Fort coup de vent sur le vignoble de Cognac

29 juillet 2013

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Commune de Sigogne (16) – Rangs couchés sous la violence du vent

 

Suite à l’orage qui a éclaté un peu après minuit le samedi 27 juillet, une bonne partie du vignoble de Cognac a essuyé un fort coup de vent, avec des rafales atteignant les 130 km heure. Pendant une partie de la nuit, la tempête, accompagnée de trombes d’eau, a sévi sur une large bande allant des rives de la Gironde jusqu’au Rouillacais, en passant par Gémozac, Pons, Archiac, la vallée de la Seudre, le pays bas de Matha et une partie des coteaux de Grande-Champagne.

Dégâts dans les vignes avec des rangs couchés, des baies abîmées, des rameaux tombés ou décrochés du palissage (essolage). Si la grêle fut relativement circonscrite – sur quelques communes ou partie de communes, notamment dans les secteurs de Pons (17) et de Rouillac (16) – le dommage le plus grave concerne la confusion semée dans la végétation. Un "dérangement" spectaculaire dans certains endroits.

Le problème n’est pas à prendre à la légère. Il conditionne la bonne alimentation des raisins, d’éventuels problèmes de grillure (exposition des baies au soleil), ainsi que les conditions d’entrée dans la vigne pour réaliser les traitements phyto-sanitaires. A ce sujet, une vigilance accrue est de rigueur, compte tenu d’une certaine fragilisation des baies et des conditions météorologiques chaudes et humides.

Les vignes non palissées (port libre), de type cordons ou arcures hautes, se sont retrouvées particulièrement exposées à la prise au vent. De même que les vignes palissées avec certains piquets métalliques (problème de diamètres, marques, distances entre piquets…). Certes, les piquets métalliques offrent un gain de temps appréciable. Mais l’accident qui vient de se produire  emmènera sans doute à une réflexion.

Bien que moins spectaculaires que ceux dus à la grêle, les dommages consécutifs au vent et à la pluie sont qualifiés de « sournois » par les viticulteurs. Quelques jours après l’évènement, pas mal de raisins meurtris avaient pris une vilaine couleur rougeâtre. « Les vignes sont en train de changer de physionomie. Nous risquons d’avoir plus de dégâts qu’appréciés au départ » relataient des viticulteurs sinistrés. L’urgence du moment consistait à redresser les rangs,  réparer les fils, palisser à nouveau les vignes. Un surcroît de travail assorti d’une probable perte de récolte. Via le syndicat UGVC , la solidarité s’organisait entre viticulteurs.

Potentiel de récolte

Au printemps, à fin floraison, un phénomène de coulure avait déjà entamé quelque peu le potentiel de récolte. Un avatar parfois minoré par les viticulteurs eux-mêmes, persuadés « que le cépage Ugni blanc compense toujours». Mais, comme le signale un technicien – « quand il manque 5 % de baies dans une grappe, ce n’est pas grave, 20 % c’est plus compliqué. »
Tout cela pour dire que l’appréciation visuelle n’est pas toujours fiable. Pour le rendement en jus, le pressoir reste encore le seul juge de paix.
Début juillet, un communiqué de la Station viticole du BINC indiquait un potentiel de récolte Cognac 2013 dans la moyenne des dix dernières années. Supérieur de 20 % à celui de l’an dernier, le nombre de grappes/ha se situe en dessous de 2004 (- 25 %), année abondante. Au final, ce sera encore le degré qui fera la différence. Normal ! A Cognac, c’est le volume en alcool pur qui compte.

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