« Comité De Bassin : Une Mise En Réseau Des Différents Acteurs »

26 février 2009

A la super-structure considérée comme interlocuteur unique, la Confédération nationale des appellations d’origine contrôlée, présidée par Christian Paly, préfère la notion de mise en réseau des acteurs existants. Au concept de comité de bassin, elle substitue celui de conférence de bassin. Plus qu’une sémantique.

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Christian Paly, président de la CNAOC.

Pascal Bobillier-Monnot – « La CNAOC ne peut qu’être favorable à une gestion par bassin. Depuis des années, nous soutenons l’idée que les filières régionales se mettent en ordre de bataille pour défendre des stratégies cohérentes en terme de volumes, de qualité. En cela, le fait que le ministère de l’Agriculture réunisse autour d’une table tous les acteurs d’un même bassin nous semble une bonne chose. Par contre, là où la CNAOC exprime certaines nuances, c’est à l’égard de l’éventuelle émergence d’une superstructure, structure unique à qui l’on confierait tous les pouvoirs. Pour la CNAOC, à travers le bassin, il s’agit de mettre en réseau les différents acteurs. Chacun d’entre eux a une mission particulière, un métier spécifique. A l’ODG revient la mission de définir les conditions de production, à l’INAO la défense de la politique de qualité et du contrôle, à l’interprofession la promotion et les règles de marché. Ce serait fragiliser les équilibres que de remettre en cause cette répartition des tâches. C’est pour cela qu’au terme de “comité de bassin” nous préférerions celui de “conférence de bassin”.

Concernant l’ODG, la CNAOC considère que l’organisme de gestion est avant tout un organe de producteurs. Si l’organisme chargé de l’agrément a, lui, vocation à être interprofessionnel – et même à compter des consommateurs en son sein – rien de tel pour l’ODG. Chargé de définir les conditions de production, il ne peut qu’être solidement arrimé aux producteurs. C’est une position extrêmement forte chez nous. Certes, il n’existe pas de modèle unique mais, quelque part, l’idée que les conditions de production soient définies par les producteurs eux-mêmes reste une notion fondamentale.

Deux autres propositions nous tiennent à cœur. La première concerne le mode de gestion des AOC et des vins de pays. Quand on parle de cohérence entre produits, la cohérence principale ne consiste-t-elle pas à ce qu’un même organisme gère tous les vins à indications géographiques. Une politique harmonieuse entre produits nous semble à ce prix. La seconde a trait au fonctionnement des CRINAO. Il nous paraît important que les régions disposent d’un peu plus de pouvoir. Sur les grands sujets que sont les rendements, les plantations, que le Comité national de l’INAO ne soit plus
l’instance de décision mais l’instance qui entérine les propositions régionales.

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