Le développement régulier et maîtrisé de La CARC

23 décembre 2008

scene.jpgLa CARC a su gérer son développement depuis une dizaine d’années alors que le contexte économique dans lequel elle évolue n’a pas été porteur. La culture de cette entreprise qui repose sur deux principes simples, l’écoute des besoins de ses sociétaires et la mise en œuvre de démarches rationnelles sur le plan technico-économique, s’est avérée payante. L’activité connaît une croissance régulière depuis quelques années et la CARC possède les moyens d’assurer son développement tant sur le plan humain que logistique. L’inauguration du silo de Loret à Rouillac confirme la volonté de la coopérative d’avoir une démarche de plus en plus professionnelle sur la filière céréalière.

L’assemblée générale de la CARC s’est déroulée cette année à Sonneville en présence d’un public nombreux qui traduit les bonnes relations de cette entreprise avec ses sociétaires. L’activité de la coopérative a considérablement évolué depuis une quinzaine d’années avec une augmentation régulière de la collecte de céréales qui constitue aujourd’hui un axe de développement prioritaire. Le conseil d’administration a toujours souhaité que la coopérative soit à l’écoute des besoins de ses adhérents et les aide à optimiser leur réflexion culturale. La culture d’entreprise repose sur l’apport d’un conseil technique toujours en phase avec les réalités économiques et cette philosophie n’est sûrement pas étrangère au développement régulier de la collecte de céréales.

Une décennie 90 marquée par des évolutions importantes pour la coopérative et ses sociétaires

Le président, M. Yves Auffret, a ouvert les débats de cette assemblée générale en faisant un rapide rappel des événements qui ont marqué l’économie viticole et agricole au cours de la décennie 90. « La décennie a commencé par une terrible gelée qui a sérieusement amputé la production viticole, mais cela n’avait pas trop gêné les viticulteurs compte tenu du contexte porteur du marché du Cognac à l’époque. L’arrivée en 1992 de la nouvelle PAC a été le début d’une mutation importante pour la production de céréales. A partir de 1994, la baisse des achats de vins de distillation et d’eaux-de-vie a plongé la viticulture dans une situation de crise, et depuis la situation des exploitations n’a cessé de se dégrader. Pour la coopérative, cette période a constitué une époque charnière puisque la collecte de céréales a commencé à progresser de manière régulière et conséquente, et en quelques années les infrastructures de nos différents silos se sont révélées être saturées. Toute l’évolution de l’entreprise au cours des dix dernières années a été de proposer aux adhérents un meilleur service afin de les faire progresser. Le métier de producteur de céréales a complètement changé avec l’arrivée de contraintes nouvelles en matière de qualité comme de sécurité alimentaire. Il faut maintenant mettre en place des filières de production tracées et des démarches de production contractuelles pour répondre aux attentes du marché et des acheteurs. La CARC s’est investi dans toutes ces démarches qualitatives en essayant de toujours trouver de meilleures pistes de valorisation. Le contexte de marché mondial au niveau des céréales reste tout de même bien difficile ».

Les résultats de l’exercice 2000-2001 traduisent la bonne gestion de l’entreprise

L’exercice 2000-2001 de la CARC a été plutôt bon compte tenu de la climatologie et de l’environnement de l’économie viticole régionale. Les commissaires aux comptes ont cautionné les efforts déployés par cette entreprise pour affiner sa gestion. L’endettement à moyen et long terme a atteint un niveau ridiculement bas et cela a permis d’envisager l’investissement du silo de Rouillac avec une certaine sérénité. La mise en place d’un outil de collecte performant devenait incontournable pour valoriser les efforts de traçabilité et de qualité mis en œuvre par la coopérative. Les frais de transport liés à l’évacuation des récoltes en cours de collectes des exercices précédents vont permettre de financer une part significative du nouveau silo. Le niveau des créances en culture reste tout de même un élément à surveiller de près même si des efforts importants ont été réalisés pour les encours les plus anciens. M. Jean-Paul Auboin, le directeur, a présenté l’activité de la coopérative qui s’inscrit dans une démarche d’évolution régulière et maîtrisée.

Une collecte en progression et des ventes d’appros stables

La collecte totale a connu une nouvelle progression et plus de 217 000 quintaux ont été rentrés dans les silos. L’activité céréalière poursuit sa progression même si des surfaces en maïs conséquentes n’ont pu être récoltées dans certaines zones en raison des inondations. La récolte de blé a représenté à elle seule la moitié de la collecte et sa bonne qualité est sans doute due aux choix techniques qui ont été mis en œuvre dans la conduite des itinéraires culturaux. La collecte d’orge de brasserie a progressé de 20 % et les taux de protéine et les niveaux de calibrage étaient bons. La collecte de tournesol s’est maintenue même si le climat a un peu pénalisé les rendements. Durant l’automne et l’hiver, la fréquence des pluies a modifié considérablement les assolements. Les surfaces emblavées à l’automne 2001 en blé et en colza ont diminué fortement au profit des cultures de printemps d’orge de brasserie et de tournesol. L’activité approvisionnement est restée stable malgré une climatologie qui a perturbé sa mise en œuvre sur le plan de la gestion de stocks et de la logistique. Les ventes de produits phytosanitaires sont restées stables en vigne avec certaines variations au niveau des familles de produits. M. J.-P. Auboin a aussi attiré l’attention des agriculteurs sur le resserrement des gammes de produits phytosanitaires, suite aux procédures de réhomologation. La prise en compte de nouvelles exigences environnementales généralement justifiées entraîne la disparition de matières actives et cela peut poser des problèmes techniques vis-à-vis de certaines maladies. Par exemple, l’utilisation de l’arsénite de soude est interdite et il n’existe aucun autre moyen de lutte chimique contre les maladies du bois. L’arrêt de l’utilisation de l’atrazine risque aussi d’entraîner un renchérissement des programmes de désherbage des maïs.

L’inauguration du nouveau silo de Loret à Rouillac

L’événement important de cette assemblée générale a été l’inauguration du silo de Loret qui a été mis en service juste avant la collecte de céréales d’été. Depuis dix ans, la coopérative a connu un développement de son activité de collecte régulière sur le secteur de Rouillac et les équipements étaient complètement inadaptés aux cadences des apports. Le président Yves Auffret et M. Jean-Paul Auboin ont considéré que cet investissement était devenu indispensable par rapport à des contraintes purement logistiques mais aussi qualitatives. L’engagement de la coopérative dans des démarches de production plus contractuelles avec des acheteurs ne peut être envisagé que si les silos disposent de capacité technologique pour identifier les différences de qualité des apports et ensuite être en mesure de trier et de tracer les différents lots. Le nouveau silo de la CARC a été conçu pour tenir compte de ces nouvelles exigences et cela va permettre de pleinement valoriser le travail technique réalisé au niveau du suivi des cultures pour, par exemple, optimiser les taux de protéine, les niveaux de calibrage et peut-être, à moyen terme, de proposer des lots de céréales produits avec un label de lutte raisonnée. La capacité de transfert des céréales, les moyens informatiques de sélection des lots, le volume de stockage du tout nouveau silo de Loret ont prouvé son efficacité lors des collectes d’été et d’automne 2001. Il n’y avait plus de file d’attente de bennes et les chantiers de récolte ont été gérés avec beaucoup plus de souplesse par les agriculteurs et les techniciens. L’inauguration de ces nouvelles installations avait attiré un public nombreux, qui a pu apprécier le côté fonctionnel des infrastructures et le dynamisme de tout le personnel de la coopérative pour mener à bien ce projet en six petits mois. La CARC se donne les moyens d’apporter à ses sociétaires un service de proximité toujours plus efficace et en phase avec les nouvelles attentes du marché dans les années à venir.

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