le rendement Cognac 2018 fixé à 14.65 HAP / HA : les acteurs de la filière témoignent

2 octobre 2018

Les acteurs de la filière témoignent

 

Entériné le 29 août dans le cadre du Comité Régional de l’INAO, le rendement annuel Cognac 2018 confirme le besoin de la filière calculé dans le Business Plan Cognac à hauteur de 914 700 hl AP. Ceci dans un contexte de forte croissance avec un cap de 205,9 millions de bouteilles expédiées sur la campagne 2017-2018. La décision des professionnels a été par ailleurs motivée par les aléas climatiques ayant affecté la capacité du vignoble et par la forte disparité des rendements selon les exploitations (phénomène de dispersion). De fait, le rendement de 12,5 hl AP/ha pré-calculé au mois de juin a été nettement revu à la hausse fin août : 14,64 hl AP/ha.

Le calcul du rendement 2018 s’appuie donc sur ces éléments conjoncturels et structurels. Quid de la capacité agronomique du vignoble ? Avec un rendement moyen par exploitation de 10,40 hl AP/ha sur les dix dernières années de récolte et des prévisions volumiques estimées cette année à hauteur de 110 hl vol/ha, la question se pose. Au delà de ce paramètre, un rendement record suscite interrogations et suspicions. Afin d’en appréhender les enjeux, nous avons interrogé responsables politiques et viticulteurs.

 

 

 Nos entretiens ont été menés autours des trois questions suivantes :

 

– Quels ont été les facteurs qui ont motivé un rendement à hauteur de 14,64 hl AP/ha ?

– Comment atteindre cet objectif avec des prévisions volumique estimées cette année par la Station Viticole à hauteur de 110 hl vol/ha et compte tenu de la capacité agronomique du vignoble ?

– Avec un rendement élevé, n’y a t-il pas un risque d’accentuer les disparités entre les exploitations et de fragiliser l’unité régionale ?

Les facteurs sont clairs pour tous, le rendement ayant été établi de façon mathématique sur les bases d’un modèle de prévision des besoins (le Business Plan Cognac) et en tenant compte du phénomène de dispersion (disparité de production entre les exploitations et aléas climatique).

Les deux autres questions font débat et ouvrent sur des sujets tels que l’extension du vignoble, la viticulture durable, la constitution de la réserve climatique, la protection contre les aléas climatiques, les prix des eaux de vie, la fiscalité etc… . En somme, quels sont les outils à mettre en place pour accompagner de façon pérenne les besoins du marché ?

 

Témoignages des élus


« Au delà de cette campagne, si l’on considère la capacité du vignoble, on ne pourra pas produire de tels volumes tous les ans »


 


Patrice Pinet, président du SMC



Le calcul du rendement s’effectue en fonction des besoins du négoce soit 914 700 hl AP (calculé dans le Business Plan). Chiffre que l’on divise par le nombre d’hectares en production cognac. Sans aléas climatiques, le rendement aurait donc dû se situer autour de 12 hl AP/ha. Or la capacité de production de vignoble a été fortement touchée par les épisodes de grêle, mildiou et par la sècheresse. Lorsque nous nous sommes réunis fin août, nous avons donc pris la décision de monter le rendement à 14,64 hl Ap/ha. C’est un rendement mathématique et qui tient compte de la dispersion.


Maintenant attendons de voir ce que va donner la récolte. Sachant que pour atteindre notre objectif, on peut également s’appuyer sur les sorties de climatique. Quels sont ceux qui la libèreront ? La suite nous le dira. Au delà de cette campagne, si l’on considère la capacité du vignoble, on ne pourra pas produire de tels volumes tous les ans. Pour maintenir des rendements « normaux » et pour satisfaire aux besoins du marché, il n’y a qu’une solution : planter des vignes. Cette démarche est importante car elle permet aussi de garantir des rendements moins élevés et de respecter par là même notre engagement vis à vis du référentiel viticulture durable.


 

 

Pour revenir sur les disparités et les frustrations générées par les aléas climatiques, le niveau de rendement ne change rien. Ceux qui ont grêlé produiront peu malheureusement. Par conséquent, des outils comme celui de la réserve climatique ou de l’assurance sont des moyens importants pour sécuriser les exploitations.

« Ne nous méprenons pas sur ce le sens de ce chiffre, il ne s’agit pas d’orienter notre production vers le toujours plus »

 


Patrick Raguenaud
, président du BNIC

 

 

 

Le calcul du rendement Cognac s’appuie sur le Business Plan de notre filière.

 

La première étape du travail réalisé par les professionnels a été de définir les besoins de Cognac à mettre en futs pour la récolte 2018 . Pour cela il a fallu prendre en compte plusieurs éléments : les stocks actuels , les prévisions d’expédition, la répartition entre les différentes catégories de produits ( VS , VSOP, vieilles qualités), ……Il y eu rapidement unanimité entre les familles sur le chiffre d’un besoin total de 914 000 hl d’AP.  

 

Lors de la réunion du Comité Permanent de fin aout dont l’objectif était de finaliser le rendement annuel nous avons pris en compte la dispersion . De quoi s’agit il . Si nous calculons le rendement moyen pour obtenir la production nécessaire = 914000 hl d’AP / 76 000 ha de vigne  nous obtenons près de 12 hl d’AP . Malheureusement nous savons que la nature n’a pas épargné notre région cette année : la grêle, le mildiou, la sécheresse ont grandement diminué le potentiel qui s’annonçait excellent. Ceci a été confirmé par la station viticole qui prévoit un rendement moyen aux environs de 11 hl AP / ha.

 

Les professionnels ont donc décidé de prendre en compte cette forte hétérogénéité de la production qui constitue un élément majeur à la hausse du rendement nécessaire à la réalisation de notre objectif régional . Ceux qui produiront plus pourrons compenser ceux qui malheureusement aurons des rendements faibles . C’est le chiffre de 14,64 hl d’AP / ha qui a été retenu.

 

Ne nous méprenons pas sur le sens de ce chiffre. Il ne s’agit pas d’orienter notre production vers le toujours plus, ceci n’aurait pas de sens, mais nous devons faire face à une situation conjoncturelle (avec la belle dynamique des ventes de Cognac) qui d’ailleurs amène les professionnels à accélérer son plan de développement du vignoble .

 

Enfin sachez que le système officiel de vente de vendanges mis en place en 2017 n’a reçu aucun écho de la part des producteurs.

 

 

« Il faut donner confiance et faire envie. Tel est le message que je souhaite faire passer »

 

 

 

Christophe Véral, président de l’UGVC

 

 

 

L’UGVC est un syndicat unitaire, je suis le représentant du Cognac et non pas des crus. Concernant la fixation du rendement cognac 2018, tout le monde a été entendu et la décision a été prise de manière raisonnée et progressive. Raisonnée car le calcul tient compte des besoins de la filière à hauteur de 914 000 hl AP et de l’impact fort des aléas climatiques. Progressive car les discussions ont débutées dès le printemps. Entre temps, le syndicat a rencontré l’ensemble des maisons de négoce afin de déterminer les valeurs à mettre en place pour accompagner la viticulture sur le long terme. Pour revenir sur la chronologie des débats, en juin, nous n’étions pas prêts. Les estimations volumiques de la station viticole annoncées courant août ont été un élément déterminant dans la prise de décision.

 

D’une manière générale, les prévisions sont bonnes et pourvoir aux besoins est important. Soulignons que depuis dix ans, le syndicat ne s’est pas trompé : les stocks sont équilibrés et la rémunération augmente. Il faut donner confiance et faire envie. Tel est le message que je souhaite faire passer.

 

Afin d’accompagner cette croissance et établir une relation gagnant/gagnant avec le négoce, le syndicat travaille sur différents sujets tels que la réserve climatique, le contrat interprofessionnel ou l’assurance. Dans l’immédiat, et si l’on considère la forte demande des viticulteurs concernant les plantations, le sujet à traiter en priorité est celui de l’extension du vignoble. La mise en place de contingents est une démarche partagée par le négoce. Cela permettra à terme de répondre positivement aux besoins du marché, dans le respect du référentiel viticulture durable.

 

Enfin, à l’échelle du bassin de production, les échanges inter-filières sont indispensables : les productions étant toutes liées. A cet égard, le syndicat reste vigilant sur le sujet du foncier et de la spéculation.  C’est là aussi un dossier sur lequel nous travaillons.

 

 

« Le bel outil que constituait la réserve climatique disparait »

 


Christophe Forget
, président de la fédération des interprofessions du Bassin de Cognac, président de l’Alliance Fine Champagne

 

 

 

A 14,64 hl AP/ha, on connait le principe du mode de calcul du rendement : aller chercher des volumes chez les livreurs en capacité de produire.

 

Un tel rendement pose la question de l’unité régionale . En effet, ne risque t’on pas d’accentuer les inégalités ? 

 

Autre sujet important, le bel outil le bel outil que constituait la réserve climatique disparaît et l’on fragilise les exploitations qui n’auront plus de filet de sécurité en cas de mauvaise récolte.

 

Enfin le signal envoyé pour la viticulture durable n’est pas le bon. Loin de moi l’idée de ne pas produire mais le risque politique est fort tant l’on fragilise les exploitations.

 

Témoignages de viticulteurs

 

« A chacun de prendre ses responsabilités »

 

 Témoignage anonyme, bouilleur de cru-Grande Champagne-70 ha de vignes

 

 

Le rendement a été calculé en fonction des besoins du Business Plan et tient compte du phénomène de dispersion. Le chiffre de 14,64 hl AP/ha n’est donc pas surprenant.

 

Concernant la capacité du vignoble à produire des rendements soutenus, la tenue du vignoble est un élément déterminant. Le facteur chance joue beaucoup également, on l’a malheureusement constaté cette année encore. Je suis conscient que certains ont été très fortement impactés et j’espère que la récolte prochaine sera plus abondante pour eux. J’ai une vision plus long terme, il faut aller au delà de l’aspect millésime. L’équilibre de mon exploitation se situe aux alentours de 10 hl AP/ha. Au delà, je ne suivrai pas. Ce que je veux dire, c’est que chacun est libre ou non (s’il le peut ) de faire 14,64 hl AP/ha. A chacun de prendre ses responsabilités.

 

 

« Aujourd’hui on gagne de l’argent, demain il faut le répartir »

 

 

 

Témoignage anonyme, bouilleur de cru-Fins Bois et Bon Bois-100 ha de vignes

 

 

 

L’excellente santé du Cognac est une bonne chose, nous avons tous à y gagner. On comprend comment le calcul du rendement a été fait : en fonction des besoins et de l’ hétérogénéité des rendements.

 

Que ceux qui peuvent le faire, le fasse : avec 14,64 hl AP/ha, on donne la possibilité à ceux qui ont du raisin dans leurs vignes de le transformer en Cognac. Sauf que l’on sait que nous ne pourrons pas tenir indéfiniment ce niveau de rendement. Il faut donc envisager diverses solutions en cohérence avec les besoins du marché. Si la région pouvait produire 10 ou 11 hl AP/ha tous les ans ce serait très bien. Et si l’on veut par ailleurs limiter les intrans, il faut considérer la question de la plantation.

 

J’ai la sensation que le succès du Cognac nous dépasse et qu’il faut rester prudent afin de limiter les charges des entreprises. 14,64 c’est quand même une annonce forte. Nous devons donc envisager l’avenir du vignoble à long terme c’est à dire croître sereinement en intégrant le facteur prudence. Certes, c’est un système compliqué à mettre en place mais j’ai envie d’y croire tout en gardant à l’esprit les leçons du passé. D’ailleurs si nous rencontrions une situation identique à celle de 1992, la région aurait du mal à s’en remettre. Pour avancer, regardons ce qui se fait ailleurs. Le modèle du Champagne est une réussite, pourquoi ne pas mettre nous aussi en place des relations équilibrées au sein de l’interprofession. Je gère mon exploitation au mieux, je réponds au besoin du marché quand cela est possible, j’attends maintenant une cohésion viticulture/négoce forte. Aujourd’hui on gagne de l’argent, demain il faut le répartir.

 

Concernant les disparités induites entre autres par les aléas climatiques, il faut travailler davantage sur un réseau de protection contre la grêle. Et puis il faut mettre des limites, un rendement déplafonné serait un très mauvais message.  Mais il y a pire : la spéculation qui engendrerait une hausse des prix de la bouteille. Il faut bien prendre en compte le fait que les consommateurs ont des moyens limités. En somme tout ceci montre qu’il faut voir à long terme et trouver un consensus viticulture/négoce.

 

 


« Planter pourrait être une solution. Cependant il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs que dans les années 70 »

 

Témoignage anonyme, bouilleur de cru-Fins Bois et Borderies-70 ha de vignes

 

Une combinaison de quatre facteurs explique ce rendement : les besoins du marché, les aléas climatiques, la peur de manquer et les stratégies des grandes maisons.

 

Je trouve dommage pour les sinistrés qu’il n’y ait pas de solidarité possible. Je rajouterais également qu’avec un rendement à 14,64 hl AP/ha on fragilise les exploitations. La fiscalité française actuelle est conçue de telle sorte que nous ne sommes pas armés pour faire face à de grosses productions. Les derniers hectolitres seront pour l’Etat, beaucoup n’en n’ont pas conscience. La réserve climatique est un bien meilleur outil. C’est tout un système qui doit se mettre en place afin d’éviter les à-coups. Les contrats ont d’ailleurs été conçus dans ce sens et sécurisent les exploitations.

 

Pour répondre à la demande du marché et conserver un rendement à l’hectare autour de 12 hl AP/ha (ce qui aurait été très bien), planter pourrait être une solution. Cependant il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs que dans les années 70. Et puis il faut considérer le contexte économique mondial plutôt incertain aux Etats-Unis. Prudence donc.

 

Concernant l’unité régionale, il y a peu de solidarité en effet mais le rendement voté est aussi celui de la viticulture…

 

 

« Maintenir son outil de production en permanence à flux tendus, sans souplesse et avec une réflexion portée uniquement sur la gestion est une mauvaise chose »

 

 

Témoignage anonyme, bouilleur de cru-Fins Bois-30 ha de vignes

 

 

Les besoins du marché n’ont jamais été aussi importants. Avec une évolution de + 8% des expéditions de cognac en volume, nous pouvons être fiers d’une telle réussite. Les 914 700 hl AP calculés dans le Business Plan sont donc confirmés.

 

Malheureusement, cela fait deux ans que nous n’arrivons pas à produire les volumes nécessaires en raison des aléas climatiques. Cette année encore, la météo a très largement impacté notre capacité de production. S’ajoute à cela une attaque de mildiou et black rot sans précédent qui a davantage affecté les prévisions de récolte. Il faut donc comprendre au travers de ce rendement exceptionnel que tous les vignerons en mesure de produire 14,64 hl AP/ha participeront au maintien d’une moyenne. Et ce, pour compenser tous les autres qui malheureusement ne seront pas en mesure de sortir ne serait-ce que 8 hl AP/ha. On appelle ça l’effort collectif !

 

Le travail de rajeunissement de notre vignoble accentué ces dernières années améliore les perspectives de rendement. Mais à l’échelle parcellaire je crois que nous venons d’atteindre les plafonds. Considérant que le rendement est dans une certaine mesure directement lié au terroir, certains vignerons en dépit de connaissances solides, auront du mal à dépasser 12 hl AP/ha. Par ailleurs, nous avons inscrit toute une filière dans une démarche raisonnée et les leviers nécessaires pour maintenir des rendements élevés sont possibles (fertilisation et protection phytosanitaire) mais incohérents avec le cahier des charges environnemental, les barèmes étant généralement calculés à l’hectare. Maintenir son outil de production en permanence à flux tendus, sans souplesse et avec une réflexion portée uniquement sur la gestion est une mauvaise chose. Par ailleurs, le vigneron n’a plus la capacité de sécuriser son exploitation car il va devenir très difficile de constituer de la réserve climatique. De fait, les accidents de chai auront de plus grosses répercussions.

 

Certes, ll est inconcevable de laisser des parts de marché aux autres spiritueux et nous devons pour honorer nos ventes, participer à cet effort collectif exceptionnel. Cependant, cette situation n’est pas équitable, tous les vignerons doivent pouvoir profiter de cette embellie quelque soit la taille du vignoble. Il est donc juste de penser que certains se sentent lésés au regard des profits envisageables. On peut aussi se poser la question du poids de la fiscalité  avec de tels revenus à l’hectare. C’est pourquoi je crois qu’il est important de trouver des solutions qui permettent l’abaissement du rendement. Selon moi, un plan de plantation ENCADRE et RAISONNE est la seule solution. Je comprends les réticences de certains au sujet des plantations, le passé ayant marqué les esprits, mais le Business Plan doit pouvoir sécuriser ce projet. Un rendement à 12 hl AP/ha me paraît équilibré.

 

 

 

« Le prix à payer pour grappiller quelques 20 000 Hl AP est trop important »

 

 

 

Témoignage anonyme, (bouilleur de cru, 60 ha de vignes en Petite Champagne et Fins Bois)

 

 

 

14,64 HL AP, c’est un moyen de récupérer la climatique. Mais ça n’était pas la peine de voter un rendement aussi élevé, aucun volume n’aurait été perdu. Le prix à payer pour grappiller quelques 20 000 HL AP est trop important. Et puis ça ne va pas dans le sens de la viticulture durable, ce n’est pas sérieux.

 

Loin de moi l’idée d’être négatif car nous avons la chance d’évoluer dans un contexte très favorable. J’ai également bien conscience que sans le travail des maisons de négoce, le Cognac n’en serait pas là aujourd’hui. Mais à mon sens, il aurait fallut trouver un compromis. L’idée étant d’établir une relation équilibrée entre la viticulture et le négoce.

 

Enfin 14,64 HL AP, c’était aussi un message : planter. Le vote du contingent 2019 de 3474 ha en est la preuve. C’est un jeu d’influences comme souvent.

 

Au delà du rendement, il faut aussi songer à diverses problématiques telles que la fiscalité, les lourdeurs administratives etc…Notre métier change, se complexifie, c’est là une autre menace dont il faut tenir compte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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