le vignoble expérimental des vignerons de Tutiac

11 août 2015

La cave des Vignerons de Tutiac a mis en place un vignoble expérimental à Marcillac dont l’objectif prioritaire est de sensibiliser les adhérents aux enjeux environnementaux et aux techniques viticoles du futur. Le conseil d’administration et l’équipe de techniciens ont souhaité développer, dans le cadre d’un appel à projets CASDAR, une initiative progressiste favorisant la mise en œuvre de pratiques viticoles écologiquement performantes et économiquement viables. Leur objectif est de disposer d’un outil de recherche appliquée pour à la fois réaliser de la veille technologique sur des pratiques viticoles innovantes et sensibiliser les adhérents aux nouveaux enjeux environnementaux.

 

 

La vigne pilote, d’une surface d’un petit hectare plantée au printemps 2014, est un vaste champ d’essais destiné à tester diverses nouvelles méthodes de production concernant les choix variétaux, les systèmes de conduites, le développement de la biodiversité (implantation de couverts végétaux spécifiques, plantations de haies…), la réduction des intrants phyto-
sanitaires, la préservation des ressources en eau et la maîtrise des coûts de production. Le site a pour vocation première d’être un support de formation et de communication à destination des adhérents de la cave. Le développement d’un projet d’œnotourisme sur le site de Marcillac intégrera la visite du vignoble expérimental en tant que vitrine éco-responsable des Vignerons de Tutiac.

Un investissement judicieux valorisé par des partenariats

L’implantation du vignoble expérimental a nécessité une enveloppe budgétaire totale de 195 000 €, dont la moitié a été financée grâce aux subventions CASDAR (100 000 €). C’est un projet important sur le plan éthique et humain pour les Vignerons de Tutiac qui cultivent avec les adhérents une culture du dialogue fondée sur la recherche de produits à plus fortes valeurs ajoutées. Des partenariats ont été noués avec l’IFV, l’INRA de Bordeaux pour les aspects de formations, la société Géocarta pour les essais de modulation de doses, la société Syngenta pour les essais de protection du vignoble, la FCVA pour les échanges sur les techniques innovantes, les Syndicats des appellations Bordeaux, Côtes de Bourg et Côtes de Blaye pour la communication et le Pays de la Haute Gironde. La priorité pour les responsables de la cave était de se doter d’un outil pédagogique de recherche et de formation qui vienne conforter la démarche globale de dialogue permanent avec les adhérents.

Utiliser moins d’intrants, un sujet à appréhender avec lucidité

p27.jpgStéphane Héraut, le président des Vignerons de Tutiac, considère qu’une entreprise qui réalise un chiffre d’affaires de 65 M d’€ doit se doter de moyens en recherche appliquée pour faire face aux nouveaux enjeux environnementaux de la production viticole : « Nous sommes convaincus que dans les années et les décennies à venir, il faudra aborder la protection du vignoble avec des méthodes plus douces. L’exigence d’utiliser moins d’intrants phytosanitaires commence à émerger dans les esprits de quelques acheteurs de vins en vrac et en bouteilles. Les enjeux commerciaux encore marginaux sur ce sujet actuellement risquent de se déve-lopper. Il faut donc essayer d’anticiper cette problématique. Cette réflexion est à l’origine du vignoble expérimental. Notre ambition a été de se doter d’une plateforme d’essais de terrain qui sera en mesure, d’ici 5 à 10 ans, d’apporter des données concrètes au niveau de diverses pratiques viticoles économes en intrants. Nous souhaitons utiliser les résultats du vignoble expérimental comme support d’information auprès des adhérents. »

Une culture du dialogue constructif entre les adhérents et l’encadrement

La philosophie des Vignerons de Tutiac repose sur une stratégie permanente de dialogue entre les adhérents et l’enca-drement pour essayer de concilier les exigences de revenu des viticulteurs aux réalités des débouchés commerciaux. S. Héraud considère qu’au sein des Vignerons de Tutiac, l’implication à la fois de l’encadrement et des adhérents contribue a donner à l’entreprise un véritable dynamisme : « La relation forte entre les adhérents et le staff de management est une marque de fabrique de l’entreprise qui a fortement contribué au développement de la cave depuis 25 ans. Le conseil d’administration joue à plein son rôle d’acteur chargé de mobiliser les énergies dans le seul but d’améliorer les niveaux de revenu/hectare. Un travail de fond a été réalisé pour rechercher et pérenniser des débouchés vrac et bouteilles susceptibles de dégager de bons niveaux de valorisation. Cette stratégie mobilise les efforts de tout l’encadrement et des adhérents qui doivent être en mesure de produire les qualités des vins adaptés à tous les segments de marchés. L’organisation d’un système de production contractualisé à l’échelle de chaque propriété qui a été mise en place depuis quelques années porte ses fruits. Cela a dopé l’activité des débouchés valorisants et le niveau de revenu des adhérents. En 2014, la cave a dégagé un résultat d’un million d’euros qui a été entièrement redistribué aux adhérents. Leur revenu/ha en 2014 a augmenté de 20 %. »

Un système de production segmenté à l’échelle de chaque propriété

La stratégie de production différenciée et segmentée au sein de chaque propriété permet de produire les différentes qualités de raisins et de vins adaptés aux débouchés commerciaux. Elle fonctionne grâce à une organisation de la production innovante qui repose sur un système de contractualisation avec chaque adhérent. Des surfaces et des typologies de terroirs au sein de chaque propriété sont affectées à la production des différents types de vins commercialisés par la cave. Cela permet aux viticulteurs de pouvoir adapter les itinéraires culturaux dès la taille. À chaque profil de qualité de vins correspond un niveau de rendement, des exigences culturales (charge de bourgeons, effeuillages, vendanges en vert…), des niveaux de fumure, un état de concentration en arômes et en matières colorantes, une qualité gustative de baies, des exigences d’état sanitaire… Le conseil d’administration utilise les compétences d’un service viticole structuré pour accompagner les adhérents. Une équipe de 5 conseillers viticoles permet d’apporter un suivi technique de proximité aux 450 viticulteurs (3 700 ha).

Raisonner les aspects environnementaux en parfaite compatibilité avec l’économie

Jérôme Ossard, le responsable de l’équipe de techniciens viticoles, considère que la plupart des viticulteurs possèdent une forte culture du respect de la nature qu’ils essaient de concilier avec les réalités économiques de leurs propriétés : « Les viticulteurs sont dans leur très grande majorité des gens pleins de bon sens qui connaissent et travaillent au quotidien avec la nature. Individuellement, certains font de gros efforts depuis longtemps pour maîtriser les applications d’intrants phytosanitaires et l’arrivée du plan Ecophyto sur le fond ne les a pas réellement heurtés. Essayer de se donner les moyens d’aller plus loin au niveau de la réduction des intrants et du respect de la biodiversité ne peut être que bénéfique pour la qualité des productions et l’image du métier. Par contre, la réduction des protections oïdium, mildiou et botrytis de 50 % paraît assez irréaliste dans des zones de production comme les nôtres. Il suffit de se référer au mildiou durant les cycles végétatifs 2014 et 2015. La virulence de la maladie aurait engendré des pertes de production conséquentes si l’épidémie n’avait pas été combattue de façon sérieuse. La cave et ses adhérents souhaitent s’engager pleinement vers des méthodes culturales en phase avec les exigences environnementales, dans la mesure où ces nouvelles approches de production sont compatibles avec les réalités économiques. La mise en place du vignoble expérimental représente un outil de réflexion concret pour tester et observer l’intérêt et les limites de diverses pratiques innovantes. L’équipe de techniciens viticoles de la cave s’est fortement mobilisée autour de ce projet qui est lourd à mettre en œuvre. Sarah Côme, la technicienne vignoble du secteur Bourg/Saint-Gervais/Périssac, a en charge le pilotage de l’ensemble du vignoble. »

Un dispositif expérimental permettant d’acquérir les données de références locales

Le projet est venu en quelque sorte cautionner la démarche de management de la qualité et de l’environnement qui existe depuis plusieurs années. Le vignoble expérimental va permettre d’acquérir des références technico-économiques pertinentes et adaptées au contexte local de l’aire de production de production de la cave de Tutiac. Depuis 2014, un diagnostic environnemental, de durabilité et de biodiversité (une analyse des pratiques de protection, des méthodes culturales, des
initiatives de réduction d’intrants, des coûts de production, la présence de haies…) a été effectué auprès des adhérents durant 3 ans. Ce travail sera conduit par Julien Vaudon, l’animateur Agriconfiance, avec l’appui de plusieurs stagiaires. L’utilisation des résultats d’essais issus du vignoble expérimental constituera une base de réflexion pour sensibiliser les adhérents à la mise en œuvre sur leurs propriétés de démarches d’actions conciliant l’environnement et le réalisme économique.

Un vignoble expérimental en phase avec les attentes de court et de long terme

p28.jpgLe vignoble expérimental a été planté au printemps 2014 dans une parcelle située à côté du siège de la cave à Marcillac. J. Ossard et son équipe ont souhaité créer un site d’expérimentation permettant de tester de nouvelles approches culturales, de protection du vignoble, des méthodes d’introduction de la biodiversité, de gestion des moyens de mieux gérer les besoins hydriques et de réfléchir à l’évolution de l’encépagement pour faire face aux exigences environnementales et à l’évolution climatique. Le vignoble expérimental est donc « un petit laboratoire » de plein champs intégrant une station météo, des éléments paysagers favorisant la biodiversité (haies et couverts végétaux privi-légiant des équilibres faunistiques entre insectes nuisibles et prédateurs), une station de brumisation pour tester des pro-duits (spécialités phytosanitaires nouvelles et produits de bio contrôle) et les systèmes de modélisation Utilys Concept.

Une implantation propice à l’étude de la biodiversité

Le vignoble expérimental va permettre de mettre en place à la fois des essais collants aux attentes actuelles des viticulteurs et aussi de travailler des pistes d’études qui s’inscrivent dans le long terme. La vigne, d’une surface de 0,50 ha, a été établie à une densité de 2 m sur 1 m qui correspond au standard de beaucoup de propriétés. L’encépagement est à la fois traditionnel avec 50 % de Merlot et innovant avec 14 cépages résistants aux maladies cryptogamiques (issus de croisement naturel de Vitis vinifera et de Muscadinia-Rotundifolia). Une haie a été implantée au bout de la parcelle pour créer une ressource écologique. Elle comporte essentiellement des espèces d’arbres champêtres présents à l’état naturel dans le territoire local comme le chêne, l’aulne, le cornouiller, le prunier sauvage, le poirier sauvage, le noisetier… L’introduction de cet élément paysager joue le rôle « de réservoir » d’insectes et de prédateurs. Des bilans faunistiques seront réalisés (un l’année de la plantation de la vigne durant l’été 2014 et ensuite tous les ans) pour établir un bilan de la biodiversité au sein du vignoble expérimental. Une parcelle de jachère connexe à la plantation a été implantée avec un semis de plantes à la fois mellifères. Une ruche et des nichoirs ont été implantés dans et à proximité de la jachère. La vocation de cette parcelle est de sensibiliser les viticulteurs à la régénération des écosystèmes dans les vignes en place et dans les terrains issus d’un arrachage (destinés à être replantés).

La protection du vignoble et les pratiques culturales étudiées dans la durée

La fraction de la parcelle plantée en Merlot sera destinée à des essais concernant les attentes actuelles des adhérents. Des essais de stratégie de lutte contre le mildiou, l’oïdium et le botrytis seront mis en place au fil des années en micro-parcelles en utilisant la station de brumisation. Les nouvelles spécialités des firmes phytosanitaires, les produits de bio contrôle, les stratégies de lutte à faibles niveaux d’intrants et l’utilisation plus poussée des modèles d’Utilys Concept seront testés en micro-parcelles. Les aspects de modulation de doses des intrants phytosanitaires raisonnés à partir des cartographies de la vigueur de la parcelle (système développé par Géocarta) seront mis en place à partir de 2016. Un essai d’implantation de divers couverts végétaux adaptés aux jeunes plantations a été mis en place en 2014 et 2015. Deux types de couverts, l’un à base de trèfle blanc et l’autre constitué du mélange Vitivert (légumineuses, sarrasin, moutarde, radis…), ont été semés une allée sur deux. Un suivi sur une longue période va être réalisé pour apprécier les conséquences vis-à-vis des besoins hydriques et du développement végétatif des plants (aérien et racinaire).

14 nouveaux cépages résistants à l’étude à Marcillac

L’élément le plus innovant de la vigne expérimentale concerne la plantation de 14 nouvelles variétés résistantes aux maladies cryptogamiques (principalement le mildiou et l’oïdium). La cave de Tutiac a choisi d’implanter 8 nouveaux cépages rouges issus en partie de croisements intégrant du Merlot et du Cabernet, et 6 cépages blancs (certains ayant une ascendance de Sauvignon) qui sont déjà cultivés en Allemagne et en Suisse. Le choix des différentes variétés est l’aboutissement d’une réflexion menée en partenariat avec des spécia-listes de l’INRA et de l’IFV. Un déplacement de techniciens et de quelques administrateurs de la cave en 2014 au domaine de la Colombette (à côté de Béziers) a permis de voir des parcelles adultes de cépages résistants et de déguster les vins élaborés dans ces vignes. Les nouveaux cépages sont issus de croisements naturels par hybridation effectuée par les chercheurs de l’INRA de Colmar, de l’université de Montpellier, de l’université de Changins (Suisse), et de centres de recherche en Allemagne et en Autriche. Il n’a pas été possible d’introduire dans l’essai des cépages présentant des niveaux de résistance polygéniques.

Une expérimentation de « veille technologique » en plein champ

Quelles sont les raisons qui ont incité les Vignerons de Tutiac à planter ces nouvelles variétés résistantes qui ne font pas partie des cahiers des charges des AOC ? S. Héraud considère que le suivi du comportement des cépages résistants cor-
respond à une approche technique prospective : « L’ensemble des cépages résistants que nous avons plantés sont interdits dans les cahiers des charges des AOC françaises. Les Vignerons de Tutiac ont construit une stratégie pérenne de production de vins d’AOC au sein du vignoble bordelais qui représente le fil conducteur et l’avenir de l’entreprise. Lors de la récolte 2014, la cave a élaboré 190 000 hl de vins d’AOC et seulement 10 000 hl de vins sans IG. Ces volumes restent marginaux et notre ambition n’est pas de les développer. Néanmoins, on peut se demander si ces nouveaux cépages peu gourmands en intrants phytosanitaires peuvent, d’ici 10, 15, 25 ans, représenter une solution pour développer une viticulture plus respectueuse de l’environnement. Utiliser moins d’intrants phytosanitaires sera peut-être à moyen terme une exigence prioritaire des consommateurs. Les cépages résistants au mildiou et à l’oïdium représentent peut-être une alternative qu’il faut commencer à explorer. Cette idée germe actuellement dans l’esprit de beaucoup de responsables professionnels de nombreuses régions viticoles françaises. Les Vignerons de Tutiac ont décidé de mettre en place un outil de veille technologique au champ sur ces cépages. L’équipe de techniciens va observer leur comportement dans notre terroir sur une longue période et, dans un second temps, des mini-vinifications seront réalisées pour apprécier la qualité des vins. »

Une hérédité qui leur confère une résistance monogénique

L’origine génétique des 14 nouveaux cépages intègre une forte hérédité pro-venant des vignes Muscadinia Rotundifolia qui ont été croisées plusieurs fois avec des Vitis vinifera. Les vignes M. Rotundifolia produisent des raisins de très mauvaise qualité (impropres à la production de raisins de table et de cuve) mais présentent une résistance génétique naturelle aux principales maladies cryptogamiques présentes dans les vignobles européens (mildiou, oïdium, botrytis). L’ensemble des cépages plantés à Marcillac ne possède qu’un seul gène de résistance à l’oïdium et au mildiou. Cela les rend en théorie plus sensibles à des risques de contournement de la résistance au fil des années. Les 14 nouvelles variétés (toutes issues d’hybridation naturelle) ont été plantées en avril 2014 dans 14 rangs de vignes comportant 72 souches (tous greffés sur SO4). Leur greffage est indispensable car ils ne résistent pas au phylloxéra.

Rendez-vous dans 5-10 ans pour en savoir plus

S. Côme, qui a la responsabilité du vignoble expérimental, explique que la conduite des cépages résistants est abordée de la même façon que celle des Merlot : « Les cépages résistants ont été plantés à une densité de 2 m sur 1 m avec un palissage traditionnel et des méthodes d’entretien du sol classique dans notre vignoble (enherbement d’une allée sur deux et travail mécanique de l’autre interligne). Nous allons essayer d’effectuer un maximum d’observations sur la phénologie du débourrement à la récolte. On souhaite également s’intéresser de près aux éventuelles sensibilités à des maladies secondaires comme l’excoriose et le black-rot et aux maladies du bois. Par ailleurs, comme leur résistance au mildiou et à l’oïdium est monogénique, nous avons effectué, aux prin-temps 2014 et 2015, un seul traitement préventif (à base de métirame de zinc et de soufre). Cette intervention a pour but de prévenir l’implantation d’épidémies de mildiou et d’oïdium qui seraient en mesure de faciliter l’enclenchement de phénomènes de contournement de la résistance. Les chercheurs qui travaillent ces cépages depuis de nombreuses années considèrent que la réalisation d’un ou deux traitements par an à caractère préventif contribue à protéger plus durablement le capital de résistance des cépages monogéniques. D’une manière générale, les variétés résistantes se développent bien et déjà des différences de précocité et d’aspects végétatifs assez notables s’extériorisent. La forte pression de mildiou jusqu’à mi-juin cette année les a complètement épargnés. Aucun symptôme foliaire n’a été observé. Seule, l’apparition de quelques tâches de black-rot sur certains cépages confirme déjà l’intérêt de réaliser cette expérimentation qui révélera ses réelles potentialités d’ici 5 à 10 ans. »

Vignerons de Tutiac : les chiffres clés
l Un potentiel de production de 3 700 ha.
l 450 adhérents à 100 %.
l 190 000 hl de vins d’AOC produits en 2014 en Gironde dont 30 000 hl de Sauvignon blanc et 160 000 de vins rouges et rosés.
l Le premier producteur de vins d’AOC de la Gironde.
l Une production de vins sans IG de 5 000 à 10 000 hl selon les années.
l La stratégie commerciale affirmée : rechercher et investir dans des débouchés commerciaux à plus forte valeur ajoutée en vrac et en bouteilles.
l La stratégie de production : produire des vins adaptés aux exigences commerciales de la cave.
l La mise en place d’une démarche de production contractualisée et segmentée auprès de chaque adhérent.
l Un chiffre d’affaires de 65 millions d’€ en 2014 (en nette progression).
l En 2014, un résultat net d’1 million d’€ intégralement redistribué aux adhérents.
l Les revenus/ha en hausse de 20 % en 2014.
l Une commercialisation de vins en vrac qualitatifs contractualisée auprès du négoce bordelais.
l Un développement régulier de l’activité bouteilles au cours des cinq dernières années.
l Une commercialisation équilibrée :
– 60 % du CA réalisés avec les vins en vrac qualitatifs.
– 40 % du CA réalisés avec les ventes de vins conditionnés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vignoble expérimental de Tutiac
l Une expérimentation comprenant unvignoble de 0,50 ha de vigne, l’implan-tation d’une haie champêtre et une jachère apicole de 0,50 ha.
l Un outil de recherche appliqué destiné à tester des pratiques viticoles économes en intrants, des techniques culturales, des méthodes propices à la biodiversité et des cépages résistants aux maladies.
l Une vigne expérimentale établie à 2 m sur 1 m correspondant au standard de la région.
l Un site expérimental complet avec une station météo automatique et une station de brumisation.
l La plantation de la vigne a eu lieu au printemps 2014.
l Une parcelle de Merlot de 0,25 ha et 0,25 ha de cépages résistants au mildiou et à l’oïdium.
l Une diversité d’essais sera mise en place progressivement, produits de bio-contrôles, techniques de modulation de doses, modèles Utylis Concept, couverts végétaux à la plantation, phénologie et productivité des cépages résistants…
l Un investissement de 195 000 € qui a fait l’objet d’un projet CASDAR (subvention de 100 000 €).

 

 

 

 

 

 

 

Les principales caractéristiques des 14 cépages résistants
l 14 cépages résistants implantés sur 14 rangs de 72 ceps.
l Tous les cépages présentent une résistance monogénique au mildiou et à l’oïdium.
l Cépages tous issus de croisements naturels par hybridation.
l Les cépages résistants ne sont pas inscrits au catalogue des cépages en France mais sont déjà cultivés dans d’autres pays en Europe.
l Densité de plantation à 2 m x 1 m et plan de palissage identique à celui des merlot.
l Cépages tous greffés sur SO4 car ils ne résistent pas au phylloxéra.
l Les 6 nouveaux cépages blancs testés : Cabernet blanc, Cal 6-04, Souvignier, Muscaris, Early Sauvignon et Fleurtay.
l Les 8 cépages rouges testés : Cabernet Jura, IRAC 2091, Cal 1-15, Royal Merlot, Petit Cabernet, Cal 1-28, 55 084, 91-26-26.

 

 

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