois strié, la marbrure). A l’issue du travail de sélection, chaque nouvelle variété subit des tests de sensibilité aux viroses par la méthode d’indexage des plants et par des traitements sérologiques. Les établissements de sélection produisent du matériel initial (des têtes de clones) qui est ensuite multiplié par des établissements de multiplication (des organismes professionnels comme les Chambres d’agriculture, l’IFV, le CIVC, la Station Viticole du BNIC, et parfois certains pépiniéristes). La Chambre d’agriculture de la Gironde et la Station Viticole du BNIC sont les deux établissements de prémultiplication pour les vignobles de Bordeaux et de Cognac. Pour chaque cépage, le merlot, le cabernet, l’ugni blanc… les établissements de prémultiplication produisent du matériel de base dont la multiplication est ensuite confiée aux pépiniéristes multiplicateurs qui produisent le matériel certifié (boutures de greffons et porte-greffes) nécessaire à l’obtention du plant de vigne.

Le court-noué ne peut être contrôlé que de façon préventive

p24a.jpgp24b.jpgLes plants certifiés représentent aujourd’hui un gage de sécurité majeur vis-à-vis des principales viroses de la vigne, le court-noué, la marbrure, le complexe du bois strié, la nécrose des nervures et la mosaïque des nervures.

Le court-noué est la maladie virale la plus grave. Elle entraîne des dépérissements infectieux qui apparaissent sous la forme par tâche dans les parcelles. Deux types de virus sont responsables de son développement, le GFLV (Grapevine Fan Leaf Virus) et l’ArMV (Arabic Mosaic Virus). Les nématodes présents dans le sol (xiphinema index) assurent la dissémination de la maladie en piquant les racines des pieds contaminés et sains. Ce sont des verts longs qui se nourrissent de composés présents dans les racines et se déplacent de 1 à 2 mètres par an. Ils vivent dans les couches profondes du sol et leur résistance est forte car on les rencontre encore 4 à 5 ans après un arrachage sur des fragments de racines non extirpés. Le court-noué se caractérise par un affaiblissement progressif des souches, une croissance limitée, des déformations au niveau du feuillage, des troubles de fécondité par coulure et millerandage, et, au final, une hétérogénéité de maturité, des pertes de rendement et de qualité. L’extériorisation de symptômes de court-noué peut être confondue avec des dysfonctionnements physiologiques d’alimentation, d’où l’importance d’utiliser des méthodes de détection analytique par virologie. L’indexage biologique et la méthode sérologique sont aujourd’hui maîtrisés et généralisés, mais la seconde approche (le test Elisa) présente l’avantage d’être plus rapide. Aucune méthode de lutte curative n’existe et le seul moyen de prévenir la maladie est de planter des greffés-soudés sains (plants certifiés) dans des sols exempts de nématodes (dévitalisation des souches avant arrachage, extirpation des racines après arrachage, repos du sol de 5 à 7 ans). La désinfection des sols avec des produits fumigants est aujourd’hui interdite. La production de matériel végétal sain est complètement intégrée dans la filière de multiplication des plants certifiés évoquée précédemment. C’est un axe fondateur de tout le travail de sélection. Les vignes mères de greffons et de porte-greffes de prémultiplication et de multiplication sont soumises à des contraintes d’implantation précises : des sols vierges depuis 12 à 15 ans ou suffisamment reposés (validés après des tests Elisa et enroulement) et des contrôles exhaustifs obligatoires de l’état sanitaire tous les 5 à 10 ans. Les services de FranceAgriMer ont une connaissance précise de chaque parcelle de vignes mères qui débouche, à l’issue des contrôles sanitaires, sur le maintien ou la perte de l’agrément.

Les virus de l’enroulement éliminés des processus de sélection mais disséminés par les cochenilles

p25.jpgL’enroulement est une autre maladie à virus ancienne dont la détection est beaucoup plus facile sur les cépages rouges que sur les blancs. A partir de fin juin, les feuilles de la base des rameaux s’enroulent et le limbe change progressivement de couleur (rougissement ou jaunissement). L’intensité des symptômes est variable selon les cépages, l’année et la forme d’enroulement présente. Cette maladie ne provoque pas la mort des ceps mais une diminution des rendements (de 10 à 40 %) liée à une baisse de la vigueur, de la fertilité et du poids des grappes. Des retards de maturation de plus de deux semaines sont aussi observés, ce qui engendre des conséquences sur la qualité des vins. Chaque cep touché par l’enroulement l’est de manière irréversible. Huit virus filamenteux différents, les GLRaV1 à GLRaV8 sont responsables de cette maladie. Les virus provoquent une obturation partielle et progressive des vaisseaux du phloème qui empêche les produits issus de la photosynthèse de circuler jusqu’aux baies. Sur les cépages blancs, les symptômes sont difficilement décelables et l’incidence qualitative de certains virus d’enroulement est aussi parfois plus limitée. Les formes GLRaV1, GLRaV2, GLRaV3 occasionnent des manifestations graves qui les excluent de toutes les démarches de sélection. Ces viroses ont été systématiquement éliminées des processus de sélection clonale et les plants certifiés sont sains. Par contre, dans les vignes en place, des réinfestations peuvent se produire. L’enroulement peut se propager par l’intermédiaire d’insecte vecteurs, les cochenilles, qui se nourrissent de la sève des plantes et transmettent les virus par leur salive. En France, quatre espèces de cochenilles, Parthenolecanium corni, Pulvinaria vitis, Helliococus bohemicus, et Phenacocus aceris sont la cause de propagations inquiétantes de l’enroulement dans diverses régions comme la Bourgogne, le Beaujolais et la Champagne. En Charentes, la recrudescence actuelle des cochenilles ne doit pas non plus être sous-estimée. Le dépistage par des moyens analytiques fiables de l’enroulement s’effectue par le biais de trois méthodes : l’indexage, les tests Elisa et les tests PCR. La lutte contre l’enroulement dans les parcelles de vignes en place repose uniquement sur la maîtrise des populations de cochenilles. Or, la lutte chimique contre cet insecte s’avère aléatoire et peu respectueuse des équilibres naturels. L’IFV Bourgogne teste depuis 5 ans l’introduction de prédateurs naturels de plusieurs espèces de cochenilles qui se révèle concluante dans le contexte de ce vignoble.

La conduite spécifique des vignes mères de porte-greffes

p26.jpgLa production des porte-greffes est abordée avec un grand professionnalisme car cette partie non visible du futur cep joue un rôle essentiel sur son développement. La notion de qualité des bois de porte-greffes est particulièrement importante vis-à-vis des viroses et de la réussite ultérieure durant la phase de production proprement dite des plants. Le bon aoûtement des bois, leur niveau de réserve, leur diamètre sont des éléments importants pour la réussite des assemblages avec les divers cépages. C’est pour cet ensemble de raisons que la conduite des vignes mères de porte-greffes doit être parfaitement maîtrisée. Les plantations de vignes mères de porte-greffes sont rarement palissées. Les souches sont établies en tête de saule à une hauteur de 20 à 40 cm au-dessus le sol et les sarments se développent librement. Elles produisent des rameaux longs et généralement vigoureux dont la récolte des bois permet d’obtenir les boutures greffables. D’un point de vue réglementaire, les boutures greffables doivent avoir un diamètre compris entre 6 et 12 mm maximum. Il y a 25 ans, la zone méridionale était la région qui produisait 80 % des boutures greffables nécessaires aux besoins de greffage en France. Depuis une dizaine d’années, de nombreux pépiniéristes charentais ont souhaité mieux maîtriser leurs approvisionnements en boutures greffables en plantant des vignes mères de porte-greffes.

Le débitage des boutures greffables, une opération importante

p27.jpgLes boutures greffables sont conditionnées en paquets de 100 à 200 sarments d’environ 1,10 m de longueur (des mètres greffables), qui sont étiquetées avec une indication précise de la provenance, des variétés et des clones. Les pépiniéristes débitent ensuite les mètres de boutures greffables et cette opération est importante. Les bois sont talonnés (la base est coupée sous l’emplacement d’œil éborgné), dévrillés et ébourgeonnés soigneusement pour éviter les repousses de porte-greffes. Ces opérations sont encore fréquemment effectuées manuellement, même si des machines sont apparues depuis quelques années. La longueur des boutures greffables débitée est de 28 cm pour un greffé-soudé traditionnel et de 70 cm pour un grand plant. La production de boutures de porte-greffes nécessite beaucoup de rigueur, des compétences et de l’organisation pour bien séparer les différentes variètés, les clones, et être en mesure de discerner les lots inaptes au greffage. En Charente et Charente-Maritime, les surfaces de vignes mères de porte-greffes ont augmenté depuis le début des années 2000, mais la production n’est pas encore en mesure de satisfaire les besoins. Elle représente 100 ha dont 99 ha produisent du matériel certifié (1 ha de matériel de base). A titre de comparaison, le département de la Gironde ne possède que 28 ha 61 de vignes mères de porte-greffes.

Des interventions en vert pour maîtriser la qualité des greffons

L’autre maillon essentiel pour la production des greffés-soudés est bien sûr le greffon. Les parcelles de multiplication des greffons certifiés font l’objet d’un encadrement réglementaire très précis et de conditions de production bien spécifiques. Toutes les vignes mères (de greffons et de porte-greffes) font l’objet d’un contrôle sanitaire strict vis-à-vis des viroses, avec l’obligation de réaliser des tests Elisa tous les 10 ans, de prospecter annuellement les maladies à phytoplasmes, la flavescence dorée et le bois noir, de réaliser une couverture insecticide préventive systématique contre la cicadelle de la FD et de recenser la présence de tout autre problème. Le développement de la flavescence dorée dans de nombreux vignobles amène les pépiniéristes à renforcer leurs investigations vis-à-vis de cette maladie. Le Syndicat des pépiniéristes des Charentes a mis en place une initiative de prospection systématique pour les vignes mères de greffons situées à l’intérieur du PLO (périmètre de lutte obligatoire). Depuis maintenant deux campagnes, les techniciens de la Fredon de Cognac prospectent l’ensemble des secteurs où sont implantées les vignes mères. La démarche de recherche de symptômes concerne les parcelles de vignes mères et leur environnement proche dans un rayon d’environ 1 km. Les résultats n’ont pas révélé la présence de ceps contaminés. C’est une démarche volontaire fortement encouragée par le syndicat dont le coût est facturé aux pépiniéristes. La conduite des parcelles est adaptée pour produire des greffons de qualité et non pas des raisins. La notion de bois de qualité intègre les aspects sanitaires évoqués précédemment et aussi des éléments propices au greffage et à une bonne reprise en pépinière. Des tailles en vert sont réalisées de manière précoce (début ou mi-juin dans notre région) pour favoriser la repousse d’entre-cœurs tôt en saison, qui pourront ensuite aoûter dans de bonnes conditions. La nature de certains cépages comme le merlot et le cabernet rend plus facile l’obtention de boutures de greffons adaptée aux conditions de greffage. A l’inverse, un cépage comme l’ugni blanc, qui a tendance naturellement à produire de gros bois très moelleux, ne facilite pas les choses.

Des boutures de greffons made in « Charentes »

Les interventions en vert précoces, un rognage des jeunes rameaux bien avant la floraison provoquent une émission de rameaux secondaires dont la nature s’avère beaucoup plus adaptée au greffage. La présence d’une faible charge de grappes sur les souches durant l’été favorise le déroulement des mises en réserve à partir de la mi-août. La durée de vie d’une parcelle de vigne mère de greffons est directement conditionnée par son état sanitaire qui fait l’objet d’un suivi strict avec les démarches d’auto-contrôles. En théorie, des vignes mères de plus de 25 ans, indemnes de viroses, peuvent continuer à produire des greffons certifiés mais, dans la pratique, ces parcelles sont aussi soumises à une forte pression de maladies du bois qui représente une source d’inquiétude majeur. Le bon sens voudrait qu’au-delà 20 ans, les prélèvements de bois destinés à des boutures de greffons soient limités aux ceps n’ayant jamais extériorisé de symptômes. En Charentes, les surfaces de vignes mères d’ugni blanc certifiées sont de l’ordre de 77 ha alors qu’en France le potentiel total de vignes mères d’ugni blanc en 2010 était de 88 ha. Cela signifie que les pépiniéristes charentais maîtrisent bien leur approvisionnement en matériel végétal. Les opérateurs extérieurs ont peu de disponibilités propres en greffons certifiés d’ugni blanc. Les services de FranceAgriMer Aquitaine Poitou-Charentes estiment que la proportion assez importante de vignes mères de greffons d’ugni blanc proches de 20 ans va devoir inciter les professionnels à réaliser un effort de renouvellement dans les années à venir. Depuis deux ans, la demande de plants de base d’ugni blanc auprès de la Station Viticole du BNIC augmente.

Les disponibilités d’ugni blanc en hausse et une demande de plants croissante

Au cours de l’année 2012, le volume total de mises en œuvre en Charentes est resté à peu près stable avec 19 477 400 plants. Les greffages d’ugni blanc sont en nette progression avec 14 783 900 plants et représentent 75 % des volumes totaux. Les 5 premiers assemblages les plus greffés concernent bien sûr l’ugni blanc avec UB/RSB (22 %), UB/Fercal (11 %), UB/161.49 (9 %), UB/140 R (6 %) et UB/SO4 (7 %).

La grosse inconnue au niveau de la disponibilité des plants est le taux de reprise. Les équipes de FranceAgriMer ont estimé le taux de reprise de l’ensemble des cépages en Charentes en 2012 à 61,4 %, mais les disparités entre variétés peuvent être importantes. Les merlot et cabernet sont proches de 70 % alors que l’ugni blanc se situe bien en dessous ce niveau. Les mises en pépinières en 2012 se sont effectuées dans des conditions assez humides, alternant fraîcheur et douceur. La sécheresse en fin d’été a été contrôlée grâce aux systèmes d’irrigation qui sont maintenant généralisés. Le syndicat des pépiniéristes porte un avis plus mesuré sur le taux de reprises des UB qui est assez satisfaisant mais pas exceptionnel non plus. Certains assemblages ont décroché. Les mises en terre 2012, qui avaient augmenté de 15 %, laissaient augurer des disponibilités suffisantes, mais il semble que le taux de mortalité lié aux maladies du bois ait stimulé les démarches d’entreplantations. La demande de plants reste forte et les greffages d’ugni blanc au cours du printemps 2013 vont sûrement encore fortement augmenter.

Bibliographie :
– Documents issus de FranceAgriMer.
– Yvan Colombel, responsable du pôle Vigne et Vins de la délégation de FranceAgriMer Aquitaine-Charentes.
– Syndicat des pépiniéristes de la région de Cognac.

 

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