Les luzernes « bienfaitrices » du pays jarnacais

9 janvier 2015

L’implantation de parcelles de luzerne dans le pays jarnacais, dont la production de fourrage serait destinée à nourrir des bêtes à viande dans le Confolentais, n’est pas une idée farfelue. C’est l’âme du projet de la filière de production qui a été mis en place au cours de l’année 2014 par un groupe de viticulteurs et d’éleveurs solidaires et ambitieux. L’AEVE 16 est une initiative portée par des hommes profondément attachés au développement de leur territoire local et à la protection de l’environnement. L’initiative a été abordée avec beaucoup de sérieux et de réalisme sur le plan économique. Les 28 ha de luzerne qui ont remplacé des parcelles de céréales dans les aires de captage d’eau potable de Jarnac et de Foussignac produiront, en 2015, 200 t de fourrages riches en protéines.

 

 

L’Association Entente Viticulteurs Éleveurs 16 (l’AEVE 16) est un projet original, novateur et structurant dont le fondement repose sur une démarche de solidarité entre des viticulteurs et des éleveurs de Charente. C’est une belle histoire em-preinte de valeurs humaines qui mobilise l’énergie et la volonté d’un petit groupe de personnes. Tout a commencé au cours de l’été 2012, quand un viticulteur proche de Rouillac lit un article sur la détresse des éleveurs du secteur de Confolens qui, compte tenu de la sécheresse, sont obligés d’acheter des fourrages. Cet homme de la terre a été atterré de voir des collègues agriculteurs être contraint d’acheter des camions entiers de foin de luzerne au prix fort (provenant du Sud-Ouest de la France) alors que dans son environnement proche, les zones de captage d’eau de Jarnac Foussignac, plusieurs dizaines d’hectares remis en herbe seront broyés. Michel Saunier s’est dit qu’au lieu de détruire cette herbe, il serait beaucoup plus intelligent de la mettre à disposition du fourrage pour ses collègues éleveurs du Confolentais. Il a tout de suite décroché le téléphone pour faire part de son idée à Vincent Roche, un éleveur de vache à viande de Chabanais. Les deux hommes ont eu une longue conversation qui « a scellé la première pierre » de l’AEVE 16.

Broyer de l’herbe ou cultiver des luzernes « bienfaitrices » pour les éleveurs du Confolentais

Les deux filières d’élevage de bêtes à viande du secteur de Confolens et de la zone viticole de Hiersac, Rouillac, Jarnac, bien qu’étant distantes d’une petite quarantaine de kilomètres à vol d’oiseau, s’étaient en quelque sorte « perdues de vue » depuis plusieurs décennies. Les deux univers « vivaient leurs vies » en parallèle sans réellement « se côtoyer et se parler ». M. Saunier, V. Roche et Philippe Varacher, un autre éleveur, ont décidé de « briser la glace » en réfléchissant à la mise en place d’une filière de production de fourrage locale entre « agriculteurs voisins » conciliant le respect de l’environnement et le réalisme économique. Le constat était simple : d’un côté les éleveurs du Confolentais, faute de pouvoir produire des fourrages de luzerne (riches en protéines), n’ont pas la possibilité de développer des ateliers d’engraissement de génisses et de taurillons compétitifs sur le plan économique, et de l’autre des dizaines d’hectares de terres céréalières situées au sein de l’aire du bassin de Foussignac-Jarnac vont à court terme être remises en herbes afin de limiter les infiltrations de résidus de pesticides. Le diagnostic du programme Ressource a mis en évidence que dans cette zone très viticole, les surfaces marginales dédiées à la grande culture font l’objet d’itinéraires culturaux pas toujours bien maîtrisés. La vocation de ces terres est généralement de constituer une réserve de terrains neufs destinée à la replantation de vignes après une période d’assainissement de 5 à 10 ans. La présence de teneurs en azote élevées et de résidus de pesticides dans les eaux du forage de la prairie de Triac avait amené les responsables du syndicat Charente Eau à engager un dialogue avec les viticulteurs pour les inciter à implanter des cultures à bas niveau d’intrants : des jachères enherbées.

Des ateliers d’engraissement peu compétitifs en raison du coût des aliments protéiques

L’idée de M. Saunier de transformer les surfaces enherbées destinées à être broyées en hectares productifs de fourrage de luzerne destinés aux éleveurs charentais est pleine de bon sens. L’engagement dans une démarche de valorisation locale de production de fourrage riche en protéines est un acte de solidarité ambitieux porté par un petit groupe d’hommes passionnés et réalistes. Cette initiative a été abordée de façon pragmatique en ayant la volonté de construire une démarche rationnelle, équitable et pérenne. Ph. Varacher, en tant que président des éleveurs laitiers indépendants et vice-président de la chambre d’agriculture de la Charente, a apporté toute son expertise dans la mise en place de ce dossier. La fi-lière d’élevage de bovins à viande dans le Confolentais rencontre des difficultés en raison du manque de compétitivité des ateliers d’engraissement de génisses et de taurillons. Le prix de revient d’une bête engraissée avec des aliments protéiques (fourrages et granulés de luzerne) achetés à l’extérieur n’est plus en phase avec les réalités du marché, ce qui rend cette acti-vité peu attractive.

Une juste valorisation de la luzerne pour les éleveurs et les viticulteurs

Ph. Varacher considère que l’implantation d’une filière de production de luzerne au cœur de la zone viticole n’est pas un projet marginal mais une action ambitieuse et structurante pour les éleveurs du Confolentais : « Cette initiative solidaire initiée par quelques collègues viticulteurs représente pour nous, éleveurs de bêtes à viande dans le Confolentais, un événement important. La culture de la luzerne n’est pas du tout adaptée à la nature des sols acides de nos exploitations. Or ce fourrage est un aliment riche en protéines qui est essentiel pour assurer l’engraissement des génisses et des taurillons. Actuellement, nous sommes obligés d’acheter du foin de luzerne ou des granulés à des niveaux de prix (proches de 200 € HT/t) qui pénalisent la compétitivité des ateliers d’engraissement. C’est pour cette raison que beaucoup d’éleveurs de notre région vendent leurs jeunes veaux à des acteurs étrangers (en Italie notamment) qui eux effectuent l’engraissement des bêtes avec des moyens compétitifs. Le fait de pouvoir disposer tout prêt de chez nous d’une filière de production de luzerne pérenne et compétitive en coût représente une véritable opportunité pour développer des ateliers d’engraissement plus compétitifs, dégager un peu plus de plus-values et proposer des bêtes de qualité à nos acheteurs. La mise en place d’une ressource en matière protéique naturelle à un coût accessible et stable dans le temps doit aussi s’accompagner pour nos collègues viticulteurs de niveaux de revenus dans les luzernes au moins équivalents à ceux des céréales. Il me paraît capital d’appréhender les aspects de valorisation des luzernes avec réalisme sinon, dans trois à cinq ans, la filière périclitera. »

Une culture qui assainit la qualité de l’eau et les sols viticoles

Le deuxième volet très positif de cette initiative réside dans le développement de d’une démarche de production d’agro-écologie viable sur le plan économique. L’implantation de luzerne permet à la fois d’améliorer la qualité de l’eau sur les zones de captage et de régénérer les potentialités agronomiques des sols au bout de quelques années. En effet, si les sols acides du secteur de Confolens sont peu adaptés à la culture de la luzerne, les groies calcaires du pays jarnacais sont beaucoup plus propices à leur déve-loppement. Cette culture nécessite peu d’intrants (un peu de fumure et un désher-bage hivernal pas systématique) et peu d’interventions culturales. Après un arrachage de vigne, la luzerne assainit en 3 ou 4 ans les sols vis-à-vis du développement des nématodes qui sont des insectes des sols vecteurs des principales viroses de la vigne (le court-noué, l’enroulement… ). L’autre intérêt de la luzerne est de créer des conditions favorables à un retour à une vie microbienne des sols équilibrée après plusieurs décennies de monoculture en vignes ou des rotations courtes de cultures de céréales et d’oléagineux. Les sols vont en quelque sorte se régénérer et retrouver de meilleures potentialités agronomiques.

Un accompagnement de la chambre d’agriculture qui a débouché sur la création d’AEVE 16

Le projet d’implantation d’une filière de production de luzerne a bénéficié d’un accompagnement des services de la chambre d’agriculture de la Charente pour structurer la mise en place de toute la démarche. Audrey Triniol, la responsable du département environnement et énergies renouvelables, Laurent Duquesne, le conseiller environnement sur la zone viticole et Jean-Michel Potard, le conseiller environnement sur le secteur de Confolens, ont travaillé avec M. Saunier, Ph. Varacher et Vincent Roche pour imaginer et mettre en place une structure opérationnelle. Leurs efforts ont débouché sur la création d’une association 1901, l’AEVE 16 (Association Entente Viticulteurs Éleveurs), impliquant 9 viticulteurs et 11 éleveurs qui est désormais opérationnelle. À l’automne 2014, 28 ha de luzerne ont été semés. L’association, qui est animée par les techniciens de la chambre d’agriculture, est l’interface organisatrice : le seul « pilote » de toute l’opération. L’AEVE 16 a signé des contrats d’une part avec les viticul-teurs pour la mise à disposition de parcelles produisant de la luzerne pendant 5 ans et d’autre part avec les éleveurs qui s’engagent à acheter des fourrages à un prix établi à l’avance. L’ensemble des travaux de semis des luzernes, d’entretien de la culture (apports de fumure et éventuels désherbages), de fenaison et de transport sont gérés par l’AEVE 16 en uti-lisant les moyens technologiques de deux prestataires de travaux agricoles locaux. Le suivi technique du développement des parcelles de luzerne et l’organisation des travaux de fenaison seront effectués par J.-M. Potard. Le niveau de valorisation de la luzerne doit couvrir l’ensemble des frais culturaux et des travaux nécessaires à la production et aux transports du fourrage.

Le montant de la MAE doit être attractif pour pérenniser la filière

Les semis des premiers 28 ha de luzerne dans le pays jarnacais ont été effectués à l’automne 2014 par deux prestataires de services locaux. Un objectif de production de fourrage « sage » a été fixé pour que le projet soit réaliste sur le plan économique et en phase avec les fluctuations climatiques des différentes années (printemps et étés secs ou pluvieux). La production moyenne de 7 t/ha/an permettra, dès 2015, de produire environ 200 t de foin de luzerne « made in Charente » qui seront utilisés par le groupe de 11 éleveurs. M. Saunier et Ph. Varacher considèrent que 2014 sera une année pilote en matière de gestion de l’organisation de l’AEVE 16 : « Nous sommes très confiants dans l’investissement personnel des viticulteurs et des éleveurs de l’association. Les parcelles sont semées et bien nées et la production de fourrage permettra d’engraisser une soixantaine de bêtes dès l’été prochain. Cela va permettre à chaque éleveur de garder une dizaine de génisses sur leurs exploitations qui, d’ici 15 à 20 mois, leur procureront une plus-value significative. Le volet de valorisation de la luzerne pour les viticulteurs a été abordé avec le même pragmatisme. La culture, qui ne générera aucune charge d’intrants et de mécanisation, bénéficie d’un dispositif de soutien de type MAE pour l’instant peu attractif. Le montant de cette aide (en plus des aides PAC habituelles) s’élève à 88 €HT/ha mais notre souhait est de la revaloriser à 350 à 400 € HT/ha. Le projet de l’AEVE 16 a reçu un bon accueil auprès de l’Administration, des élus, des représentants des filières agricoles, viticoles et de ressource en eau, et des acteurs privés implantés sur la zone de captage de Jarnac-Foussignac. Les contacts actuels avec l’Administration et les élus de Charente et de la région nous laissent espérer une nette revalorisation du montant de la MAE. »

Les élus et les responsables de l’Administration ont affiché leur soutien au projet

Lors de la présentation officielle de l’AEVE 16 qui s’est déroulée à la Maison familiale de Triac-Lautrait le 15 novembre dernier, l’ensemble des personnalités présentes ont été sensibles à la philosophie et au sérieux du projet Luzerne de l’AEVE 16. Lors des débats, les discours précis et pragmatiques de Ph. Varacher et de M. Saunier ont mis en évidence les aspects structurants à court et moyen terme d’un circuit court de production de luzerne sur les plans économiques et environnementaux. L’investissement conjoint des viticulteurs et des éleveurs au sein de l’AEVE 16 traduit leur sens des responsabilités et leur volonté de cons-truire une démarche de développement écoresponsable et valorisante pour leur territoire et leurs filières de production. Le sujet concernant le besoin de revalorisation du niveau des MAE a concerné un volet important de la réunion. Les responsables de l’AEVE 16 ont clairement expliqué que c’était l’élément capital pour la pérennité du projet à court et à moyen terme. L’auditoire a été réceptif à cette argumentation. Les représentants de la DDT, les élus de Charente et la région Poitou-Charentes, les responsables des syndicats des eaux et du bassin Adour-Garonne ont exprimé de façon explicite leur soutien à cette opération et également leur volonté de s’impliquer pour « bonifier » les niveaux de MAE. Plusieurs représentants de grandes entreprises privées situées dans l’aire de captage de Jarnac-Fous-
signac, qui assistaient à la réunion de présentation de l’AEVE 16, ont également fait part de leur intérêt pour le fond du projet et sa finalité locale en matière d’amélioration de la qualité de l’eau. Une question a même été posée sur les possibilités de mécénat privé pour soutenir l’action.

2015, l’année test pour la filière luzerne

p46.jpgDepuis la réunion du 15 novembre, les choses se sont accélérées puisque des discussions entre les responsables de l’AEVE 16 les services DRAF Poitou-Charentes se sont engagées pour créer un GIEE (Groupement d’intérêt économique et environnemental) de production de luzerne en Charente. Les GIEE sont des structures collectives impliquant des agriculteurs (et éventuellement d’autres partenaires) dans la mise en œuvre d’un projet pluriannuel de consolidation de leurs pratiques culturales visant des objectifs à la fois environnementaux, économiques et sociaux qui préservent les écosystèmes. À ce titre, ces structures sont reconnues par l’Etat, ce qui leur permet de bénéficier de soutiens financiers de type PVE (plan végétal environnement). Il se pourrait que l’AEVE 16 soit l’un des premiers GIEE reconnus par l’Etat français dans les mois à venir. Les syndicats de ressources en eau ont été également sollicités pour soutenir l’action. La mise en place de cette filière de production courte de luzerne charentaise va rentrer en 2015 dans une phase opérationnelle et « cette année 1 » s’annonce déterminante. Une réflexion sur le développement de l’AEVE 16 est déjà « dans les cartons » pour augmenter dès 2016 et 2017 les surfaces de luzerne et créer une filière de valorisation de la viande « made in Charente » produite dans le Confolentais.

Une viande « made in Charente » ne laisse pas indifférents les acheteurs de la grande distribution

Ph. Varacher et M. Saunier tiennent un discours à la fois sage et ambitieux sur leur projet dont les structures sont désormais pleinement opérationnelles. Le sujet du financement des montants des MAE, qui a capté l’intérêt de divers interlocuteurs de l’Administration et aussi du secteur privé, sera finalisé au cours du premier semestre 2015. Les deux agriculteurs, qui « ne sont pas nés de la dernière pluie », ne veulent pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Ph. Varacher considère qu’il faut à la fois bien maîtriser l’année 2015 et se projeter dans l’avenir pour sceller le développement de l’AEVE 16 : « L’année 2015 va être déterminante au niveau de la maîtrise des aspects opérationnels du pilotage des 28 ha de luzerne. A priori tout est calé au sein de l’AEVE 16 et la bonne maîtrise des semis des parcelles à l’automne nous laisse à penser que les fenaisons seront abordées de façon sérieuse. La revalorisation du niveau des MAE semble bénéficier d’une certaine adhésion auprès de la DRAF et de tous les élus du Conseil général de Charente et du Conseil régional Poitou-Charentes. Le développement dès l’année prochaine de plusieurs petits ateliers d’engraissement chez mes collègues éleveurs leur donne du baume au cœur. Ils vont pouvoir pousser plus loin leur activité et c’est une priorité pour capter de la plus-value. L’engraissement de génisses et de taurillons peut redevenir un prolongement naturel de notre activité d’éleveur si la filière de production de luzerne est attractive pour nos collègues viticulteurs. Nous avons pris des contacts avec un acheteur de la grande distribution (Système U) qui a été réceptif à la démarche de l’AEVE. La production locale d’une viande de qualité provenant du Confolentais dont les bêtes seraient nourries avec des fourrages 100 % Cha-
rentes ne les a pas laissés indifférents. La finalité d’ici quelques années serait de relocaliser une filière globale en utilisant les infrastructures de l’abattoir de Confolens. La petite filière de production de luzerne qui sera opérationnelle est donc un projet structurant. Son développement pourrait être porteur pour augmenter les surfaces de luzernes et développer de nouvelles initiatives. La viande « made in Charente » a peut-être de beaux jours devant elle ».
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Patrice Pinet, le directeur général des Cognacs Courvoisier, s’est intéressé au projet de l’AEVE 16 car l’entreprise dispose de deux sites sur la zone de captage d’eau de La Touche. Une partie importante des chais de stockage et le centre d’embouteillage sont implantés à La Belloire sur la commune de Foussignac. La préservation de la ressource en eau dans cette zone représente une préoccupation importante pour les responsables de l’entreprise. P. Pinet ne cache pas son intérêt pour l’implantation de cette filière de production de luzerne au cœur du secteur viticole jarnacais : « Le projet de l’AEVE 16 nous concerne presque directement car, au sein de l’unité de La Belloire, la société Courvoisier dispose d’une station de pompage destinée à la production des eaux de coupes pour les Cognac. Par ailleurs, le groupe Suntory, auquel appartient le Cognac Courvoisier, est également très sensible à toutes les actions visant à préserver la qualité des ressources en eau. L’idée d’implanter à la place des céréalières une culture nécessitant peu d’intrants comme la luzerne me paraît être une bonne initiative vis-à-vis de la qualité des ressources en eau sur les aires de captage de Jarnac et Foussignac. Michel Saunier nous avait fait part de cette initiative il y a plusieurs mois et il a tout de suite retenu notre attention. J’avoue que ce projet est aussi en phase avec les nouvelles attentes environnementales de la filière viticole régionale. Notre entreprise pourrait envisager de soutenir l’action de l’AEVE 16 sous la forme d’un mécénat privé si l’association est reconnue d’utilité pu-blique. Il faut savoir que la société Courvoisier s’est déjà engagée dans une action de ce type pour le développement des plantes mellifères et l’implantation de ruches au sein de l’association, un toit pour les abeilles ».

Les points clés de l’AEVE 16

l La création d’une filière de production de fourrage de luzerne entre 9 viticulteurs du pays jarnacais et 11 éleveurs du Confolentais.
l Président de l’AEVE 16 : Philippe Varacher ; vice-président de l’AEVE 16 : Michel Saunier.
l Un projet structurant où les aspects environnementaux et économiques sont indissociables pour la pérennité de la filière.
l 28 ha de luzerne seront en production en 2015.
l Une implantation d’une culture à faibles niveaux d’intrants qui améliore la qualité des eaux sur les zones de captage de Jarnac et de Foussignac.
l La possibilité pour les éleveurs de développer sur leurs exploitations des ateliers d’engraissement de génisses et de taurillons compétitifs.
l Les 200 tonnes de fourrages riches en protéines produites en 2015 permettront de nourrir 60 bêtes.
l Des objectifs économiques :
– Un approvisionnement de fourrage pour les éleveurs à un coût accessible et stable dans le temps.
– Un niveau de revenu pour les viticulteurs équivalent à celui des céréales.
– L’AEVE 16 signes des contrats de productions de luzerne pour 5 ans avec les éleveurs et des contrats d’achat avec les éleveurs.
– L’AEVE 16 est le seul pilote de l’organisation de la production, les semis, l’entretien des parcelles, les fenaisons et les transports de fourrage.

 

 

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