Hennessy – Site du Pont-Neuf : le nouveau centre d’mbouteillage sort de terre

24 novembre 2015

Sur la commune de Salles-d’Angles, près de Cognac, les travaux sont passés à la vitesse supérieure. Après le terrassement au printemps et durant l’été, la superstructure émerge progressivement. L’ouverture du centre d’embouteillage et de la plate-forme logistique est prévue début 2017. Le 10 septembre 2015, Christophe Navarre et Bernard Peillon ont posé la première pierre – symbolique – du chantier.

La date n’était pas choisie au hasard. Le 10 septembre 1765 – il y a 250 ans exactement – Richard Hennessy signait l’acte de fondation de la maison. Beau symbole que la pose d’une première pierre pour le futur. Ce futur, Hennessy et le groupe LVMH le voient sous des couleurs attrayantes, celles de la progression des ventes. D’où la nécessité d’adapter l’outil industriel. Présent le 10 septembre, Christophe Navarre, président-directeur général de Moët Hennessy, s’est permis un léger retour en arrière. « Quand je suis arrivé ici, en 1997, la région était en pleine crise. Personne ne savait pas très bien où l’on allait. Malgré tout, quelques années plus tard, en 2001, la région vendait plus ou moins 9 millions de caisses, dont 3 millions pour Hennessy. Aujourd’hui, la région vend quelque 13 millions de caisses et Hennessy flirtera sans doute avec les 6 millions de caisses en fin d’année. Alors, quand Bernard Peillon me dit que la région peut atteindre les 20 millions de caisses dans les 20-30 prochaines années, je suis tenté de le croire. »

Un redéploiement

C’est en 1991 que l’unité d’embouteillage de La Vignerie est créée (quartier du Dominant à Châteaubernard). Elle est calibrée pour traiter 3 millions de caisses. Aujourd’hui et après des ajustements successifs, sa capacité d’absorption atteint les 6 millions de caisses, mais elle est au « taquet ». Un redéploiement s’imposait. Ce sera le site du Pont-Neuf, envisagé comme seconde unité de conditionnement d’Hennessy, doublée d’une plate-forme logistique. Dans une première tranche d’investissement, l’unité est conçue pour absorber 8 millions de caisses (96 millions de bouteilles de Cognac), mais une seconde tranche pourrait lui permettre de monter à 10 millions de caisses. Bernard Peillon, le président d’Hennessy, parle d’un investissement majeur pour le groupe. « L’enveloppe globale porte sur 85 millions d’euros pour cette première phase, mais la vision que nous avons du projet dépassera ce montant-là. » La future unité de conditionnement occupera un terrain de 30 ha, acquis en 2013 auprès de la Communauté de communes de Grande Champagne. Le chantier a été confié à l’agence d’architecture parisienne Jean- Marc Sandrolini. Ce cabinet a déjà travaillé pour le groupe LVMH : centre de « fragrances » de Givenchy à Beauvais, manufacture Louis Vuitton à Fiesso (Vénétie). L’idée architecturale du Pont-Neuf ? « Créer une image forte, intégrée dans un traitement paysager spécifique. »

Une nef de 350 mètres

Imprégné de l’histoire de la maison et notamment de la structure métallique créée par Marcel Oudin à La Richonne, en 1929, l’architecte a conçu pour l’atelier de mise en bouteilles une nef de 350 m de long. Une attention particulière a été accordée au traitement acoustique du bâtiment (textile tendu en matériau PVC) ainsi qu’à son intégration paysagère. Après d’importants travaux de terrassement – 80 000 m3 de terre remués, 4 000 mouvements de camions – la recomposition paysagère est à l’oeuvre. Côté « cour » (vers la ville de Cognac) comme côté « jardin » (vers le vignoble), de grandes baies s’ouvriront sur l’extérieur, permettant un échange de lumière et de vues. « Ce sera un lieu de travail mais aussi un lieu de vie. C’est clairement ce que voulait le maître d’ouvrage et notamment Bernard Peillon », a expliqué J.-M. Sandrolini. Le bâtiment sera bien sûr HQE (haute qualité environnementale). La certification porte déjà sur la conception du chantier. Pour ce programme assez exceptionnel, la société de négoce a fait le choix du local. Plus de la moitié des entreprises retenues lors de l’appel d’offres appartient à la grande région. « Nous sommes parfaitement conscients de notre rôle de leader et de la responsabilité que cela implique », a indiqué le président d’Hennessy. Christophe Navarre a redit son attachement à « cette formidable maison ». « Hennessy est l’un des fleurons du groupe LVMH, et je peux dire avec fierté l’un des fleurons de l’économie française. L’avenir, nous le regardons avec humilité mais aussi avec ambition. »

Repères

Calendrier prévisionnel : • Octobre 2016 : achèvement de la construction des bâtiments. • Novembre 2016-mars 2017 : intégration progressive des équipements (cuveries, lignes automatisées, process logistique des produits finis). • Avril 2017 : démarrage progressif de l’activité. Chiffres clés : • Surface du bâtiment : 26 000 m2, sur 30 ha de foncier. • Nombre de collaborateurs concernés par le projet : 100. • Economies d’énergie : 50 %. • Verdissement : 240 000 m2 de plantations diverses adaptées à l’environnement.

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