Martell – Célébration du tricentenaire : Le grand bleu

20 novembre 2015

Le 3 septembre 2015, plus de 3 000 invités de la viticulture se sont retrouvés à Chanteloup, le domaine de coeur de Martell, pour célébrer le 300e anniversaire de la maison. Une date prestigieuse dont très peu de marques peuvent se prévaloir. Après Versailles – pour l’image internationale – et d’autres rendez-vous sur les marchés étrangers, Cognac fut, le temps d’une soirée, l’épicentre de l’événement. Et ce n’est pas fini… 

p25a.jpgA destination de ses partenaires viticulteurs, la maison avait déjà organisé une soirée de prestige. C’était le 23 mai 2012, pour les 100 ans de Cordon bleu, le Cognac emblématique de la marque. Là aussi, la réception se passait à Chanteloup. Les viticulteurs avaient été particulièrement surpris – et flattés – de voir leurs noms apparaître sur la façade de style néo-normand du château. Une image qui restera. Mais le 3 septembre 2015, changement de dimension sinon de décor. Sont attendus plus de 3 000 invités [les 1 500 viticulteurs et leurs conjoints(es)] qui convergent tous, en voitures particulières, vers la base aérienne 709. Car, plan Vigipirate oblige, la préfecture n’a autorisé que cette seule zone de parking. Vers 19 heures, des bouchons se forment, qui mettront un certain temps à se résorber. Malgré tout et après pas mal d’attente, la ronde des bus fait son office et chacun arrive à bon port.

Spectacle aérien

Un peu plus tôt dans la soirée, le spectacle était venu du ciel. Avions de chasse surgissant de nulle part, loopings des « Cartouches dorées », la patrouille de l’école de pilotage de Cognac, Cap Ten tournoyant dans le ciel pour inscrire le nombre « 300 » et lâcher trois parachutistes lestés du Cognac anniversaire… Comme cela avait déjà été le cas en mai à Versailles, l’armée française et ses corps d’élite participent à la célébration d’un savoir-faire et d’une excellence « à la française », née en 1715, à l’orée du Siècle des lumières. Prenant la parole, César Giron, le P-DG de Martell-Mumm-Perrier-Jouët (MMPJ), dit combien Martell se veut « une maison puissante et désirable ». « Nous avons de grandes ambitions pour la marque et un appétit d’innovations sans cesse renouvelé. Nous sommes heureux de partager ensemble ce grand moment de convivialité. » Pour rendre hommage à ces 300 ans d’histoire commune, il indique que Benoît Fil, le maître de chai de la maison, s’est « lâché ». « Son assemblage de quinze eaux-de-vie atteint une moyenne d’âge de 60 ans. » Chaque invité repartira avec le coffret « édition limitée » du Cognac anniversaire ainsi qu’un beau livre relié bois intitulé « L’art de Martell depuis 300 ans ». Plus qu’une attention, une vraie générosité et une vraie plongée dans la mémoire de Martell. Exceptionnel ! Présent à la soirée, Alexandre Ricard, directeur général délégué de Pernod-Ricard, a conclu la brève séance d’interventions : « Ce jour n’est pas le lendemain de notre histoire mais la veille de notre futur ». Le même s’est retrouvé avec ses invités viticulteurs et les collaborateurs de la maison à danser devant la scène où un Louis Bertignac fit résonner les accents du blues et du rock. Une énergie euphorisante totalement synchro avec les valeurs de la marque, y compris durant cette année anniversaire.

p25b.jpgCésar Giron, le nouveau P-DG de Martell Mumm Perrier-Jouët

 Début juillet, César Giron a succédé à Philippe Guetta, parti en Asie pour veiller aux destinées du groupe. Philipppe Guettat assurait la direction de la branche Champagnes-Cognac depuis 2012. En juillet dernier, il est devenu P-DG de Pernod-Ricard Asia, basé à Hong-Kong. César Giron lui a succédé à son poste. Dans le groupe depuis 1987, membre du comité exécutif, doté d’une solide expérience internationale, C. Giron connaît bien le monde du Cognac. Il s’est occupé un temps de Renault-Bisquit, revendu depuis. Diplômé de l’EM Lyon (la grande école de commerce de Lyon), César Giron est l’un des petits-fils de Paul Ricard.

La saga de Jean Martell

p26a.jpgEn anglais et en français, l’ouvrage anniversaire « L’art de Martell depuis 300 ans » retrace la saga Martell au fil du temps. Mais au départ fut Jean… 1794… Marthe s’apprête à donner naissance à son septième enfant Jean. Thomas, le père, navigateur et commerçant, est encore en mer quand les premières douleurs s’annoncent. Le petit Jean passe les premières années de sa vie à Jersey, son île natale. Puis, le 12e anniversaire venu, son père le confie à l’un de ses correspondants à Guernesey, l’autre grande île anglo-normande. Aux côtés du commissionnaire Law Martin, Jean apprend l’art du commerce maritime. Il se familiarise avec les règles d’entreposage des caisses et des barriques. Car, déjà, il manipule les vins rouges d’Aquitaine et les eaux-de-vie de Charentes. Les vins de France demeurent soumis à de fortes taxes à leur entrée sur le sol britannique. Mais leur passage par Guernesey les en exempte. Law souhaite augmenter le nombre de ses correspondants dans le Sud-Ouest de la France. Il propose à son jeune apprenti de lui servir d’intermédiaire à Bordeaux. Du haut de ses 21 ans, Jean se lance. Il débarque sur les rives d’Aquitaine un beau jour de 1715. Très vite, il s’intéresse à « l’eau de feu » charentaise. Le jeune anglo-normand, alors âgé de 24 ans, installe son comptoir dans une petite ville en bord de rivière, Cognac. Même si plusieurs maisons de négoce ont déjà pignon sur rue – les Brunet, les Lallemand… – il est le premier étranger à s’établir à Cognac. La saga cognaçaise de Jean Martell peut commencer, accompagné par deux femmes, Jeanne Brunet, tôt décédée, puis Rachel Lallemand, la cousine de Jeanne, épousée alors qu’elle a 17 ans (lui en a 43). Quand Jean Martell meurt en 1753, c’est Rachel qui administrera la maison avec un rare discernement avant de passer progressivement la main à ses fils Jean et Frédéric. « Souvenez-vous qu’il ne me faut que du meilleur et sans artifice », écrivait Rachel dès son arrivée à la tête de la maison. Un viatique pour la maison de Cognac, à travers les générations. « Du meilleur et sans artifice ».  
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