Fête du Cognac du 28 au 30 juillet 2016 : la jeune scène Electro Pop à Cognac

30 août 2016

La Fête du Cognac, 19 ème édition du nom, accueillera fin juillet la jeune scène électro pop française et internationale. Parmi ses porte-étendards , Too Many Zooz, Trumps, AaRon ou Caravan Palace. Belle programmation qui vient soutenir une manifestation toujours aussi courue même si ses équilibres économiques restent sur le fil du rasoir.

Programmation affûtée et alléchante que celle de la Fête du Cognac. Le mérite en revient à Gaëtan Brochard, le directeur de West Rock, la scène cognaçaise des Musiques actuelles. Mais gageons que le goût et la culture musicale ont dû aussi gagner du terrain chez les jeunes viticulteurs et agriculteurs au cours de ces dix-neuf années. Car oui, la Fête du Cognac fêtera sa vingtième édition l’an prochain, en 2017. Pour l’heure, la manifestation tente de s’adapter aux nouvelles contraintes issues du plan Vigipirate, déjà d’actualité en 2015. Jauge revue à la baisse (de 10 000 à 8 000 entrées), recours accru à la sécurité, « barriérage » plus dense…telles sont quelques-unes des traductions de ce corsetage obligé. L’an dernier, ils avaient été 22 425 visiteurs à fréquenter les quais de la Charente sur les trois jours, sans incidents majeurs. Les retours avaient été bons. Les organisateurs attentent la même affluence cette année et le même niveau de satisfaction. Là où ça pêche, c’est sur l’aspect financier. Malgré une billetterie « au top », La Fête du Cognac a conclu son dernier exercice sur un déficit, certes réduit mais un déficit tout de même (53 000 € sur un budget global de 450 000 €).

 

Sur le fil du rasoir

 

Les réserves ont permis de régler « rubis sur l’ongle » les prestataires. Mais cette année, l’association Loi 1901 démarre sur le fil du rasoir. « On serre les fesses et les boulons » a dit dans un langage fleuri Karl Lorca, porte-parole des neuf membres du comité directeur.  Au creux de l’hiver, les membres de l’assoc. ont décidé de saisir le taureau par les cornes et de voir d’où venait le déficit. Cette comptablité analytique, poste par poste, Cédric Faria s’en est chargé. Un gros travail. Il en ressort logiquement que la conjugaison moins d’entrées / plus de sécurité n’a pas aidé. Plus surprenant et donc plus intéressant fut l’analyse du poste « assiette », plat par plat. Il s’avère que le prix de revient de certaines spécialités dépasse le prix vendu. Conséquence – « plus tu vends, plus tu perds. » Des tarifs ont été revus – « nous ne sommes pas là pour vendre à perte » – et la billetterie elle-même a un peu évolu. Si l’association, après moult débats, a décidé de ne pas toucher au prix d’entrée de 10 € la soirée – «l’association n’a pas vocation à faire des bénéfices » – le choix a été fait de supprimer le tarif préférentiel de 7 € accessible en pré-vente sur le site internet. S’il est toujours possible de réserver son billet sur le net, ce sera au tarif de 10 €.

 

Karl Lorca a par ailleurs indiqué que la Fête du Cognac avait actualisé sa charte des bénévoles. « Nous demandons à chacun d’être responsable et d’aller dans le sens de La Fête ». En clair les copinages qui « consisteraient à offrir des tournées à ses potes » auront mauvaise presse. Mine de rien, 400 bénévoles se relaient sur La Fête du Cognac durant les trois jours. L’année 2015 avait signé le démarrage d’une initiative, celle de demander systématiquement aux bénévoles de participer à une journée de montage. Satisfaction sur toute la ligne. Non seulement le montage fut plus fluide mais ce travail en commun a soudé les rangs. L’ambiance sur La Fête en a profité . Une autre initiative a porté ses fruits, celle du bracelet. Les jeunes de moins de 18 ans ainsi que les « chaloupés de la démarche » n’obtiennent pas le sésame, celui qui permet d’aborder les bars. Sans constituer une parade définitive, ça aide. La couleur des tee-shirts cette année ? Bordeaux. Serait-ce un hommage implicite à la naissance de la Cité du vin de l’autre côté de la Garonne !

 

   L’affiche 2016

 

Jeudi 28 juillet

21 h – Too Many Zooz

Ce groupe new-yorkais a une cinquantaine de dates en Europe cet été. Découvert dans le métro de la « grosse pomme », il mélange styles et courants : jazz, Hip Hop, électro, techno, Soul…

23 h –  LEJ (Elijay)

Elles sont trois filles, trois amies d’enfance aux talents variés (chant, percussion, violoncelle). Maîtrisant les codes de la musique classique, elles se sont testées dans un genre plus actuel. Leur opus « Summer video » postée sur le net les a fait connaître en 2015. Bingo ! Depuis, elles ont assuré la première partie de Pharell et de bien d’autres.

Vendredi 29 juillet

21 h – Trumps

L’audience du groupe poitevin commence a déborder la sphère picto-charentaise. Ses atouts (trumps) ? Une pop sophistiquée, assez aérienne et parfois rock, tournée vers l’électro. Influence revendiquée : Depeche Mode

22 h 30 – AaRon

Révélé en 2007 par son single U-Turn (Lili) qui servi de bande-son au très beau filme de Pillipe Lioret « Je vais bien, ne t’en fait pas », Simon Buret et Olivier Coursier occupent toute leur place sur la scène indie-pop hexagonale.

23 h 30 – Synapson

Synapson, nom tiré du mot synapses, qui relient nos neuronnes. Alexandre Chiere le musicien et Paul Cucuron le geek font ensemble de la musique électronique, dans la veine de The Avener, sur les quais de Cognac l’an dernier.

Samedi 30 juillet

21 h – Victoria et Jean

La suédoise Victoria Tibblin mêle sa voix à la guitare du belge Jean . Un beau mix.

23 h – Caravan Palace

Electro swing, jazz manouche…Ils aiment les ambiances à la Django Reinhart, Boris Vian l’électro et la danse. C’est magic.

Infos – Réservation – www.lafeteducognac.fr

 

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