Les rendez-vous de Rémy Martin : Voyage au Coeur du Cognac

24 août 2010

A ce degré d’exigence, on ne parle plus de visites mais de « rendez-vous ». Depuis plusieurs années, la maison de Cognac développe un concept œnotouristique très personnel, centré sur la découverte « à cœur » du produit et de la maison. Initiation au temps long du Cognac, fondateur de toute une culture.

Foulard rouge autour du cou, parapluie carmin au bras (il pleut), Pascale Rousseau et Delphine Paquet accueillent leurs hôtes en die_remy_martin.jpgarborant un discret rappel de la couleur emblématique du circuit, rouge. C’est à de tels signes que l’on mesure le degré d’exigence des « Rendez-vous Rémy Martin ». Ces « Rendez-vous », il faut en chercher l’origine il y a cinq ans, quand la maison décide d’ouvrir son site historique de Cognac, siège de la société. C’est à ce moment-là que tout commence. Le parti est alors pris de dévoiler au public ce coin d’intimité patrimoniale que chaque maison recèle. Et puis, il y a trois ans, au cours de l’hiver 2007, arrive de la Champagne de Reims Pascale Rousseau. Sa présence va coïncider avec l’accélération du concept œnotouristique. Sa maison et elle lancent véritablement l’idée que, l’important, ce n’est pas le prix mais la valeur ajoutée qui s’y rattache. Ce point de départ va très vite s’enrichir de nouvelles propositions, les fameux « Rendez-vous de la maison Rémy Martin », moments exclusifs pour clients exigeants. Le mieux encore est d’écouter en parler Pascale Rousseau et Delphine Paquet, respectivement responsable communication et patrimoine chez Rémy et responsable des circuits de visites.

« Why not ! »

Le « why not ! » (pourquoi pas !) de Pascale Rousseau explique beaucoup de choses. Pourquoi ne pas proposer un petit déjeuner dans les vignes un matin d’hiver ; ou encore permettre un dîner à deux, en amoureux, dans les chais du Grollet, la propriété familiale. Les visiteurs ne trouvent-ils pas fabuleux les macarons du jeune chef de cuisine Philippe Saint Romas. Why not ! Nous allons proposer une petite vente de macarons accompagnés d’une mignonnette XO. « Même plus peur ! » décoche en souriant la responsable communication de Cognac. Son équipe et elle se décrivent comme des « débrouillardes, des Géo-Trouvetout », prêtes à composer avec l’existant pour ne pas dire non. « Dans 60 % des cas, nos programmes sont recomposés pour nous adapter à la demande. » Les propositions sont certes formatées mais pas trop, afin réserver de « jolies surprises ». « C’est comme une carte de restaurant, vous n’aimez pas y trouver tous les ingrédients qui composent votre repas. » P. Rousseau revendique ce regard « exotique » posé sur l’environnement proche. « Une balade dans le vignoble ne vous bouleverse plus. Eh bien, croyez qu’il en va différemment pour un Chinois, un Américain ou même un amateur français. » Ce « cœur battant de Rémy Martin », l’équipe le débusque à Touzac, là où les alambics distillent l’ensemble des vins des domaines Rémy Martin (250 ha). Depuis quatre ans, une partie du site a été aménagée pour recevoir des hôtes à déjeuner ou à dîner, dans le cadre des « Rendez-vous ». « Nous avions envie d’une ambiance terroir, mais d’un terroir raffiné. » Of course. Sont convoquées de vraies tables de vendange en bois brut, qu’habillent d’impeccables sets de table en lin écru. Délicatissim et ultra savoureux quand le chef de cuisine s’en mêle et vous propose un poisson comme saisi dans l’assiette, des asperges fondantes et, dans un verre tulipe, un précieux dessert composé, couche par couche, de perles du japon parfumées au lait de coco, de gelée de fraises de pays, d’une petite marmelade, d’un granité à la citronnelle… Whaou. Lieux rares, moments d’exception… à peu près tous les sites en recèlent. A Merpins, le concentré d’émotion, on le trouvera à coup sûr dans le chai André-Hériard-Dubreuil. Tapi au fin fond des 30 ha et des 27 chais de vieillissement (28 au total), il est légèrement enterré dans la roche calcaire. Ce n’est pas fort Knox mais on sent que sa lourde porte blanche ne doit pas s’ouvrir souvent. Surtout le chai renferme une fantastique collection de ces fameux « tierçons », apanage du Cognac Louis XIII. Des barriques antédiluviennes, de 550 litres, plus fragiles et plus allongées que les autres. De ces contenants, monte un chant silencieux, la musique très particulière du temps qui passe. « Toutes les pièces sont d’origine » apprend-on. De loin en loin, un tierçon sera sacrifié pour en réparer d’autres. Comme les eaux-de-vie qu’ils abritent, les tierçons représentent une source inépuisable. D’où ce sentiment d’évanescence qui s’en dégage et qui confère tout le prix au Cognac. Delphine Paquet expliquera que la qualité Louis XIII fut créée en 1874 par « le quatrième Rémy Martin » (il y en eut cinq à partager le même patronyme). « Ce Cognac exprime 135 ans d’histoire de notre maison. » En tout, pas plus de quatre maîtres de chais se seront succédé en un siècle pour sélectionner, faire vieillir et assembler les eaux-de-vie d’un Cognac Louis XIII.

Le Grolet, la propriété familiale à Saint-Même-les-Carrières, réserve un autre moment fort. La maison tout d’abord, patricienne et vigneronne, avec sa terrasse de pierre et l’équilibre de ses volumes. Et puis, surtout, cette petite porte que l’on pousse comme par inadvertance et qui débouche sur un chai de mise en bouteille. Mais quel chai ! Surprise d’être transporté en plein 19e siècle. Rien n’a changé, tout est là, comme suspendu dans le temps, les bouteilles paillées, les malles d’expédition, les fers à graver, les étiquettes… Instant magique de communion avec le passé. Whaou !

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