L’envie de produire et de vendre des vins de Pays Charentais

31 août 2016

Dans la période actuelle, peu de viticulteurs investissent dans le développement de surfaces de vins de pays Charentais compte tenu du contexte porteur de l’économie du Cognac. Jean-Jacques Biteau qui a repris le vignoble familial de 19,50 ha situé à Sablonceaux en 2008 a fait le pari de développer un vignoble de vins de pays. La production de la propriété est vinifiée la coopérative Océalia depuis plusieurs décennies et le viticulteur a souhaité renforcer ce partenariat. Son projet de vignoble à vins de pays a été motivé par l’ambition de mettre en œuvre une démarche de commercialisation directe sous sa marque des vins vinifiés par la coopérative.

Jean-Jacques Biteau fait partie de cette nouvelle génération de viticulteurs qui ont eu un parcours professionnel riche avant de revenir sur l’exploitation familiale. Le viticulteur avoue qu’après 18 ans de vie professionnelle dont une bonne partie au sein de la rédaction en machinisme du groupe Réussir, « le mal du pays » l’a ramené sur ces terres natales : « La vie professionnelle pleine que j’ai eue pendant 18 ans loin des terres familiales ne m’a jamais coupé de mes racines. Mes origines agricoles et viticoles ont été déterminantes dans mes engagements professionnels et à l’aube de la quarantaine, on discerne mieux les priorités de sa vie. La vigne a toujours représenté pour moi un centre d’intérêt majeur car cette culture pérenne présente l’avantage de pouvoir être travaillée dans le long terme. L’implication des hommes dans une vigne est immédiatement perceptible dès que l’on rentre dans une parcelle. Lorsque mon père à partir des années 2005, a commencé à parler de retraite, j’étais prêt à franchir le pas. Le passage d’une vie de citadin à un retour dans ma région natale est un projet que j’ai mûrement réfléchi. La présence d’un vignoble structuré au sein de l’exploitation de mon père a été déterminante dans ma décision de reprise de la propriété. Sans les vignes, ma motivation n’aurait pas été la même ».

 

Une installation avec les 19,50 ha de vignes de l’exploitation familiale

 

        L’exploitation de Paul Biteau située à Sablonceaux et sur les communes environnantes était constituée de surfaces importantes de céréales, d’un vignoble de 19,50 ha et d’une entreprise de travaux agricoles. La production viticole a toujours été une activité importante pour cet agriculteur qui a été un des présidents de la coopérative de Cozes. L’homme doté d’une personnalité forte s’est impliqué dans le développement de l’activité viticole de la coopérative dans les années quatre-vingt au moment de la création du Château de Didonne. La transmission de la propriété s’est effectuée dans de bonnes conditions grâce au retour de ses deux fils, Benoît et Jean-Jacques qui avaient chacun des centres d’intérêt différents. Le premier souhaitait s’engager dans une démarche de production bio d’élevage et de céréales et le second voulait reprendre et développer le vignoble. L’intérêt de J-J Biteau pour le vignoble familial a été l’élément structurant de son projet d’installation en 2008. Un concours de circonstance en 2009 lui a permis de reprendre 3,5 ha de vignes supplémentaires et 45 ha de terres.

 

Une philosophie de production en phase avec le système coopératif

 

        J-J Biteau considère la vigne à la fois comme une culture structurante et complexe à gérer dans un cru comme les Bons Bois. Les difficultés économiques importantes de la filière Cognac au cours de la décennie 90 dans cette zone de l’aire délimitée ont fortement marqué le viticulteur. Historiquement, l’ensemble de la production viticole de l’exploitation a toujours été vinifié et commercialisé en coopérative et J-J Biteau n’a pas souhaité remettre en cause cette organisation : « Le système coopératif a été à l’origine du développement du vignoble familial au cours des décennies 70 et 80. Le Cognac est un produit mondial ayant une forte image qui est commercialisée à 95 % à l’exportation. C’est véritablement la locomotive régionale de notre région viticole mais dans notre zone, les variations de la demande d’eaux-de-vie au cours des deux dernières décennies ont fragilisé le tissu viticole. La présence de la coopérative de Cozes historiquement forte dans les secteurs de Cozes et de Saujon a été essentielle pour amorcer la diversification de la production durant les périodes de vache maigre. Les infrastructures de l’unité de vinification de Saint Sulpice de Royan sont devenues performantes pour répondre à ces nouvelles attentes. Le fait de disposer d’un tel outil à 10 km de chez nous représente une opportunité. Charentes Alliances et maintenant Océalia ont mis en œuvre des moyens pour développer les productions de Pineau et de vins de pays depuis la fin des années quatre-vingt-dix. Ces deux familles de produits représentent aujourd’hui une part de l’activité significative. À titre personnel, le vin de pays m’a toujours intéressé car dans notre cru des Bons Bois, cela permet de diversifier l’activité économique. Le débouché Cognac représente actuellement 60 % de l’activité du vignoble et c’est très bien ainsi ».

 

Un environnement de production naturellement propice aux vins de pays

 

         La situation de l’exploitation à proximité du bassin Royannais représente une zone naturelle pour produire des vins de pays et du pineau du fait de la clémence du climat, de la nature des sols argilo-calcaire et du potentiel commercial de la zone touristique. J-J Biteau a abordé la gestion du vignoble familial en faisant preuve à la fois de sens de la continuité et d’une volonté affirmée d’innover. Jusqu’au début des 2000, les récoltes des productions de vins de distillation et de pineau blanc étaient pressées sur le siège de l’exploitation et ensuite des camions-citernes transportaient les moûts au vendangeoir de Saint Sulpice de Royan. L’unité de pressurage vieillissante n’a pas été renouvelée et depuis 2008, l’ensemble des productions sont livrées à la coopérative en vendange fraîche avec des caissons multibennes. Le vignoble a connu une évolution rapide des surfaces entre 2008 et 2016 puisqu’il est passé de 19,5 ha à presque 30 ha suite à l’acquisition de 3,5 ha de vignes et à l’accès à de nouvelles autorisations de plantation de pineau et de vins de pays. L’extension de surface des vignes de vins de pays s’est effectuée en pleine concertation avec la coopérative Océalia. La propriété consacre actuellement 19 ha à la production de vins de distillation, 3 ha à la production de moûts de pineau et 8 ha aux vins de pays (4,5 ha de merlot, 1 ha de cabernet Sauvignon, 1,45 ha de Pinot Noir et 1 ha de sauvignon).

 

Une âme de viticulteur attentif

 

        J-J Biteau vit son métier en tant que viticulteur et ne se sent pas l’âme d’un vigneron maîtrisant tout de la vigne à la mise en bouteilles : « J’estime que je dois mobiliser toute mon énergie dans les vignes pour produire raisins les plus qualitatifs possible. J’ai l’âme d’un viticulteur attentif qui s’investit à longueur d’années pour satisfaire des exigences qualitatives ambitieuses. Mon travail se concentre sur une gestion fine de toutes les interventions de la taille à la récolte des parcelles. Il y a beaucoup à faire pour obtenir des raisins riches et produits dans des conditions environnementales respectueuses. Vinifier et élever des vins, c’est un autre métier que je ne souhaite pas maîtriser. Les équipements très performants du vendangeoir de Saint Sulpice de Royan de la coopérative Océalia permettent de bien valoriser les efforts de qualité au niveau des raisins. Par ailleurs, nous faisons de l’entreprise de vendange mécanique qui mobilise beaucoup de temps durant la période des vinifications. ».


 

Développer une marque propre de vin, de pineau, un projet prioritaire

 

 Au moment de la reprise de l’exploitation en 2008, Paul Biteau a beaucoup échangé avec son fils sur le vignoble et lors d’une de ces discussions, il a fait part de son regret de n’avoir pas réussi à développer une marque de pineau ou de vin à son nom. La réflexion n’a pas laissé insensible J-J Biteau qui lui aussi partageait cette même envie. Ce projet qu’il avait envisagé de développer dans le moyen terme s’est transformé en priorité dès son installation. Pourquoi ne pas essayer de commercialiser des bouteilles de vin à son nom avec une vendange vinifiée par la coopérative ? Le producteur de raisins de qualité s’est dit qu’un marché naturel existait dans un rayon de 50 km autour du siège de l’exploitation pour de bons vins locaux. La proximité d’une zone touristique importante et le carnet d’adresses bien fourni de sa vie professionnelle antérieure ont fini de le décider. Avant les vendanges 2009, J-J Biteau a interrogé les responsables de la coopérative sur ce sujet. Était-il possible pour un viticulteur de récupérer des lots de vins en bouteilles pour les commercialiser ensuite à son nom ? Les démarches de production de raisins qualitatifs au vignoble pouvait-elle être vinifiées séparément ? La réponse a été oui dans la mesure, la production de raisins des parcelles s’inscrivait dans un cahier des charges de production spécifique « de vins premium ».


 

Une démarche de production qualitative de la coopérative vinifiée séparément

 

        En effet, à partir des années 2008 et 2009, les responsables de Charentes Alliance ont souhaité développer des démarches d’élaboration et de commercialisation de vins de pays « premium » qui seraient en mesure de dégager des niveaux de valorisation plus attractive. L’obtention de vins plus riches, plus aromatiques extériorisant les potentialités du terroir nécessite une évolution des pratiques de conduite du vignoble. Les œnologues et les techniciens de la coopérative ont proposé à partir de 2009 aux adhérents des démarches de production plus encadrées et mieux rémunérées. Un cahier des charges précis a été défini pour, maîtriser la charge de bourgeons à la taille, ébourgeonner les doubles, entretenir les sols mécaniquement, réaliser un effeuillage en été (entre la fermeture de la grappe et la véraison) et mettre en place un suivi de la maturité pour récolter chaque cépage dans des conditions optimum. L’initiative a séduit en 2009 un petit groupe de 10 viticulteurs représentant une cinquantaine d’hectares de surfaces de merlot, de Chardonnay et de sauvignon. Ensuite l’itinéraire technologique de la vendange de ce parcellaire identifié fait l’objet d’une vinification et d’un élevage séparé et parfaitement tracé de la vigne à la mise en bouteilles. J-J Biteau s’est impliqué cette initiative qui correspondait à son attente.


Un discours transparent sur les conditions de vinification et d’élevage des vins

 

        Le vignoble Biteau a livré les premiers lots de vendange « premium » en 2009 et a récupéré 3 000 bouteilles et des bag in box juste avant l’été 2010. La présence sur la propriété historique de petites surfaces de merlot et de sauvignon a permis d’élaborer trois qualités de vins, un vin rouge de merlot, un vin rosé et un sauvignon blanc. L’étiquetage personnalisé des bouteilles sous la marque Biteau mentionne très clairement le fait que le vin est embouteillé par la coopérative. J-J Biteau tient un discours transparent avec ses clients sur ce sujet : « Je suis convaincu qu’il faut informer les consommateurs et les clients d’une façon la plus transparente possible. Mon discours sur les conditions de production des vins intègre le fait que les vinifications et les élevages sont effectués par la coopérative avec une traçabilité parfaite. Aujourd’hui, l’accès à l’information est facile et les touristes possèdent une culture du vin et de leurs conditions de production. Dire que l’on prend en charge la vinification sans être en mesure de faire visiter l’installation vinaire n’est pas sérieux. C’est d’ailleurs la même chose au niveau du vignoble. Chaque fois que j’emmène des clients dans les vignes, cela leur permet de mesurer l’importance et les difficultés de notre travail ».

 

Des démarches commerciales auprès des restaurateurs qui ont « boosté les ventes

 

         La commercialisation au cours de l’été et de l’automne 2010, a été un véritable test pour valider la faisabilité de cette initiative et le viticulteur ne cache qu’il attendait avec impatience ce moment : « J’avoue que les ventes des premières bouteilles et des bag in box ont été pour moi à la fois une phase de satisfaction et d’inquiétude. Ce projet représentait un investissement humain et économique conséquent lors de ma phase d’installation. Les produits ont été globalement bien accueillis et les bons retours au niveau de la qualité m’ont conforté. En 2010, les 3 000 premières bouteilles et les palettes de Bag in box ont été vendus localement sans problème. Mon souhait était de développer les volumes en tenant compte de l’arrivée en production des nouvelles plantations de sauvignon et de merlot effectuées en 2 008 et 2 009. À partir du printemps 2011, j’ai essayé de mettre en place des démarches commerciales sur les lieux de consommation et d’achats dans la zone touristique pour faire connaître mes vins. J’ai pris de nombreux contacts avec la restauration en proposant de servir mes vins dans des carafes et des bouteilles personnalisées au nom de la marque Biteau. L’idée de mettre à disposition des restaurateurs gracieusement des bouteilles de limonade (de 50 cl et 100 cl) personnalisées sur les tables a plu aux professionnels et a aussi permis de faire connaître plus rapidement mes produits localement. J’ai aussi participé à de nombreux marchés sur tout le secteur de Royan à La Rochelle avec un stand original, une caravane aménagée avec une grande porte latérale. Toutes ces initiatives ont capté l’intérêt des gens et les ventes ont décollé. À la fin de l’année 2011, 8 000 bts et 60 hl de vins en bag in box avaient été vendus presque uniquement le littoral Charentais. Je me suis dit qu’en utilisant mon réseau de relations, je pouvais envisager de développer les ventes ailleurs et tout particulièrement dans la région Parisienne ».


Un niveau de valorisation en vins de pays de 13 000 €ha

 

        Les efforts commerciaux en dehors du Poitou-Charentes ont porté leurs fruits et au fil des années, les ventes ont progressé pour atteindre en 2015, le niveau de volume correspondant aux 5,50 ha de vignes en production. Le succès des bag in box s’est confirmé au fil des années auprès des particuliers et des restaurateurs et il représente aujourd’hui 70 % des ventes totales. La reprise de lots de vins pour en assurer la commercialisation s’inscrit dans une logique de recherche de valorisation. Les prix de vente des bouteilles sont de 3 à 4 € pour les vins classiques et 5 € pour le vin rouge de merlot vieilli en barrique. Au cours de l’année 2010, le chiffre d’affaires des ventes de vin s’est élevé à 14 500 € et en 2015, il a atteint 88 500 €. J-J Biteau porte un regard lucide sur la démarche globale de production et de commercialisation des vins de pays : « J’avoue que depuis deux ans, la commercialisation des vins de pays contribue de manière positive à l’équilibre économique de la propriété. Le niveau de revenu hectare moyen se situe autour de 13 000 € ce qui rend très compétitif ce débouché par rapport au Cognac. La commercialisation mobilise du temps, de l’énergie mais j’estime aujourd’hui que cet investissement est bien valorisé ».

 

Des interventions culturales conciliant les enjeux de qualité, la productivité et l’environnement

 

        Le développement des ventes de vins s’est accompagné de plantations de surface supplémentaires de merlot, de sauvignon, de cabernet et de pinot noir au cours des années 2008 à 2014. Le vignoble a été littéralement « repris en main » pour être conduit d’une manière cohérente vis-à-vis des exigences de qualité, de la maîtrise des coûts de production et du respect de l’environnement. Toutes les plantations de cépages à vins de pays ont été implantées dans l’optique de favoriser les conditions de maturité avec une densité de 2,50 m sur 0,90 m et un palissage haut de 1,70 hors sol. Des interventions culturales mécaniques sont réalisées trois rangs sur quatre (le quatrième étant enherbé) et le désherbage chimique est limité à une seule application localisée sous les rangs au printemps. Le dessous des rangs est cultivé mécaniquement avec des équipements interceps à partir du mois de mai. Les nouvelles plantations d’ugni blanc réalisées depuis quelques années sont aussi cultivées de la même façon. Les pratiques d’entretien du sol mécaniques sont essentielles en été pour limiter l’incidence du stress hydrique. La protection du vignoble est conduite avec beaucoup de sérieux. Depuis 2008, l’ensemble des traitements sont réalisés avec un pulvérisateur face par face Tecnoma Turbocoll pour optimiser la qualité de la pulvérisation et moduler les doses de produits apportés sans prendre trop de risques.


Des pratiques raisonnées et raisonnables en phase avec l’environnement économique

 

J-J Biteau considère que la gestion de la conduite des vignes doit être abordée avec beaucoup de sens des responsabilités : « Les conditions de cultures doivent aujourd’hui concilier les enjeux qualitatifs, les réalités économiques et le respect de l’environnement. Dans ce domaine, je suis convaincu qu’il y a beaucoup à faire sans mettre en péril le potentiel de productivité. Par contre, la conduite des vignes en bio ne me paraît pas adaptée à notre contexte de production et à l’environnement économique dans lequel nous commercialisons les vins. Sur la propriété j’essaie de travailler en respectant l’environnement ce qui m’a conduit à remettre en cause beaucoup de choses. Le désherbage chimique en plein pratiqué par mon père durant des années a cédé la place une seule application annuelle d’herbicide localisée sous le rang dans la période cruciale de mars à mai. Les nouvelles générations de lames interceps et d ‘outils mécaniques pour les interlignes (disques, vibroculteurs, herses rotatives) beaucoup plus performants permettent ensuite de travailler le sol facilement. Il arrive qu’il y est un peu d’herbe aussitôt les relevages mais on arrive à en prendre le dessus facilement. La vie des sols est également une préoccupation que nous avons prise en compte. Tous les trois ans, du fumier de bovin (échangé contre de la paille) est apporté dans toutes les parcelles pour renforcer les taux de matière organique. L’ensemble de ces efforts ont permis aux vignes de retrouver un équilibre de développement au bout de quelques années. La croissance végétative est devenue plus régulière, la maturation des raisins se déroule de manière plus homogène et les maladies du bois semblent moins agressives. La mise en œuvre des traitements est aussi pour moi un sujet de réflexion permanent. Une bonne maîtrise de la qualité de la pulvérisation est un moyen intelligent de moduler les doses selon le niveau de risque. Les aspects de dérive des flux de pulvérisation représentent aussi un sujet à ne prendre à la légère vis-à-vis de toutes les personnes qui vivent à proximité des parcelles de vignes. Je pense que les tunnels de pulvérisation confinés vont se généraliser pour faire face à ce problème ».

                                                                

 

 

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      • La démarche de production du Vignoble Biteau :

         

        – Une surface de 30 ha située dans le cru de Bons Bois à Sablonceaux

        – Un vignoble Cognac de 19 ha, 3 ha de vignes produisant des moûts de pineau et 8 ha de vignes à vins de pays

        – Le programme de plantation de surface de vins de pays s’est étalé entre 2008 et 2015

         

        – Un vignoble fortement renouvelé depuis 2008

        – Une stratégie de production conciliant les enjeux de qualité, de productivité économique et environnemental

        – Une volonté de s’engager dans des méthodes de conduite du vignoble raisonnées et optimisées

        – Les plantations de vins de pays : 4,5 ha de merlot, 1 ha de cabernet sauvignon, 1 ha de sauvignon et 1,50 ha de pinot noir

        – Des sols argilo-calcaires et sableux

        – 2009, la première année de production de vins de pays

        – L’établissement et la conduite des vignes à vins de pays :

        – densités : 2,50 m sur 0,90 m

        – palissage de 1,70 m hors sol

        – taille raisonnable en guyot double

        – ébourgeonnage des doubles et effeuillage systématique

        – travail du sol 3 rangs sur quatre (le quatrième est enherbé)

        – Un seul désherbage chimique du dessous des rangs au printemps

        – Utilisation d’interceps à partir de la mi-mai

         

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    • Des vinifications séparées et tracées de lots de vendange homogènes en qualité issus de plusieurs propriétés

       

             

       

      La commercialisation directe des Vins de Pays Charentais Biteau

       

      – Les vins sont repris en bouteilles et en bag in box auprès de la coopérative Océalia

      – Un étiquetage mentionnant que les productions sont vinifiées et conditionnées par Océalia

      – Une volonté de promouvoir la marque collective Vins de Pays Charentais

      – Quatre qualités de vins, un sauvignon blanc, un rosé, un merlot rouge et un merlot rouge vieilli en barriques

      – La première année de commercialisation en 2010 avec seulement 3 000 bts

      – Un développement des ventes ciblé au départ sur la Zone touristique de Royan à La Rochelle

      – Des actions commerciales ciblées au départ ciblées prioritairement sur les restaurateurs et les particuliers

      – De nombreuses participations à des marchés en été avec un stand original

      – A partir de 2 012, les ventes hors région se développent

      – Une croissance des ventes régulières qui permet en 2015 de commercialiser la production 5 ha 50 en production

      – Le chiffre d’affaires des ventes de vins est passé de 14 500 € en 2010 à 88 000 € en 2015.

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    • – 30 % des volumes vendus en bouteilles et 70 % en bag in box

    • – L’ouverture au mois de juin 2016 d’un point de vente au siège de la propriété à Sablonceaux

       

       

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