La flavescence dorée en 2012 : Un problème majeur pour la région délimitée

13 juin 2012

Le développement très rapide de la flavescente dorée a fait passer la maladie de l’état d’affection localisée à un problème majeur concernant toute la région délimitée. La surface du PLO a augmenté de 50 % depuis 2008 et 2 ha sur 3 de vignes du vignoble de Cognac sont concern és par la maladie. L’autre élément très préoccupant concerne l’état des foyers récemment découverts qui sont fortement infestés. Indéniablement, les méthodes de lutte existantes n’ont pas été en mesure d’endiguer le développement de ce nouveau fléau. L’une des principales raisons de cet échec est liée au fait que la FD est une maladie récente et peu connue des viticulteurs. Contrairement au mildiou et à l’oïdium, la reconnaissance des premiers symptômes dans les parcelles s’avère difficile. Or chaque cep touché devient un innoculum puissant pour l’environnement proche. La non-détection d’une seule souche porteuse de symptômes engendre la contamination l’année suivante de 10 ceps, puis de 100 et l’épidémie explose ! Face à la gravité de la situation, les responsables professionnels se sont mobilisés pour réfléchir à la mise en place de nouvelles stratégies de lutte adaptées à la gravité de la situation. Une lutte efficace repose à la fois sur la réalisation de prospections de symptômes exhaustives et la maîtrise du vecteur, la cicadelle de la FD. C’est un challenge important pour préserver le capital « souches » de la région délimitée. En effet, un vignoble touché par la FD demeure potentiellement très exposé à un risque de réapparition de la maladie, d’où l’importance de maintenir une surveillance biologique quasi permanente du territoire viticole.

 

 

p12.jpgLa flavescence dorée a été identifiée pour la première fois dans le vignoble de Cognac en 1997 avec la présence de deux foyers, l’un en Charente à Genté et l’autre en Charente-Maritime à Vanzac. La découverte des premiers symptômes avait déclenché à l’époque une forte mobilisation de l’équipe de l’antenne régionale du SRPV Cognac, qui est devenue naturellement l’interlocuteur référent de ce dossier. Les compétences des deux ingénieurs en postes, Mme Danièle Le Gall et Patrice Rétaud, ont permis de proposer une stratégie de lutte cohérente fondée sur l’expérience d’autres régions viticoles (les vignobles de l’Aude et de l’Hérault) confrontées depuis le début des années 90 à cette maladie. La méconnaissance totale des symptômes par les viticulteurs et les techniciens représentait un handicap majeur. Une mobilisation de moyens pour faire connaître cette nouvelle maladie et réaliser des prospections au cœur des deux foyers s’est mise en place. Le travail de recherche de symptômes a été malheureusement fructueux : « Quand des prospections sérieuses sont effectuées, on trouve forcément des symptômes. »

Un PLO de 7 110 ha et de 51 039 ha en 2012

Le premier périmètre de lutte obligatoire concernant les deux zones intégrait 21 communes (7 110 ha) dont 5 contaminées. Les prospections durant les étés 1998 et 1999, bien encadrées par la communauté technique régionale, ont permis d’identifier 22 nouvelles communes contaminées. Ce premier bilan de la situation a fait prendre conscience du danger FD dans deux petits secteurs du vignoble charentais. L’arrachage des parcelles entières les plus touchées dans les zones contaminées a marqué le
esprits. Les viticulteurs proches des foyers se sont mobilisés pour réaliser sérieusement les prospections et la protection insecticide contre le vecteur. Une dynamique de lutte sérieuse et bien encadrée s’est mise en place à l’intérieur des PLO et, trois à quatre ans plus tard, les foyers historiques semblaient avoir disparu. Le succès de la lutte confirmé par les prospections a permis d’envisager des démarches de sorties du PLO qui ne faisaient pas l’unanimité. A l’extérieur des PLO, les recherches de symptômes ont toujours été limitées et aléatoires, ce qui a permis à la maladie de prospérer discrètement dans diverses zones considérées comme saines. La découverte des nouveaux foyers concernait généralement des parcelles déjà fortement infestées (celles présentant plus de 20 % des souches atteintes devaient être arrachées). Ces situations attestaient de l’antériorité de l’implantation de la maladie et de la forte dissémination qui s’était produite dans l’environnement proche.

Les zones considérées comme saines n’ont jamais été prospectées

p13.jpgLes surfaces du PLO ont augmenté jusqu’en 2006 pour atteindre 37 000 ha de vignes. Bien que le mal était « installé » dans la région délimitée, les bilans de situation annuels ont semblé à cette époque conforter la réussite des méthodes de lutte. A l’intérieur des PLO, le travail de prospection des symptômes associés à la couverture insecticide pour lutter contre le vecteur s’avérait plutôt efficace. La méthode de lutte fondée presque exclusivement sur des démarches de responsabilisation individuelles et collectives a permis d’assainir la situation au cœur des foyers. Par contre, dans les secteurs considérés comme sains, l’appréciation de la situation ne reposait pas sur un état des lieux de l’ensemble parcellaire. Ces zones étaient en fait très peu prospectées. Entre 2007 à 2009, les états des lieux annuels ont révélé une nette baisse de la nuisibilité de la maladie qui a laissé à penser que le danger FD était dans une dynamique de nette régression. A l’époque, quelques viticulteurs et techniciens faisaient preuve d’un certain scepticisme à la lecture des bilans annuels FD. Ces états des lieux étaient-ils représentatifs de la situation réelle ? On peut dire aujourd’hui que ces acteurs qualifiés d’alarmistes, de pessimistes permanents avaient pressenti les failles des dispositifs de lutte ! La dynamique de prospection des symptômes s’est essoufflée au bout de quelques années et forcément on a trouvé moins de symptômes.

Dans les arrêtés de lutte, la réalisation des prospections est seulement obligatoire à l’intérieur du PLO mais pas ailleurs. L’organisation concrète des prospections en août et septembre repose uniquement sur l’implication personnelle des viticulteurs et des techniciens encadrent ces opérations au cœur des foyers et en périphérie des PLO.

Les équipes de la Fredon et des Chambres d’agriculture ont déployé beaucoup d’énergie pour encadrer le travail de prospection, mais leur bonne volonté n’a pas été en mesure de compenser le manque de moyens humains pour gérer le problème sur 30 000, 40 000 ha.

La mobilisation régionale pas assez forte sur le dossier FD a contraint les techniciens à limiter les prospections aux zones contaminées, à la périphérie des PLO. Par contre, les zones considérées comme saines ont toujours été fort peu prospectées pendant de nombreuses années.
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Peu de déclarations spontanées de nouveaux foyers

Par ailleurs, la flavescence dorée est une maladie très différente du mildiou ou de l’oïdium. Les symptômes sont méconnus, la reconnaissance est délicate et son identification au sein d’une propriété est souvent mal vécue. La maladie véhicule à tort une image « honteuse » et sa présence peut être perçue comme un manque de compétences du viticulteur concerné. Or, le fait d’avoir un foyer de FD dans son vignoble ne traduit nullement un manque de technicité ou une attitude irresponsable vis-à-vis de la collectivité. C’est simplement le fruit d’une contamination extérieure discrète qui est très difficile à repérer quand on n’a jamais vu de symptômes. Certains viticulteurs préfèrent ne pas déclarer la présence d’un foyer par peur de la réaction de leur environnement proche. Même si de telles attitudes peuvent se comprendre, elles représentent un danger pour la collectivité. Les 4, 5 ou 10 ceps contaminés ont déjà assuré une large dissémination de la maladie dans des parcelles dépourvues de couverture insecticide et non prospectées.

Ces aspects humains liés à la flavescence dorée ne facilitent pas les déclarations spontanées de symptômes et les recherches plus systématiques en dehors des PLO. Cela constitue un véritable problème pour mettre en place une stratégie de lutte efficace.

Une démobilisation au niveau de la lutte à partir de 2007

A partir de 2007, malgré les efforts des équipes de techniciens ayant en charge la lutte, une démobilisation au niveau des recherches des symptômes et de la couverture insecticide s’est sûrement produite. Le message technique a été moins audible et moins écouté même dans les zones infestées. Les états des lieux annuels s’en sont trouvés affectés et la maladie a pu continuer à se développer discrètement. La gestion du dossier FD dans la région de Cognac n’a jamais été considérée comme une grande cause régionale alors que la pérennité des souches est touchée. Toutes les démarches de lutte ont été mises en place seulement autour des différents foyers découverts au fil des années. Jamais un inventaire complet de l’état sanitaire des 80 000 ha du vignoble n’a été réalisé ! Par ailleurs, depuis 2008, la restructuration des services de l’Etat confère au SRAL Poitou-Charentes de nouvelles attributions plus réglementaires qui ont fait perdre progressivement à cette structure son statut naturel de pilote référent et dynamique du dossier FD. Le SRAL a fermé l’antenne de Cognac et a délégué l’activité d’encadrement et de suivi de la lutte à la Fredon dont les moyens sont aussi limités. L’animatrice du dossier FD à la Fredon de Cognac, Agnès Normandin, ne dispose pas d’une équipe de 10 techniciens prospecteurs (et préleveurs) pendant tout l’été. Malgré l’implication des personnes en place, le pilotage de la lutte au cours des trois dernières années a été abordé avec des moyens insuffisants par rapport à la dynamique de développement de la maladie. Le phénomène de démobilisation au niveau de la lutte constaté entre 2007 et 2009 dans la région de Cognac a été observé dans d’autres régions viticoles françaises. Un vignoble touché par la flavescence dorée peut-il réellement s’en défaire rapidement ? Tous les acteurs, techniciens comme viticulteurs, souhaitent éradiquer définitivement ce mal des vignobles. Or, le vécu de la maladie dans beaucoup de régions viticoles tend à prouver que, dans l’état actuel des connaissances, cet objectif est pratiquement inaccessible. Un vignoble touché par la FD semble être condamné à vivre avec la maladie pendant des décennies.

Un réveil brutal en 2010 qui n’est pas réellement une surprise pour les techniciens

En Charente et en Charente-Maritime, le réveil a été brutal en 2010 avec l’apparition de « beaux foyers » dans diverses zones jusqu’à présent considérées comme saines et aussi à l’intérieur du PLO dans des secteurs en voie d’assainissement. L’état des lieux flavescence dorée alarmant à l’issue des prospections 2010 a commencé à susciter une mobilisation régionale plus forte. Né≤anmoins, la stratégie de lutte globale n’a pas été remise en cause. Des moyens nouveaux ont été investis dans une campagne de communication pour sensibiliser les viticulteurs à la reconnaissance des symptômes et à la réalisation des prospections. L’impact de cette action a permis de relancer la dynamique de sensibilisation à l’intérieur du PLO et dans les zones limitrophes, mais ailleurs le message incitant à faire des prospections systématiques avant les vendanges passe toujours aussi mal. Les techniciens, bien qu’ayant observé au cours de l’automne 2010 des remontées de feuilles de prospection plus importantes, n’estimaient pas avoir obtenu un état des lieux complet de l’état sanitaire des 80 000 ha de vignes. En dehors du PLO, les démarches de recherche volontaire de symptômes ne sont toujours pas planifiées dans l’organisation des travaux de pré-vendanges de la plupart des propriétés.

Une situation 2011 proche du scénario catastrophe

En 2011, la dynamique de lutte et de recherche des symptômes a semblé plus importante toujours à l’intérieur du PLO et notamment dans les secteurs récemment infestés. Dans tous les secteurs où l’on a plus cherché on a bien sûr trouvé plus de symptômes, d’où un état des lieux de fin de campagne proche d’un scénario « catastrophe ». Les techniciens de la Fredon et des Chambres d’agriculture ne cachent pas leurs inquiétudes car les vendanges très précoces n’ont pas facilité le déroulement des prospections. Indéniablement, la maladie a colonisé de nouvelles zones et il est probable que des secteurs encore sains soient porteurs de la maladie. La situation très préoccupante de 2010 s’est encore dégradée en 2011. La flavescence dorée a atteint un niveau de nuisibilité inégalé qui « fait peur ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « un PLO pour 2012 de 51 039 ha (10 000 ha de plus qu’en 2011), des surfaces contaminées en hausse de 34 % (266 communes au lieu de 230), 6 communes assainies au lieu de 22 en 2011 (représentant seulement 810 ha) et 9,31 ha de parcelles à arracher en totalité. Au cours de la dernière campagne, la situation est passée du stade de très alarmante à celui de très grave, d’autant que, malheureusement, les prospections 2012 risquent de révéler encore beaucoup de mauvaises surprises. Au cours de l’annnée 2011, la surface totale du vignoble touchée par la flavescence dorée a augmenté de 25 %. Une expansion de la maladie aussi spectaculaire signifie que les moyens de lutte mis en œuvre depuis quelques années ne donnent plus satisfaction et sont insufissants par rapport à la gravité de la situation. La flavescence dorée est passée en deux campagnes du stade d’affection localisée à certains secteurs du vignoble à un problème majeur concernant tout le vignoble.

Les professionnels charentais se mobilisent

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La gravité de la situation 2011 a renforcé l’implication des professionnels de la région délimitée, et au cours du printemps une mobilisation de toutes les énergies autour du dossier FD s’est mise en place. Le constat est à la fois amer et lucide : « Les méthodes de lutte qui semblaient se montrer efficientes au début des années 2000 pour endiguer le développement de la maladie sur quelques milliers d’hectares ne sont plus adaptées à une épidémie touchant pratiquement tout le vignoble en 2012. » La lutte contre la flavescence dorée doit devenir une grande cause régionale, sinon les arrachages de souches et de parcelles entières vont se multiplier dans un avenir très proche. Le seul fait d’effectuer une couverture insecticide sérieuse n’est pas suffisant pour endiguer la maladie. La recherche des symptômes dans les parcelles entre la mi-août et la mi-septembre reste une étape essentielle pour établir un véritable bilan de santé du vignoble et construire le socle de stratégies de lutte globales. Cependant, convaincre des viticulteurs qui n’ont jamais été concernés par la FD de passer 1 heure/ha pour réaliser ce travail de recherche de symptômes est très difficile. Par ailleurs, les phénomènes de démobilisation observés dans les zones infestées après 4 à 5 années de lutte sont aussi une réalité à ne pas sous-estimer. Enfin, dans les secteurs du vignoble touchés par la flavescence dorée et ensuite assainis, le relâchement et l’abandon dans le temps du dispositif de surveillance biologique de la maladie paraissent illusoires. Un des exemples récents en Charente concerne la commune de St-Même-les-Carrières reconnue contaminée en 2000 (et intégrée aussitôt dans le PLO), puis déclarée assainie en 2010 (et sortie du PLO en 2011) et qui malheureusement se retrouve de nouveau contaminée en 2012 (après l’identification d’une souche infestée). Tous ces éléments, qui font l’unanimité au niveau des techniciens, ne passent pas aussi bien auprès de la majorité des viticulteurs qui ne considère pas encore la flavescence dorée comme un problème essentiel. A quelques semaines de réaliser les premiers traitements insecticides, la lutte doit passer « à la vitesse supérieure » pour faire face à une extension sans précédent de la maladie.

Un comité de lutte de la région de Cognac a été constitué

Philippe Guélin, le président de la commission technique du BNIC et membre de l’UGVC et plusieurs collègues du syndicat ont souhaité prendre le dossier FD en main. Leurs efforts ont débouché sur la création courant mars du comité de lutte de la région de Cognac contre la FD associant les acteurs techniques, la Fredon de Cognac, les FD-Gdon de Charente et de Charente-Maritime les Chambres d’agriculture de Charente et de Charente-Maritime, la Station Viticole du BNIC, les professionnels de l’UGVC, le syndicat des pépiniéristes et les responsables de l’Administration avec l’équipe du SRAL. La finalité de cette structure est d’une part de se doter d’une entité unique pour piloter le dossier FD dans les deux départements et d’autre part de construire des stratégies de lutte pérennes réellement adaptées à la gravité de la situation. Plusieurs réunions ont eu lieu et de nouvelles pistes de réflexion sont en train de se mettre en place en s’appuyant sur certaines initiatives dans d’autres régions viticoles. Des actions conduites dans le Midi de la France et en Gironde ont permis d’aborder la lutte d’une manière innovante et avec constance dans le temps. Le vignoble charentais n’est pas le seul à être confronté à une expansion de cette maladie. Dans le Bordelais, la situation est tout aussi grave qu’en Charentes. D’ailleurs, les fractions limitrophes des vignobles sont touchées par la FD. En Dordogne, un foyer de grande virulence est apparu dans une zone où certains techniciens avaient déjà identifié la maladie il y a une dizaine d’années.

Une méthode de lutte globale dans le Libournais qui « marche »

p17.jpgLa stratégie de lutte mise en place dans le Libournais, suite à la création d’un Gdon viticole en 2007, représente une initiative pilote qui suscite de l’intérêt. Cette action de lutte globale est à mettre au crédit d’un petit groupe de professionnels lucides et pragmatiques qui ont souhaité mettre en place « un observatoire technique de surveillance » (sur un territoire de 125 000 ha) avant que la maladie ne soit trop implantée. Dès le départ, l’objectif a été d’endiguer le développement de la maladie en organisant à la fois des prospections tous les ans (sur 25 % de la surface) et en appliquant de façon raisonnée mais efficace la couverture insecticide. Le Gdon du Libournais est un banc d’essais au champ de la méthode innovante des cercles de lutte créée par Maarten Vanhelden, un ingénieur chercheur de l’Enita de Bordeaux. Le principe est de moduler l’intensité des observations en tenant compte du gradient de risque FD à l’intérieur du PLO grâce à la mise en œuvre de cercles de lutte autour des foyers. La technique au sein des cercles de lutte repose sur un travail de prospection parfaitement organisé et sur des suivis des vols de cicadelles. Un encadrement technique permanent par des spécialistes entre avril et octobre permet à toutes les propriétés situées dans le PLO d’avoir chaque semaine un suivi précis des vols de cicadelles (moyen permettant aussi de savoir si les traitements insecticides sont réellement effectués), d’organiser les prospections de manière cohérente et en fin de campagne de disposer d’un état des lieux précis du développement de la maladie. La méthode a donné des résultats probants puisqu’au cours des quatre dernières années, les foyers importants de FD ont pratiquement disparu du grand territoire du Libournais et les applications d’insecticide ont été raisonnées en tenant compte du niveau de risque réel (l’éloignement du foyer et le suivi des vols d’insectes).

L’investissement technique permanent qui est mis en place sur le territoire engendre un coût proche de 20 € ht/ha que certains qualifient de raisonnables et d’autres de trop onéreux. A titre de comparaison, l’achat d’intrants pour réaliser un seul traitement insecticide revient en moyenne à 15 ou 20 € ht/ha. A l’intérieur du PLO, la démarche a permis d’atteindre une réduction des applications d’insecticides de 70 % (par rapport aux 3 traitements obligatoires) sans prise de risque au niveau de la maîtrise des vols des cicadelles. La constance de la démarche technique a jusqu’à présent permis d’éviter la démobilisation des viticulteurs au niveau de la lutte. La démarche a été pérennisée dans le temps en y associant une surveillance d’autres ravageurs, les tordeuses, les citadelles vertes, les cochenilles, et des suivis d’un réseau de témoins pour le mildiou, l’oïdium et le botrytis.

Les responsables de propriétés les plus réticents au départ reconnaissent aujourd’hui que l’investissement technique permanent de surveillance du territoire s’avère bénéfique sur le plan technique, environnemental et économique.

Etablir un état des lieux de la situation à l’automne 2012

En Charentes, les techniciens et des professionnels ont une analyse de la situation concordante au niveau de la cause principale de l’échec de la lutte contre la FD : « l’insuffisance des recherches de symptômes dans la région. » Faute d’être en mesure de repérer les symptômes tôt dans les parcelles, les foyers découverts sont très infestés et durant cette phase de non-détection (plus ou moins longue), la maladie a pu se disséminer largement dans des territoires présumés sains. Ce n’est donc pas un hasard si, depuis trois ans, la FD semble toujours avoir une longueur d’avance et prospère de façon rapide. Ph. Guélin ne cache pas que pour faire face à la gravité de la situation il va falloir mobiliser toutes les énergies : « Si l’intérêt technique de faire chaque été des prospections est démontré, sa réalisation concrète sur toutes les propriétés n’est pas généralisée. Beaucoup de viticulteurs perçoivent encore cette tâche comme contraignante et lourde à mettre en œuvre. J’effectue chez moi depuis plusieurs années les prospections en parcourant toutes les parcelles à pieds ou en quad. C’est effectivement du travail mais c’est faisable ! A deux semaines des vendanges, il est toujours très intéressant d’apprécier l’état de fonctionnalité de la surface foliaire et les différences d’évolution de la maturité des raisins au sein du parcellaire. Passer 45 minutes/ha d’observation n’est pas du tout du temps perdu ! Les viticulteurs doivent vraiment faire l’effort d’intégrer les prospections de symptômes dans leur calendrier de travaux d’avant vendanges car, au final, investir 10 à 12 €/ha représente une charge minime pour assurer la préservation de la pérennité du vignoble. A mon sens, il serait capital qu’à l’automne 2012 un état des lieux des 80 000 ha de la région délimitée soit réalisé pour être en mesure ensuite de construire une stratégie de lutte efficace et pérenne. Vouloir lutter contre la FD en ne s’en donnant pas les moyens suffisants conduit à la situation que nous vivons actuellement. La mobilisation de tous les acteurs est indispensable pour faire régresser durablement la maladie. La création du comité de lutte de la région de Cognac représente un acte fort de mobilisation de la part des professionnels de l’UGVC, des techniciens et de l’Administration. Combattre la maladie de façon plus structurée et plus efficace dans un avenir proche est devenu une priorité régionale. Cet engagement de tous les acteurs de la région devra aussi s’appuyer sur l’investissement personnel dans la lutte de chaque viticulteur au niveau de sa propriété et de son secteur de production. »

Les Gdon : un relais local structuré pour mettre en place la lutte

p19.jpgLa difficulté principale pour organiser la lutte à l’intérieur comme à l’extérieur du PLO est en d’arriver à mailler le terrain pour être en mesure de détecter la maladie dans toutes les parcelles. Cela peut paraître un vœu pieux vu l’importance et la structure du vignoble charentais. Pourtant, l’initiative du Gdon du Libournais sur 12 500 ha démontre que mettre en place une démarche de surveillance biologique du territoire est réaliste. Les professionnels charentais considèrent aujourd’hui que le réseau de Gdon de Charente et de Charente-Maritime constitue une opportunité pour relayer la mise en place de la lutte dans toutes les zones de la région délimitée. L’implication des délégués locaux de l’UGVC dans chaque Gdon est souhaitable pour formaliser une action spécifique sur la FD. La FD-Gdon assure l’encadrement du fonctionnement de tous les Gdon des deux départements en tenant compte des attentes locales de chaque zone et des moyens financiers propres dont ils disposent. Par exemple, au niveau de la lutte contre les ravageurs aquatiques, une cotisation est demandée aux communes adhérentes des Gdon pour assurer des achats d’appâts. Ensuite, la FD-Gdon met à disposition un technicien qui met en place le dispositif de lutte en s’appuyant sur des délégués bénévoles dans chaque commune. La FD-Gdon bénéficie de soutiens financiers émanant des collectivités locales, du département et de la région. En Charente, la majeure partie des budgets des Gdon est affectée à la lutte contre les ravageurs aquatiques (les ragondins) alors qu’en Charente-Maritime le dossier FD bénéficie d’un peu plus de soutiens. Si la montée en puissance des attentes de lutte contre la FD devient prioritaire au sein des Gdon des deux départements, une partie des besoins en financements plus ou moins importante sera directement à la charge des viticulteurs. C’est ce qui se passe dans le Libournais où chaque propriété acquitte une cotisation de 18 à 20 € ht/ha chaque année.

Une situation très préoccupante en Gironde

p18tbl.jpgA l’issue de la campagne 2011, le bilan en Gironde est très préoccupant puisque 80 % de la surface totale du vignoble seront intégrés dans le PLO 2012. La campagne de prospection importante à l’automne dernier (sur plus de 23 000 ha) a été prioritairement dirigée vers des zones connues comme étant contaminées. Le principe d’augmentation des actions de prospection a été malheureusement couronné de succès. Les résultats des recherches de symptômes (sur environ 25 % de la surface totale du vignoble) ont permis d’identifier 48 853 ceps isolés porteurs de la maladie et 12,50 ha de vigne seront arrachés.

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En Dordogne, un très gros foyer a été découvert dans le cœur du vignoble nécessitant l’arrachage de 9 ha. Face à la gravité de la situation et à la vitesse de propagation de la maladie depuis quelques années, les professionnels de Gironde ont décidé d’implanter 8 Gdon pour organiser la lutte sur l’ensemble du territoire. L’initiative dans le Libournais d’un Gdon viticole dédié à la lutte contre la FD a été le déclencheur du dispositif proposé ces deux dernières années. Le Gdon du Libournais implanté depuis 2007 sur 12 500 ha a permis de mettre en place un dispositif global de surveillance des foyers et de suivi des vols de cicadelles durant toute la phase végétative. Le raisonnement de la lutte fondé sur le gradient de gravité de la maladie a permis de limiter l’extension de la maladie à de petits foyers (malgré un environnement défavorable sur le secteur Castillon-Côtes de Franc) tout en réduisant la protection insecticide de 70 %. La volonté de s’appuyer sur 8 Gdon pour organiser la lutte permet de s‘adapter aux spécificités technico-économiques des différentes aires de production.

Le Sral fixe le cadre de fonctionnement général des Gdon et ensuite chaque structure propose un cahier des charges définissant les modalités de prospection, l’organisation des piégeages et le nombre de traitements par zone. La pression parasitaire de chaque zone (taille des foyers et niveau des populations de cicadelles), les actions mises en œuvre antérieurement et le contexte économique de chaque secteur viticole ont une influence forte sur l’organisation de la lutte. Les Gdon du Libournais, de Léognan, de Castillon-Franc, du Sauternais et des Graves, du Médoc, de Saint-Julien et du Bourgeais ont une antériorité de fonctionnement qui leur permet d’aborder la lutte de façon plus modulée. Le Gdon des Bordeaux qui couvre une surface viticole de 76 933 ha (343 communes) a été créé cette année après la découverte de nombreux foyers plus ou moins importants (émanant pour certains de foyers considérés comme assainis). Le protocole de travail prévoit la prospection de 10 % des surfaces (soit 7 000 ha) en priorité dans les communes portant des vignes mères (de greffons et de porte-greffes), dans les zones infestées et dans le reste du territoire de façon aléatoire. L’inquiétude est assez grande dans ce vaste territoire viticole fragilisé par un contexte économique précaire.

Contacts utiles :
➔ Aquitaine
● Draaf Aquitaine : Carine Garcia
carine.garcia@agriculture.gouv.fr
Tél. 06 32 26 45 59
● Fredon Aquitaine : Dominique Vergnes
d.vergnes@fredon-aquitaine.org
Tél. 05 56 37 95 98
➔ Gironde
● Gdon des Bordeaux : Sophie Bentejac
s.bentejac@gironde.chambagri.fr
Tél. 06 07 11 37 74
● Gdon du Bourgeais : Claire Giraudon
technique@cotes-de-bourg.com
Tél. 06 84 17 84 42
● Gdon de Léognan : Emma Fulchin
emma.fulchin@agro-bordeaux.fr
Tél. 06 24 41 21 82
● Gdon de St-Julien : Emmanuel Brosse
ebrosse@groupeisidore.fr
Tél. 06 76 97 99 65
● Gdon du Médoc : Vincent Delbos
v.delbos@gironde.chambagri.fr
Tél. 06 78 41 74 95
● Gdon du Libournais : Antoine Verpy
gdoncfd@yahoo.fr
Tél. 06 82 43 69 81
● Gdon de Castillon-francs :<
Laurent Barthet
gdoncastillon@gmail.com
Tél. 06 27 71 06 66
● Gdon du Sauternais et Graves :
Catherine Bastiat
gdon@sauternes-barsac.com
Tél. 07 86 55 24 70

Les communes adhérentes aux Gdon de Charente
Gdon d’Aigre : Aigre – Anville – Auge – Bonneville – Brettes – Ebreon – Empure – Les Gours – Gourville – Longre – Lupsault-Mons – Montigne – Oradour-d’Aigre – Paizay-Naudouin – Saint-Fraigne – Villejésus
Gdon d’Angoulême : Angoulême – Fléac – Garat – Gond-Pontouvre – Puymoyen – Saint-Michel – Saint-Yrieix – Les Trois-Palis – Soyaux
Gdon d’Aubeterre : Aubeterre – Bellon – Blanzaguet – Bonnes – Charmant – Combiers – Edon – Les Essards
Gdon de Baignes-Ste-Radegonde : Baignes-Ste-Radegonde – Bors-de-Baigne – Chantillac – Le Tatre – Touverac
Gdon de Barbezieux : Angeduc – Barbezieux-St-hilaire – barret – berneuil – brie-s/s-barbezieux – challignac – condéon – Guimps – lachaise – ladiville – lagarde-Laubarderie – fouquebrune – Gardes-le-pontaroux – gurat – laprade – Magnac-Lavalette – Montignac-le- Coq – nabinaud – palluaud – pillac – ronsenac – rouffiac – rougnac – saint-romain – saint-Séverin – salles-Lavalette – Vaux-Lavalette
Gdon du Bassin de l’Echelle et de la Touvre :
bouex – dignac – garat – Magnac-s/Touvre – Ruelle – sers – touvre – gond-pontouvre
Gdon de Blanzac : Aubeville – Becheresse – Bessac – Blanzac – Chadurie – Champagne-Vigny – Cressac-st-genis – etriac – jurignac – pereuil – Pérignac – Plassac – Saint-Léger – Voulgézac – Nonac – Deviat
Gdon de Brie-Champniers : Anais – Balzac – Brie – Champniers – Jauldes
Gdon de Brossac : brossac – boisbreteau – chatignac – chillac – guizengeard – oriolles – passirac – saint-Félix – Saint-laurent-des-Combes – sainte-souline – saint-Vallier – Sauvignac
Gdon de Chalais : bardenac – bazac – brie-s/chalais – chalais – courlac – curac – medillac – montboyer – Orival – Rioux-Martin – Saint-Avit – Saint-quentin-de-Chalais – Yviers
Gdon de Champagne-Mouton : alloue – benest – champagne-mouton – le bouchage – saint-coutant – vieux-Cerier – Vieux-Ruffec – Turgon
Gdon de Châsseneuil-sur-Bonnieure : Chasseneuil-sur-Bonnieure – Cherves-Chatelars – Montembœuf – Les Pins – Saint-Amand-de-Bonnieure – Saint-Angeau – Sainte-Colombe – Saint-Mary – Suaux – Vitrac-Saint-Vincent
Gdon de Confolens nord et sud : nord : Ambernac – Ansac-sur-Vienne – Epenede – Confolens – Hiesse – Lessac – Manot – Pleuville ; sud : Abzac – Brigueuil – Brillac – Esse – Lesterps – Montrollet – Oradour-Fanais – Saint-Christophe – Saint-Germain-de-Confolens – Saint-Maurice-des-Lions – Saulgond
Gdon de Montbron/La Rochefoucauld : Agris – Coulgens – ecuras – eymouthiers – montbron – orgedeuil – puyreaux – rancogne – rivières – La Rochette – la rochefoucauld – roussines – saint-angeau – st-ciers/bonnieure – st-projet st-constant – st-sornin – taponnat – vilhonneur – vouthon
Gdon de Montmoreau-St-Cybard : Aignes-et-Puyperoux – Bors-de-Montmoreau – Chavenat – Courgeac – Juignac – montmoreau-Saint-Cybard – Saint-amand-de-montmoreau – saint-eutrope – Saint-Laurent-de-Belzagot
Gdon de Mouthiers-sur-Boëme : claix – la couronne – mouthiers-sur-boëme – nersac – roullet- Saint-Estèphe – Voulgezac
Gdon de Roumazières-Loubert : Genouillac – La Péruse – Lésignac-durand – mazières – mouzon – nieuil – pressignac – Roumazières-Loubert – St-Quentin-sur-Charente
Gdon de Ruffec : Les Adjots – aunac – barro – bayers – bernac – bioussac – chenon – chenommet – condac – couture fontclaireau – licheres – londigny – montjean
Gdon de St-Genis-d’Hiersac : Asnières/nouère – douzat – linars – saint-Amand-de-Nouère – Saint-Cybardeaux – Saint- Genis-d’Hiersac – Saint-Saturnin – Rouillac
Gdon de Saint-Groux : Fontenille – Luxé – Mansle – Puyreaux – Saint-Groux
Gdon de Saint-Laurent-de-Cognac : Cherves-Richemont – Cognac – Javrezac – mesnac – Saint-Laurent-de-Cognac – Saint-Sulpice-de-Cognac
Gdon de Segonzac : ambleville – angeac-champagne – ars – Bourg-Charente – châteaubernard – criteuil-la-magdeleine – gensac-la-pallue – genté – gimeux – juillac-le-coq – lignières-sonneville – merpins – salles-d’angles – st-fort-sur-le-né – saint-preuil – segonzac – verrières
Gdon du Bassin de la soloire : boutiers-saint-trojan – bréville – courbillac – houlette – nercillac – réparsac – saint-brice – sainte-sévère – sicogne
Gdon de la Vallée du Bief : charme – courcome – juille – Ligne – luxe – tuzie – salles-de-villefagnan – villefagnan
Gdon de la Vallee du Son-Sonnette : cellefrouin – chassiecq – le grand-Madieu – parzac – saint-claud – saint-laurent-de-Ceris – Saint-Front – Valence
Gdon de Vars : balzac – marsac – montignac-sur-Charente – Vars – Vindelle
Gdon de Vouharte : ambérac – bignac – fouqueure – genac – la chapelle – marcillac-Lanville – Montignac-sur-Charente – Saint-Amant-de-Boixe – Saint-Genis-d’Hiersac – Tourriers – Villognon – Vouharte

Les communes adhérentes aux Gdon de Charent-Maritime
Gdon d’Aigrefeuille-d’Aunis : Aigrefeuille-d’Aunis – ardillières – ballon – bouhet – chambon – ciré-d’Aunis – Forges – Landrais – Thairé – Le Thou – Virson
Gdon d’Archiac : allas-champagne – archiac – arthenac – brie-sous-archiac – Celles – Cierzac – Germignac – Jarnac-Champagne – Lonzac – Neuillac – Neulles – St-Ciers-Champagne – St-Eugène – St-Germain-de-Vibrac – Ste-Lheurine – St-Maigrin – St-Martial/Né
Gdon d’Aulnay : Aulnay – Blanzay/Boutonne – Cherbonnières – Chives – Contré – Dampierre/Boutonne – les eduts – fontaine-chalendray – le gicq – loiré/nie – néré – nuaillé/boutonne – paillé – romazières – St-georges-de-longuepierre – st-mandé/brédoire – st-martin-de-juillers – st-pierre-de-juillers – saleignes – seigné – la villedieu – villemorin – villiers-couture – Vinax
Gdon de Courçon : angliers – benon – courçon – cram-chaban – ferrières – La Grève/le Mignon – Le gué-d’alléré – la laigne – nuaillé-d’aunis – La Ronde – st-cyr-du-doret – st-jean-de-liversay – st-sauveur-d’aunis – taugon
Gdon de Cozes : arces/gironde – barzan – Boutenac-touvent – brie-sous-mortagne – chenac-st-seurin-d’uzet – cozes – epargnes – floirac – grézac – meschers/gironde – mortagne/gironde – st-romain/gironde – semussac – talmont
Gdon de Gémozac : berneuil – cravans – Gémozac – Jazennes – Meursac – Montpellier-de-Médillan – Rétaud – Rioux – St-André-de-Lidon – St-quantin-de-Rancanne – St-Simon-de-Pellouaille – Tanzac – Tesson – Thaims – Villars-en- Pons – Virollet
Gdon de Jonzac : agudelle – champagnac – chaunac – fontaines-d’Ozillac – Guitinières – Jonzac – Léoville – Lussac – Meux – Moings – Mortiers – Ozillac – Réaux – St-Germain-de-Lusignan – St-Martial-de-Vitaterne – St-Maurice-de- Tavernole – St-Médard – St-Simon-de-Bordes – Vibrac – Villexavier
Gdon de La Jarrie : Anais – bourgneuf – clavette – croix-Chapeau – La Jarrie – la jarne – montroy – St-Christophe – St-Médard-d’Aunis – St-Rogatien – Ste-Soulle – St-Vivien – Salles/Mer – Verines
Gdon de Loulay : Bernay-St-Martin – coivert – courant – la Croix-Comtesse – Dœuil/le-Mignon – La Jarrie-Audouin – loulay – lozay – migré – St-Félix – St-Martial – St-Pierre-de-l’Isle – St-Séverin/Boutonne – Vergné – Villeneuve-la-comtesse
Gdon de Marans : andilly – charron – longèves – marans – st-Ouen-d’aunis – villedoux – esnandes – Marsilly – Puilboreau – St-Xandre
Gdon de Marennes : bourcefranc – le gua – Hiers-Brouage – marennes – Nieulle/Seudre – St-Just-Luzac – St-Sornin
Gdon de Matha : Bagnizeau – Ballans – Bazauges – Beauvais/Matha – Blanzac-les-Matha – Bresdon – Brie-sous-Matha – La Brousse – courcerac – cressé – gibourne – gourvilette – haimps – louzignac – macqueville – massac – Matha – mons – Neuvicq-le-Château – Prignac – St-Ouen – Siecq – Sonnac – Thors – Les Touches-de-Périgny
Gdon de Mirambeau : allas-bocage – boisredon – consac – courpignac – mirambeau – nieul-le-Virouil – St-Bonnet/Gironde – St-Ciers-du-Taillon – St-Dizant-du-Bois – St-Georges- des-Agouts – St-Hilaire-du-Bois – St-Martial-de-Mirambeau – Ste-Ramée – St-Sorlin-de-Conac – St-Thomas-de-Conac – Salignac-de-Mirambeau – Semillac – Semoussac – Soubran
Gdon de Montendre : bran – chamouillac – chartuzac – corignac – coux – expiremont – jussas – messac – montendre – pommiers-Moulons – rouffignac – soumeras – sousmoulins – tugeras-St-Maurice – Vanzac
Gdon de Montguyon : la barde – boresse-et-Martron – boscamnant – cercoux – clerac – La Clotte – Le Fouilloux – la genetouze – montguyon – neuvicq-Montguyon – St-Aigulin – St-Martin-d’Ary – St-Martin-de-Coux – St-Pierre-du-Palais
Gdon de Montlieu-la-Garde : bedenac – bussac-Forêt – Chatenet – Chepniers – Chevanceaux – Merignac – Montlieu-la-Garde – Orignolles – Le Pin – Polignac – Pouillac – Ste-Colombe – St-Palais-de-Négrignac
Gdon de Pons : avy – belluire – biron – brives/charente – bougneau – chadenac – coulonges – echebrune – Fléac/Seugne – Marignac – Mazerolles – Montils – Pérignac – Pons – Rouffiac – St-Léger – St-Seurin-de-Palenne – Salignac/Charente
Gdon de Rochefort : île d’aix – Breuil-Magné – Fouras – Loiré-les-Marais – Rochefort – St-Laurent-de-la-Prée – Vergeroux – Yves
Gdon de Saintes : Bussac/Charente – Chermignac – La Chapelle-des-Pots – Colombiers – Courcoury – Le Douhet – Ecurat – Fontcouverte – Les Gonds – La Jard – Pessines – Preguillac – Saintes – St-Sever-de-Saintonge – St-Vaize – St-Georges-des-Coteaux – Thénac – Vaezay – Vénérand
Gdon de Saujon : balanzac – le chay – la clisse – corme-Ecluse – Corme-Royal – Luchat – Médis – Nancras – Pisany – Sablonceaux – St-Romain-de-Benet – Saujon – Thézac
Gdon de Surgères : breuil-la-Réorte – Marsais – Péré – Puyravault – St-Georges-de-Marencennes -St-Mard – St-Pierre-d’Amilly – St-Saturnin-du-Bois – Surgères – Vandré – Vouhé
Gdon de St-Agnant : Beaugeay – Champagné – Echillais – La Gripperie-St-Symphorien – Moëze – Port-des-Barques – St-Agnant – St-Froult – St-Jean-d’Angle – St-Nazaire/Charente – Soubise
Gdon de St-Genis-de-Saintonge : Bois – Champagnolles – Clam – clion – givrezac – lorignac – mosnac – plassac – St-Dizant-du-Gua – St-Fort/Gironde – St-Genis-de-Saintonge – St-Georges-Antignac – St-Germain-du-Seudre – St-Grégoire-d’Ardennes – St-Palais-de-Pholin – St-Sigismond-de-Clermont
Gdon de St-Hilaire-de-Villefranche : aujac – aumagne – Authon-Ebéon – bercloux – brizambourg – Ecoyeux – La Frédière – Juicq – Nantillé – St-Hilaire-de-Villefranche – Ste-Méme
Gdon de St-Jean-d’Angély : Antezant-la-Chapelle – Asnières-la-Giraud – La Benate – Bignay – Courcelles – Les Eglises-d’Argenteuil – Fontenet – landes – mazeray – St-Denis-du-Pin – Poursay-Garnaud – St-Jean- d’Angély – St-Julien-de-l’Escap – St-Pardoult – Ternant – Varaize – La Vergne – Vervant – Voissay
Gdon de St-Savinien : Annepont – Archingeay – bords – champdolent – fenioux – grandjean – le mung – les nouillers – St-Savinien – Taillant – Taillebourg
Gdon de Tonnay Boutonne : Annezay – Chantemerle-sur-la-Soie – Chervettes – Genouillé – Nachamps – Puy-du-Lac – Puyrolland – St-Crépin – St-Laurent-de-la-Barrière – St-Loup – Tonnay-Boutonne – Torxé
Gdon de Tonnay-Charente : cabariot – lussant – moragne – muron – St-Coutant-le-Grand – St-Hippolyte – Tonnay-Charente

Le PLO 2012 en Charente et Charente-Maritime
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La lutte insecticide contre la cicadelle vectrice de la flavescence dorée est OBLIGATOIRE sur l’ensemble des surfaces iticoles des communes contaminées, assainies et de sécurité listées dans le PLO.
Dans ces communes, cette lutte à tous les propriétaires, exploitants ou détenteurs de vigne (de cuve, de table ou ornementale), qu’ils soient des professionnels, des particuliers ou des collectivités.
Cette lutte est réalisée à l’aide d’insecticides homologués pour l’usage « Traitement des parties aériennes de la vigne contre la cicadelle de la flavescence dorée », à la dose correspondant à cet usage.

Classement des communes soumises à traitement insecticide pour l’année 2012 en Charente :

Communes contaminées : Angeac-Champagne, Anville, Barbezieux-Saint-Hilaire, Barret, Boisbreteau, Bouteville, Bréville, Brossac, Chantillac, Condéon, Deviat, Genté, Guimps, Javrezac, Juillac-le-Coq, Lachaise, Lagarde-sur-le-Né, Mesnac, Montchaude, Passirac, Péreuil, Reignac, St-Félix, St-Fort-sur-le-Né, St-Laurent-de-Cognac, St-Laurent-des-Combes, St-Léger, St-Médard-de-Barbezieux, Auge-St-Médard, St-Même-les-Carrières, Ste-Sévère, St-Simeux, Ste-Souline, St-Sulpice-de-Cognac, Salles-de-Barbezieux, Sauvignac, Vignolles.

Communes assainies : Bors-de-Baignes, Challlignac, Rioux-Martin, St-Palais-du-Né, Yviers.

Communes de sécurité : Angeac-Charente, Ars, Baignes-Ste-Radegonde, Bardenac, Bassac, Berneuil, Bessac, Blanzac-Porcheresse, Bonneville, Brie-sous-Chalais, Champmillon, Châteauneuf-sur-Charente, Chatignac, Cherves-Richemont, Chillac, Cognac, Courbillac, Cressac-St-Genis, Gondeville, Guizengeard, Houlette, Louzac-St-André, Mainxe, Mareuil, Merpins, Mons, Montboyer, Montigné, Mosnac, Moulidards, Nonac, Nonaville, Oriolles, Pérignac, Poullignac, Ranville-Breuillaud, Réparsac, Graves-St-Amant, St-Martial, St-Preuil, St-Vallier, Segonzac, Sonneville, Touvérac, Triac-Lautrait, Verdille, Vibrac.

(Source : Arrêté préfectoral 2012)

Classement des communes soumises à traitement insecticide pour l’année 2012 en Charente-Maritime :

Communes contaminées : Agudelle, Allas-Bocage, Arces, Asnières-la-Giraud, Aujac, Ballans, Belluire, Berneuil, Biron, Bois, Boisredon, Bresdon, Brie-sous-Matha, Brie-sous-Mortagne, Brives-sur-Charente, Brizambourg, Burie, Chamouillac, Champagnolles, Chaniers, La Chapelle-des-Pots, Chartuzac, Chenac-St-Seurin-d’Uzet, Clion-sur-Seugne, Consac, La Couarde-sur-Mer, Courcerac, Courcoury, Courpignac, Coux, Dompierre-sur-Charente, Echebrune, Ecoyeux, Fontcouverte, Gémozac, Givrezac, Guitinières, Jonzac, Lorignac, Macqueville, Matha, Mazerolles, Messac, Mirambeau, Mons, Montils, Montlieu-la-Garde, Mortagne-sur-Gironde, Mosnac-sur-Seugne, Nantillé, Neuvicq, Neuvicq-le-Château, Nieul-le-Virouil, Pérignac, Plassac, Pons, Prignac, Rouffignac, St-Bonnet-sur-Gironde, St-Ciers-Champagne, St-Ciers-du-Taillon, St-Dizant-du-Gua, St-Eugène, St-Genis-de-Saintonge, St-Georges-Antignac, St-
Georges-des-Agouts, St-Germain-de-Lusignan, St-Germain-du-Seudre, St-Hilaire-de-Villefranche, St-Léger, St-Martial-de-Mirambeau, St-Martin-d’Ary, St-Martin-de-Ré, St-Maurice-de-Tavernole, Ste-Même, St-Ouen-la-Thène, St-
Palais-de-Phiolin, St-Quantin-de-Rançanne, Ste-Ramée, St-Sauvant, St-Sever-de-Saintonge, St-Sigismond-de-Clermont, St-Sorlin-de-Conac, St-Thomas-de-Conac, Saintes, Salignac-de-Mirambeau, Salignac-sur-Charente, Sémillac, Semoussac, Siecq, Sonnac, Soubran, Souméras, Tanzac, Tesson, Thors, Villars-en-Pons, Villars-les-Bois, Villexavier.

Commune assainie : St-Simon-de-Bordes.

Communes de sécurité : Aumagne, Authon-Ebéon, Avy, Bagnizeau, Barzan, Beauvais-sur-Matha, Bercloux, Blanzac-les-Matha, Le Bois-Plage-en-Ré, Bougneau, Boutenac-Touvent, Bussac, Chadenac, Chérac, Chermignac, Clam, Colombiers, Coulonges, Cozes, Cravans, Le Douhet, Ecurat, Epargnes, Fléac-sur-Seugne, Floirac, Fontaines-d’Ozillac, Fontenet, La Frédière, Les Gonds, Grandjean, Haimps, La Jard, Jarnac-Champangne, Jazennes, Juicq, Lonzac, Louzignac, Lussac, Marignac, Massac, Mazeray, Meschers-sur-Gironde, Migron, Moings, Montguyon, Neuillac, Neulles, Nieul-les-Saintes, Orignolles, Ozillac, Pessines, Port-d’Envaux, Préguillac, Réaux, Rioux, Rouffiac, St-André-de-Lidon, St-Bris-des-Bois, St-Césaire, St-Dizant-du-Bois, St-Fort-sur-Gironde, St-Georges-des-Coteaux, St-Grégoire-d’Ardennes, St-Hilaire-du-Bois, St-Jean-d’Angély, St-Julien-de-l’Escap, St-Martial-de-Vitaterne, St-Seurin-de-Palenne, St-Simon-de-Pellouaille, Semussac, Le Seure, Talmont-sur-Gironde, Thénac, Les Touches-de-Périgny, Tugéras-St-Maurice, Vénérand, Virollet.

(Source : Arrêté préfectoral 2012)

 

 

 

 

 

 

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