Bts Technico-Commercial Boissons, Vins Et Spiritueux : Au Service Du Marché

3 mars 2009

Ils peuvent devenir commercial d’une entreprise viticole, chef de rayon dans la grande distribution, responsable de cave, commercial import-export… ou prêter main-forte à leurs parents. Les titulaires du BTS vins et spiritueux sont des hommes – et femmes – de terrain, sensibilisés aux techniques de ventes et à l’écoute du consommateur.

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Catherine Lucas, coordinatrice du BTS vins et spiritueux.

Le BTS technico-commercial boissons, vins et spiritueux de l’Oisellerie, près d’Angoulême, existe depuis une quinzaine d’années. Dans la région charentaise, c’est le seul qui offre ce type d’enseignement, associant à la fois une bonne approche technique en viticulture et œnologie et une connaissance affûtée des méthodes de commercialisation. On y parle certes Cognac et Pineau mais aussi vins, bières, jus de raisin et autres boissons de niches. Car le BTS répond à un référentiel national. Partout, le même programme s’applique, que ce soit à Mâcon, Gaillac, Libourne, Montpellier ou Montreuil-Bellay. Seules différences, les MIL ou modules d’initiative locale. A La Couronne, les deux MIL concernent l’un la fabrication du Cognac et l’autre la création d’entreprise, avec les différentes formalités à accomplir, les partenaires à connaître… Sur un cursus de deux ans portant sur 2 436 heures, le MIL pèse pour 120 heures. Il ne représente donc pas l’essentiel du programme, davantage tourné sur la connaissance des produits, l’économie, la gestion, le marketing, la négociation commerciale, le marchandisage (qui est la technique d’implantation des produits en grande distribution). Une formation soutenue en anglais appliqué aux vins et spiritueux permet de se préparer à affronter les marchés étrangers. Les étudiants viennent d’horizon divers : Bac pro, Bac général option économique, scientifique, BTS autres… Si le recrutement s’effectue sur la France entière, la région s’avère cependant la principale pourvoyeuse d’effectif. Une promotion se compose généralement d’une quinzaine d’étudiants. Visites et stages ponctuent les deux années et tiennent une place importante dans la formation. Grâce à l’excellent relationnel qui se noue à ces occasions, rencontres professionnelles ou stages servent souvent de tremplin à un premier emploi. Professeur-coordinateur de la seconde année de BTS, Catherine Lucas estime que le BTS est une bonne formule pour s’insérer dans le monde du travail. « La formation, menée sérieusement, mène à l’emploi. » Elle peut aussi déboucher sur la poursuite d’études. Certains élèves s’orientent vers une licence professionnelle, d’autres choisissent de se spécialiser qui en logistique, qui en commerce international ou prennent carrément la voie du commerce pur, en sortant de la filière viticole. Enfin des jeunes, assez nombreux, rejoignent l’entreprise familiale pour prêter main-forte à leurs parents. « Nous essayons de sensibiliser nos élèves aux produits et aux besoins du consommateur, sans oublier la gestion des emprunts et de la trésorerie », résume Catherine Lucas.

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