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Le 1er Juillet 2008 : Top Départ Du Nouvel Agrément Pineau

17 mars 2009

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Le président et le directeur de Qualisud.

Comme toutes les appellations viticoles, le Pineau s’est imposé un rythme d’enfer depuis plus d’un an pour être prêt, le 1er juillet 2008, à assurer le passage de l’ancien au nouvel agrément.

 

 

 

Si la production de Pineau a fléchi de 10 % sur la dernière récolte (83 327 hl vol.), le régime de croisière du Pineau porte plutôt sur des volumes d’élaboration voisins voire supérieurs à 100 000 hl vol., pour des sorties de l’ordre de 110-120 000 hl vol. Le syndicat a d’ailleurs vivement incité ses producteurs à renouer avec un courant de fabrication normal, au risque de voir les équilibres de la filière mis à mal. Quoi qu’il en soit, c’est de l’ordre du millier d’échantillons qui était jusqu’alors soumis à la procédure d’agrément. Demain, il y en aura beaucoup moins puisque l’agrément nouvelle formule tourne le dos à la dégustation systématique des lots. La philosophie du contrôle change du tout au tout (voir schéma). Désormais, la dégustation produit ne fera l’objet que de sondages aléatoires. Par rapport au régime actuel, la cotisation à l’ODG ne devrait donc pas exploser. Par contre si aujourd’hui le syndicat met la main à la poche pour compenser le déficit engendré par l’agrément – redevance échantillons de 76 000 € pour des dépenses d’agrément de 92 800 € en 2006-2007 – cette faculté n’existera plus dans la nouvelle configuration. Pour des raisons d’indépendance et d’impartialité, la loi impose des comptes séparés entre les missions de contrôles de l’ODG et ses autres missions. Le contrôle devra donc s’autofinancer. Philippe Guérin, responsable du groupe de travail Pineau sur le Plan de contrôle, a présenté de manière très synthétique le nouveau schéma de l’agrément. Demain, exit l’agrément systématique des lots. Seront contrôlées les structures d’exploitation, par le biais de l’auto-contrôle (suivi documentaire), le suivi interne diligenté par l’ODG (commissions de professionnels) et par un organisme externe à l’ODG (Qualisud pour le Pineau). Objectif : en faisant en sorte que la filière ne soit plus « juge et partie », garantir au consommateur une meilleure objectivité du contrôle. Ph. Guérin a précisé que la démarche serait pédagogique et non répressive. Le fil rouge : « écrire ce qui est fait et faire ce qui est écrit ». Invités à la réunion du syndicat du Pineau, le président et le directeur de Qualisud ont confirmé cette approche. « Notre fonction ne consiste pas à rechercher la fraude ni à sanctionner mais à montrer que le travail est bien fait. Cet état d’esprit est essentiel. » Structure associative mise en place dans les années 60 par la volonté des producteurs sous signe de qualité pour garantir que leurs produits respectaient bien les cahiers des charges, l’organisme de certification Qualisud est issu du monde des labels et des IGP (indications géographiques de provenance). Jusqu’alors, il travaillait essentiellement dans l’univers de la volaille, de la viande rouge, des fruits et légumes, des produits laitiers. Avec l’extension des ODG aux AOC viticoles, s’ouvre à lui un autre monde, celui des produits viticoles. « Nous nous adapterons » promettent ses dirigeants. « On a bien su s’adapter au kiwi, on saura s’adapter à la vigne. » Basé à Toulouse et à Saint-Sever, dans les Landes, Qualisud emploie quarante salariés dont trente contrôleurs-auditeurs. L’organisme contrôle aujourd’hui soixante-dix ODG. Demain Qualisud étendra son activité au Pineau mais aussi aux Floc de Gascogne, Armagnac, vins du Sud-Ouest (Cahors, Fronton, Gaillac, Madiran), ainsi qu’à certaines appellations communales de Bordeaux (Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, Saint-Julien). Directeur comme président ont bien insisté sur le fait que Qualisud n’était pas un centre de profit mais une association à but non lucratif. Pour garantir la totale indépendance et impartialité de ses auditeurs, inutile de préciser qu’elle ne reçoit aucune subvention. Les redevances assurent la totalité de son budget de fonctionnement, de l’ordre de 2,5 millions d’€. Agréé par l’INAO et la DGCCRF, l’organisme de contrôle « ne s’occupe que de contrôle ». Il ne se prononce pas sur le contenu du cahier des charges, du ressort exclusif de l’ODG.

 

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Schéma du Plan de contrôle Pineau des Charentes.

 

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