Les « Jeunes Vignerons » pour le Syndicat Général

22 décembre 2008

En se baptisant pour la circonstance « jeunes vignerons », la nouvelle génération de viticulteurs entend marquer son appartenance au Syndicat général des vignerons mais également la tendance à l’union qui se précise de plus en plus entre les deux départements, dans le syndicalisme jeune aussi.

 

la_tribune_opt.jpegAvant le 15 décembre dernier, date limite de candidatures aux postes de délégués du syndicat, les « jeunes vignerons » ont organisé plusieurs réunions, trois en Charente, deux en Charente-Maritime avec, pour clôturer le tout, une réunion commune aux deux départements, à Archiac. A travers ces initiatives, le but était de mobiliser les jeunes sur l’opportunité que pouvait représenter un syndicat unique. Entre autres, la génération montante y voit le moyen « de renouveler un peu le paysage » en suscitant des candidatures jeunes. « C’est aussi bien que ce soit la relève qui s’implique ! » Ces réunions de terrain avaient également pour objet de recueillir l’avis des jeunes sur la crise afin d’élaborer leurs propres propositions au sein du syndicat. Un travail de synthèse, par une petite équipe, a abouti à la rédaction d’un recto-verso présenté « comme un tout dont on ne peut pas retirer une ligne » (pour le texte intégral, voir auprès du syndicalisme jeune). Après un exposé assez classique des causes et manifestations de la crise (baisse des prix d’achat, augmentation des charges, difficulté d’installation…), les jeunes cernent leurs priorités : obtenir pour 2002 un rendement différencié par débouché, maintenir la QNV Cognac à 6, toujours pour 2002 et mettre en place sans tarder « un fonds commun d’adaptation viticole efficace qui s’ajoutera aux mesures CTE arrachage. » Sans se le cacher, les jeunes font de l’assainissement des conditions de production un préalable à tout. « Pour arriver à lutter contre les achats à la casse, il faut déjà mettre le mécanisme structurel en ordre, afin de déclencher un effet psychologique chez les acheteurs. Si l’on veut renouer un dialogue efficace sur les prix, des réformes sont nécessaires sinon la viticulture ne sera pas respectée. » Ainsi, l’adaptation structurelle constitue-t-elle pour les jeunes viticulteurs la priorité des priorités en terme de réforme. Sans déroger à l’esprit du fonds commun d’adaptation tel que présenté voilà deux mois à l’interprofession, ils l’adaptent « à leur main ». Le prélèvement obligatoire jouerait à concurrence de 15 % des surfaces extournées par arrachage définitif ou reconversion et non de 20 % comme prévu par le projet initial. « Il n’y a que les jeunes qui s’engagent dans la reconversion » égratignent au passage les J.A. qui pointent du doigt la « timidité » de la région à l’égard d’un projet comme le fonds d’adaptation. Décidément la reconversion, avec ces questions adjacentes – par qui et avec quels droits ? – représente toujours un excellent sujet pour maintenir le débat régional bien vivant.

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