Un conseil global

3 mars 2009

L’échange entre adhérents, la réactivité du conseil, un suivi « de fond » et une approche globale de l’exploitation considérée dans sa polyvalence forgent « l’esprit CETA ». En Charente-Maritime, la FDCETA présente la particularité d’être implantée en zone viticole. Un exemple quasi unique en France.

Ingénieur CETA, Christophe Terrier s’occupe de toute la partie sud du département. Il laisse la partie nord à son collègue, qui prend en charge les exploitations céréalières. Une secrétaire et un technicien complètent l’équipe de la FDCETA, domiciliée à Saintes, zone de l’Ormeau-de-Pied. Le mouvement CETA a vu le jour au début des années 60. Ici comme ailleurs, la FDCETA a d’abord fonctionné avec la Chambre d’agriculture puis a pris son indépendance à partir de 1992. Association loi 1901, elle délivre un conseil de caractère privé. Elle ne travaille pas à la prestation mais au forfait, forfait à l’ha de vigne ou à l’ha de céréale. Cette manière d’envisager les choses répond d’abord à une simplicité de gestion mais aussi et surtout à un état d’esprit : « Quand on a besoin de moi, j’y vais ! » Par définition, l’ingénieur CETA se met à la disposition de ses membres. Pratiquerait-il une forme d’assistanat ? Il lui préfère le terme « d’accompagnement ». « Les réglementations deviennent tellement compliquées que les agriculteurs ont du mal à dégager la synthèse. Nous disposons de l’information plus rapidement qu’eux et nous la restituons tout aussi rapidement. » Le grand mot est lâché : réactivité. Portables, fax… Tous les moyens sont bons pour que l’information circule vite. Toujours la notion de service. L’échange entre les membres est également présenté comme une vertu cardinale. Celui qui a un projet en discute avec le groupe. C’est le système de l’enrichissement mutuel. Selon les centres d’intérêts du moment, le groupe pourra s’emparer des thèmes de la succession, du changement de la chaudière ou du pressoir, de la réglementation viticole, de l’intérêt ou non de planter…l’ingénieur CETA apporte du grain à moudre et repart lui-même lesté de quelques informations supplémentaires. L’ingénieur CETA n’aime pas trop qu’on le compare à un technicien. Il se vit plutôt comme un conseiller polyvalent, apte à se « briefer » sur n’importe quel sujet. Cela suppose bien sûr un certain degré d’engagement. Les exploitations sont considérées dans leur globalité et naturellement dans leur polyvalence (vignes, céréales, atelier viande…). Si l’agriculture raisonnée tient la corde, certaines exploitations sont bio et d’autres « pures phyto ». « Il faut faire coïncider tout le monde. » Qui adhère au mouvement CETA ? Christophe Terrier indique qu’on y retrouve à peu près toutes les tailles d’exploitation, les 10 ha de vignes comme les 50 ou 60. Pour lui, l’envie de se « remettre en cause » constituerait le dénominateur commun des adhérents. Parmi les jeunes agriculteurs, il constate que beaucoup n’ont pas fait d’études agricoles au profit d’un cursus plus général. Quand ils reviennent sur l’exploitation, ils ont tendance à marcher sur les traces de leurs pères. Puis ressentent le besoin d’autre chose. Le CETA offre un suivi « un peu plus profond ». Une rencontre mensuelle permet d’aborder les sujets choisis par le groupe tandis que des rencontres « bouts de champs » ou « bouts de vignes » sont organisés par l’ingénieur tous les quinze jours à l’occasion de ce qu’il appelle ses « tours de plaine ». La FDCETA 17 compte une quinzaine de CETA, eux-mêmes de dimensions variables : entre 5-6 et 15-20 membres. En tout, en Charente-Maritime, ils sont 150 agriculteurs à adhérer au mouvement CETA, à parts égales entre le nord et le sud du département. Alors que les FDCETA sont très implantées en céréales ou en arbo, elles restent l’exception en viticulture. A tel point que la FDCETA de Charente-Maritime se demande si elle n’est pas un cas unique.

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