la CARC : Une stratégie de valorisation de toutes les acitivités

18 février 2015

La CARC a tenu son assemblée générale au début du mois de décembre dans un climat de sérénité. Yves Auffret, le président et
Jean-Michel Audouit, le directeur, affichaient une certaine satisfaction car tous les indicateurs financiers et économiques sont au « beau fixe ». Le résultat dégagé en 2013-2014 a permis à la fois de redistribuer des compléments de prix sur les céréales et de conforter les capitaux propres. Le contexte climatique moyennement favorable, un marché des céréales déprimé ont été
compensés par des ventes d’approvisionnement en nette progression et un développement de la ligne de produits Ecovigne. La
coopérative, que certains opérateurs qualifient de petit opérateur, vit très bien ce statut et apporte un service de qualité à plus de 250 adhérents. L’ambition du conseil d’administration et de l’ensemble du personnel est de rechercher des relais de croissance sans chercher à faire de la croissance externe.

 

 

p24.jpgLes événements climatiques graves au cours de l’exercice 2013-2014 de la coopérative ont-ils eu des conséquences sur les productions viticoles et céréalières ?

Plusieurs événements climatiques de fortes intensités ont eu lieu au cours de l’été 2013 et aussi à la fin du premier semestre 2014. Un certain nombre d’adhérents, des viticul-teurs et des céréaliers ont été concernés par des sinistres de fortes intensités. Le premier événement grave a été la tempête des 26 et 27 juillet 2013 qui a occasionné des dégâts importants au niveau des bâtiments, des cultures d’oléagineux et des palissages de vignes. Heureusement que la collecte de céréales d’été était pratiquement terminée. Les tournesols, déjà bien développés, ont été couchés par le vent et ne se sont pas relevés. Les niveaux de rendement des parcelles les plus touchées dépassaient à
peine 10 à 12 q/ha. La collecte de tournesol a été pénalisée mais, heureusement, les maïs ont été beaux. Cette tempête a aussi occasionné des dégâts au niveau de nombreux bâtiments agricoles et des silos de la coopérative. Ensuite, l’été et l’arrière-saison pluvieuse de 2013 ont favorisé le développement du mildiou dans le vignoble et perturbé le déroulement de la maturation des raisins. La dégradation de l’état sanitaire de la vendange a obligé les viticulteurs à avancer le début de la récolte. L’événement climatique le plus conséquent est intervenu les 8 et 9 juin 2014.

Les adhérents de la coopérative ont été touchés par les sinistres de grêle de juin 2014 ?

Des orages de grêle d’une intensité rare ont traversé toute la région d’ouest en est à partir de l’estuaire de la Gironde en direction d’Aigre et de Ruffec. Un vaste territoire à partir de Gimeux, Merpins, Cognac, Nercillac, Le Cluzeau, Mareuil, Rouillac a été fortement touché et, malheureusement, les dégâts dans les vignes et au niveau des céréales ont été importants. Les espé-
rances de rendements généreux au niveau des blés, des orges, des colzas ont été en quarante minutes presque totalement anéanties. Quant aux vignes, les parcelles à quelques jours de la floraison ont été très affectées. Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits à plus 70 % et, dans ces situations, les rendements n’ont pas dépassé 20 hl/ha. D’ailleurs, à la demande de certains adhérents, la coopérative a mené une démarche auprès de
divers groupes d’assurance pour propo-ser des contrats grêle-tempête à des prix compétitifs. Cela a débouché sur le référencement de la société Suisse Grêle qui a présenté différents types de contrats lors de l’assemblée générale.

Le contexte climatique a-t-il eu des conséquences au niveau des résultats économiques de la coopérative au cours du dernier exercice ?

L’impact des événements climatiques de la tempête de l’été 2013 aura été finalement très limité car la plus faible collecte de tournesol a été compensée par des niveaux de rendements élevés en maïs. Les conséquences des orages de grêle de juin dernier ont été perceptibles sur la collecte d’été de blé et d’orge, mais, heureusement, les tournesols et les maïs ont été très beaux. Au global, l’activité céréalière de la coopérative du prochain exercice sera peu affectée, mais j’avoue que certains adhérents ont quand même beaucoup souffert.

Les résultats financiers 2013-2014 de la CARC expriment la bonne santé de l’entreprise ?

L’activité de la coopérative au cours du dernier exercice est effectivement encourageante. Le conseil d’administration et l’ensemble du personnel s’investissent fortement depuis quelques années pour améliorer les performances économiques de l’entreprise, et les efforts engagés montrent tous leur bien-fondé. Le chiffre d’affaires du dernier exercice s’établit à 13,11 M€ qui se répartit à 5,237 M€ pour la collecte et 7,6 M€ pour les approvisionnements. La part liée aux céréales enregistre une diminution liée à la baisse des cours mondiaux du blé et du maïs, et les surfaces de céréales traitées par la coopérative sont stables depuis plusieurs années. Au cours des deux derniers exercices, les capitaux propres de la coopérative ont été augmentés de 25 %. Ils représentent 42 % du capital et, d’ici quelques années, notre souhait serait de dépasser le cap des 50 %. Le fonds de roulement s’est nettement amélioré et la coopérative a acquis une indépendance financière vis-à-vis des banques qu’elle n’avait pas eue depuis longtemps. Le fait d’être rigoureux dans la gestion financière de l’entreprise permet de faire face aux fluctuations importantes du marché des céréales et aux aléas climatiques locaux qui pourraient perturber notre activité.

La taille modeste de l’entreprise n’est-elle pas un atout pour s’adapter aux spécificités locales de votre aire d’activité ?

La particularité de notre coopérative est d’avoir la capacité de s’adapter à chaque micro-environnement de l’aire d’activité. Les propriétés viticoles et agricoles distantes de seulement 10 à 30 km ont souvent des attentes et des organisations bien différentes. Ne pas vouloir prendre en compte les spécificités de chaque petit territoire serait à mon avis une grave erreur. Les différences d’analyses et de méthodes de fonctionnement au sein des exploitations viticoles sont inhérentes à l’histoire et à la culture personnelle des hommes. Cela contribue à la richesse de la région viticole et le rôle de nos équipes sur le terrain est de respecter cet état de fait. Au niveau des céréales, la CARC est confrontée à une grande disparité de situations liée aux effets sols, aux moyens mécaniques et à la surface. La coopérative privilégie les aspects de valorisation par rapport au volume. Au cours du dernier exercice, la collecte a très légèrement diminué en raison des plus faibles rendements de tournesols (effet tempête 2013) qui ont été compensés par les beaux rendements de maïs. Les bons résultats financiers ont permis de redistribuer des compléments de prix importants et cohé-rents par rapport à notre environnement concurrentiel.

Ne pensez-vous pas que la CARC sera contrainte à moyen terme de se développer pour mieux maîtriser les métiers de l’approvisionnement et de la collecte des céréales ?

La recherche d’une taille économique suffisante ou critique pour être en mesure de satisfaire les attentes des agriculteurs et des viticulteurs n’est pas dans les « gènes » de la CARC. La coopérative est effectivement une petite PME qui est très implantée dans le territoire viticole et agricole de la région de Cognac. Notre taille de petit opérateur présente des avantages et des inconvénients qu’il faut prendre en compte dans la gestion de l’entreprise. Le fait de ne pas être un gros acteur est une réalité dont il faut savoir tirer profit. L’entreprise sait faire preuve de réactivité, de professionnalisme et d’efficacité économique. Les 20 salariés ont une éthique de travail « maison » fondée sur la volonté de nouer des relations sérieuses et dans la durée avec les adhérents. Par exemple, l’économie viticole porteuse génère actuellement des investissements dans la rénovation du vignoble et l’entretien du potentiel de productivité des vignes. L’entreprise, avec les compétences des techniciens sur le terrain et son antériorité au sein des secteurs viticoles de Grande Champagne, de Petite Champagne et des Fins Bois, tire profit de cet environnement. Le développement cons-
tant de la nouvelle activité Ecovigne depuis plusieurs années atteste de notre capacité à innover et à saisir toutes les opportunités de relais de croissance. L’autre volet important de l’activité repose sur la collecte céréalière qui doit être abordée avec beaucoup de professionnalisme pour permettre aux agriculteurs de dégager les meilleurs niveaux de revenus possibles tout en limitant les prises de risque financières pour la coopérative.

Les fortes fluctuations du marché des céréales, avec des niveaux de prix records fin 2013 et un effondrement en 2014, ne fragilisent-elles pas les métiers de producteur et de metteur en marché ?

Les fluctuations importantes des cours des céréales sont une réalité que nous devons absolument intégrer pour péren-niser l’activité. Les revenus des agriculteurs et de la coopérative sont directement liés à l’offre de produit sur le marché mondial et aux démarches spéculatives de divers tra-ders. Les cours du blé, du maïs, des huiles, du riz, sont mondialisés. De mauvaises ou de bonnes récoltes, des inondations, des sécheresses aux États-Unis, en Russie, en Ukraine, au Brésil… font immédiatement réagir les cours à Chicago et cela a un impact immédiat sur la commercialisation des céréales d’un tout petit opérateur comme nous. Les ventes de céréales de la CARC sont toujours corrélées au contexte du marché mondial. Le caractère fluctuant des cours et les conséquences d’éventuels aléas climatiques régionaux sont des éléments que nous devons intégrer dans notre approche commerciale de mise en marché des céréales. La gestion de cette activité induit des prises de risque quasi permanentes que nous arrivons à gérer en nous entourant de conseils d’experts comme Agritel et en prenant des assurances de couverture. Dans un tel contexte, notre principal atout réside justement dans notre taille de petit opérateur très réactif qui travaille en étroite collaboration avec les agriculteurs. On est en mesure de répondre à des demandes du marché très spécifiques et valorisantes dont le volume limité n’intéresse pas de gros acteurs. La collaboration avec les autres coopératives de l’Entente permet de saisir des opportunités de petits débouchés, très diversifiés, qualitatifs, contraignants mais générateurs de plus-value et surtout de plus de constance des cours dans le temps.

La CARC privilégie les marchés de produits de niche aux débouchés plus standardisés ?

Effectivement, notre organisation au niveau du terrain avec les agriculteurs permet d’aborder la commercialisation en ayant la capacité de produire et commerciali-ser en quelque sorte des lots de céréales « sur-mesure ». Les cultures spécialisées représentent aujourd’hui pour des coopératives de notre taille des débouchés valorisants quand, bien sûr, tous les aspects logistiques sont maîtrisés. Le travail d’identification et de sélection des productions commence dans les parcelles des
agriculteurs (avec des itinéraires culturaux spécifiques et une traçabilité) et se poursuit dans nos silos pour stocker et tracer chaque lot de production. A Rouillac, nous avons justement reconstruit totalement le vieux silo en refaisant une deuxième réception équipée de petites cellules de 250 t pour justement jouer cette carte du tri qualitatif. Une telle stratégie nous oblige à avoir une capacité de stockage importante pour ne pas être contraint de dégager des volumes entre les collectes d’été et d’automne. La coopérative a fait de gros efforts pour augmenter ses capacités de stockage interne depuis 10 ans, et aujourd’hui nous sommes en mesure de stocker 75 % de la collecte annuelle. Cela permet d’attendre les bonnes opportunités quand le marché est dans une phase baissière. Nous avons développé des cultures spécialisées, comme des blés Label Rouge, des tournesols striés, des lentilles, des pois verts et des maïs spécifiques qui représentent 60 à 70 % de la collecte totale. Le principal avantage de ces cultures réside dans la constance de leur niveau de valorisation mais, par contre, il faut respec-ter des cahiers des charges de production contraignants. La commercialisation des produits s’effectue sur des circuits courts auprès d’opérateurs situés en Europe qui sont à la recherche de petits volumes. Ces demandes sont adaptées aux structures de la CARC et à celles des autres coopératives de l’Entente (1) avec lesquelles nous sommes associées dans toutes les démarches de commercialisation.

L’activité approvisionnement a connu un net développement au cours du dernier exercice ?

Le chiffre d’affaires de l’activité approvisionnement a progressé de 5 % au cours du dernier exercice pour atteindre 7,6 M€. Cette belle progression a été portée par les ventes de produits phytosanitaires et l’activité Ecovigne. La forte baisse des prix des engrais minéraux a engendré une perte de chiffre d’affaires de 11 % alors que les quantités vendues continuent de progres-ser. Les exigences de productivité élevées dans le vignoble continuent d’inciter beaucoup de viticulteurs à renforcer leurs apports d’engrais minéraux et organiques. Les ventes de semences sont stables maintenant depuis plusieurs années. Le contexte de forte pression mildiou au cours de l’été 2013 a engendré des réapprovisionnements en fin de campagne et des achats de morte-saison plus importants. L’investissement des techniciens sur le terrain auprès des adhérents dans les moments difficiles pour les aider à raisonner efficacement la protection du vignoble et tout au long de l’année pour les conseiller et leur apporter un appui réglementaire (et de traçabilité) permet de tisser des liens de confiance. La notion d’appui technique a pris au cours des dernières années beaucoup plus d’importance avec l’évolution du contexte réglementaire et la montée en puissance des enjeux environnementaux. Les trois techniciens, Stéphane Leclerc, Jean-Yves Sauvage et François Clément, suivent des formations dans ces domaines pour apporter aux agriculteurs et aux viticulteurs toutes les informations indispen-
sables à la gestion de la protection des cultures. L’activité Ecovigne connaît un développement spectaculaire (+ 25 %) qui est porté par l’ensemble des lignes de pro-
duits. Cette diversification de l’activité engagée depuis quelques années est vraiment un succès puisque, lors du dernier exercice, le chiffre d’affaires d’Ecovigne a atteint 2,2 M€.

Comment expliquez le succès de l’activité Ecovigne ?

Le concept d’un magasin avec une gamme longue de produits concernant la vigne, le chai, les distilleries, les chais de stockage et la mise en bouteille correspond à une attente des viticulteurs. Les clients ne perdent pas de temps. Ils peuvent acheter chez nous des piquets, des manchons de désherbage, des attacheurs, des tuyaux à vins et eaux-de-vie, des pompes, des racks de stockage pour les barriques. C’est un lieu unique dans la région délimitée avec des produits de qualité où la démarche d’achat est toujours accompagnée de conseils. Le magasin draine des viticulteurs de toute la région délimitée. L’investissement personnel important des deux collaborateurs a aussi fortement contribué à la réussite d’Ecovigne. Le développement de l’activité auprès d’agriculteurs non adhérents à la coopérative va nous obliger, dès l’exercice prochain, à intégrer le chiffre d’affaires Ecovigne dans la filiale Cognac Jardins que la coopérative possède depuis longtemps.

L’activité prospère de la CARC au cours de l’exercice 2013-2014 vous incite-t-elle à développer de nouveaux projets ?

La bonne évolution d’activité depuis quelques années a permis de renforcer les structures financières de la coopérative, ce qui est indispensable pour s’adapter aux fluctuations du marché des céréales et de l’activité approvisionnement. Les niveaux d’investissement importants qui ont touché tous les secteurs d’activité dans le vignoble charentais représentent pour la coopérative un marché naturel que nous exploitons bien. Profitez de cette bonne période pour consolider notre activité et satisfaire les attentes de nos adhérents représentent des priorités pour la coopérative. La taille modeste de l’entreprise représente un atout indéniable pour innover et faire preuve de réactivité que le conseil d’administration souhaite préserver. La CARC capte des relais de croissance sans envisager une croissance externe.

(1) L’Entente commercialise les productions de céréales de 9 coopératives : la coopérative de Matha, la Cavac-Villejésus, la CARC, la coopérative de Chérac, la coopérative de Saint-Pierre-de-Juillers, la coopérative de Tonnay-Boutonne, la coopérative de Courçon, la coopérative de Saint-
Agnant et la coopérative de Beurlay.

François Clément, le nouveau technicien de la CARC
L’équipe de techniciens de la CARC a intégré depuis le mois de septembre dernier un nouveau collaborateur, François Clément, en remplacement d’Olivier Delloye qui a pris un poste à responsabilités dans un vignoble important de la région. Le nouveau technicien connaît très bien l’univers de la production viticole puisque ces précédentes expériences professionnelles l’ont amené à occuper des fonctions de chef de cultures, techniques et commerciales dans divers vignobles du Val de Loire et à l’étranger. F. Clément souhaitait travailler dans un univers privilégiant les contacts directs et le déve-loppement technique avec les viticul-teurs et les agriculteurs. Sa formation supérieure en viticulture-œnologie et ses origines angoumoisines et segonzacaises lui avaient permis de tisser des liens forts avec le vignoble de Cognac. L’offre d’emploi de la CARC a été pour lui et son épouse l’occasion d’un retour aux sources en s’investissant dans un métier de conseil et préconisation techniques qu’il affectionne. Le jeune technicien, encadré par Stéphane Leclerc, travaille sur les secteurs de Grande et Petite Champagne depuis quatre mois.

 

Les chiffres clés de la CARC au cours de l’exercice 2013-2014

l 250 adhérents actifs.
l 18 salariés.
l Chiffre d’affaires de l’exercice 2013-2014 : 13,11 M€.
l Répartition du CA :
– Céréales : 5,237 M€.
– Approvisionnements : 7,6 M€.
l Un résultat de 131 000 € et une augmentation des capitaux propres de 25 % qui atteignent le niveau de 42 % du capital social.
l Hausse du chiffre d’affaires produits phytosanitaires de 7 %.
l Baisse du chiffre d’affaires engrais de 11 % liée à la chute des cours des matières premières.
l Progression du chiffre d’affaires d’Ecovigne de 25 % et des phytos de 7 %.
l Une collecte de céréales de 23 200 t.
l Une baisse des apports de tournesols (effet tempête été 2013) compensée par des rendements de maïs élevés.
l Une commercialisation privilégiant les marchés de niche.
l Une volonté de miser sur les cultures spécialisées : blé Label Rouge, lentilles, tournesols striés, pois verts…
l Une éthique d’entreprise : accompa-gner les adhérents dans leurs productions viticoles et céréalières.

 

 

 

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