Questions à Michel Dantin, député européen

23 juillet 2014

De l’élection du nouveau Parlement européen à la proposition d’acte délégué sur l’encadrement du potentiel de production en passant par l’avenir de l’Intergroupe vin, questions au député européen Michel Dantin. Interview réalisée le 3 juin 2014, alors que la Commission devait soumettre son projet d’acte délégué. Depuis, des réunions d’experts se sont succédé.

 

 

p38.jpgEst-ce que l’élection du nouveau Parlement européen peut interférer d’une quelconque manière sur le dossier viticole des plantations ?

D’aucune façon, dans la mesure où, au sein des principaux groupes politiques, nous retrouvons les mêmes acteurs. De même, si le collège des commissaires européens est appelé à être renouvelé en septembre prochain, c’est bien Dacian Ciolos, l’actuel commissaire européen à l’agriculture, qui est chargé de mettre sur la table la proposition finale d’acte délégué relatif aux plantations. C’est à partir de cette date que s’ouvrira le délai de deux mois qui permettra au Parlement de prendre position. Face à un projet d’acte délégué, le Parlement n’a pas 36 alternatives. Il n’en a que deux : soit il accepte le texte en ne disant rien, soit il le rejette.

Au jeu des pronostics…

Je ne peux rien dire tant que je n’ai pas la copie de l’acte délégué.

En ce début juin, il se dit qu’une version d’acte délégué circulerait entre la DG Agri et le cabinet du commissaire, qu’il y aurait des tractations en coulisse, des réunions de travail entre la DG Agri et différents groupes d’intérêts. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est un secret pour personne. La DG Agri était contre le rétablissement de l’encadrement des plantations nouvelles. C’est normal qu’elle s’en remette à l’arbitrage du commissaire à ce niveau d’avancement du dossier. En ce qui concerne les rencontres des uns et des autres, c’est une pratique habituelle à Bruxelles. La Commission reçoit tout le temps. En ces matières, je crois qu’il faut garder son calme.

Etes-vous plutôt confiant sur l’issue du dossier ?

Moi, je suis optimiste par nature. Si, en ce qui concerne la réforme de la PAC, toutes les catastrophes prédites s’étaient réalisées, nous n’en serions jamais arrivés à l’accord politique signé en juin 2013. C’est pourquoi je suis plutôt confiant. Je connais bien le commissaire Dacian Ciolos. Je sais qu’il est possible de travailler avec lui.

Sous l’ancienne mandature, vous aviez été désigné par vos collègues députés comme l’un des trois rapporteurs pour la réforme de l’OCM unique*. Gardez-vous vos fonctions dans la nouvelle mandature ?

A partir du moment où j’ai été réélu, je vais poursuivre ma mission. Je reste en charge du suivi de la réforme de la PAC, en tout cas sur les volets qui me sont impartis.

Lors des dernières élections européennes, Astrid Lulling, la députée luxembourgeoise, n’a pas été candidate. Qui va présider l’intergroupe Vin ?

Nous allons nous organiser prochainement pour désigner un successeur à Astrid. Mais d’abord, il faut que les partis politiques se mettent d’accord pour constituer un Intergroupe. Vous savez que leur nombre est limité et qu’il faut recueillir un certain nombre de voix. En fait, tout va dépendre des contours qui vont être donnés à ce groupe. En fonction de son champ d’action, sera choisie la personne la plus idoine pour le présider. Il est clair qu’Astrid souhaite que je prenne sa suite mais je ne suis pas sûr d’être le meilleur des candidats pour cette fonction.

* Au sein de la Commission de l’agriculture du Parlement européen, trois rapporteurs ont été désignés pour la réforme de l’OCM unique : Luis Manuel Capoulas, Giovani la Via, Michel Dantin.

 

 

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