Elections UGVC : Réseau des délégués : L’incubateur syndical

25 février 2017

Les adhérents du syndicat UGVC ont jusqu’au 17 février 2017 pour faire acte de candidature au poste de délégué. Des délégués qui jouent le rôle de « courroies de transmission,  ascendantes et descendantes »  mais qui constituent aussi le vivier des 54 membres du conseil d’administration de l’UGVC. Un enjeu fort en cette année élective qui verra le renouvellement de l’assemblée plénière du BNIC, de l’ODG, du CRINAO pour la période 2017-2021.

C’est le second cycle électoral complet qu’organise l’UGVC. Le premier avait eu lieu de février à mai 2014 (en 2011, année de création du syndicat, les délégués avaient bien été élus mais pas le conseil d’administration). Comme la fois précédente, ces élections vont s’étendre sur plusieurs mois. Première étape : l’élection des délégués et avant même cette élection, le dépôt des candidatures . Les adhérents de l’UGVC ont jusqu’au 17 février prochain pour le faire. Comment ? En adressant leurs demandes au syndicat par courrier ou par mail. « Avec nos 2 000 adhérents, nous disposons d’un beau potentiel de candidats » se réjouissent Alexandre Imbert et Emilie Chapalain, respectivement directeur du syndicat et directrice communication et développement. Car c’est vrai, en Charentes aujourd’hui, un viticulteur sur deux est adhérent du syndicat. Un score flatteur qui mérite cependant d’être contextualisé. Car à l’engagement syndical, à l’offre de services (aide à la constitution de dossiers), aux achats groupés (fioul, tuyaax…) s’ajoute l’effet d’aubaine du Plan collectif de restructuration viticole. En effet, qui veut bénéficier du plan collectif doit au préalable adhérer  à l’UGVC, structure  porteuse de ce même plan collectif. Un  coup de pouce efficace, ce qu’admet volontiers l’UGVC.

 

Des sujets de plus en plus complexes

 

Ceci dit, E. Chapalain parle de viticulteurs plus motivés, plus réactifs. « Il fut un temps où ils s’exprimaient peu. Aujourd’hui, ils réagissent à l’actualité, sur des sujets de plus en plus complexes : potentiel de production, transferts, développement durable… » Selon le syndicat, cette dynamique rejaillit sur le panel de délégués. Même si le processus n’est pas bouclé, l’équipe administrative constate un bon taux de renouvellement ainsi que la présence de jeunes parmi les candidats. Peut-être est-ce aussi dû aux relations tissées avec le réseau J.A. « Nous essayons de rétablir le lien qui existait autrefois entre syndicalisme jeune et  syndicalisme viticole » explique Alexandre Imbert. « Car, dit-il, la qualité de formation des J.A ne se démontre plus. Elle fait partie intrinsèque du parcours ».

 

En ce qui concerne le nombre de délégués, les statuts prévoient un plancher de 180 délégués et un plafond de 540, avec une répartition par cru (1). Lors de la dernière mandature, ils furent 339. « L’idée est d’en compter au moins autant » précise Émile Chapalain.

 

Elections des délégués

 

L’élection des délégués se déroulera du 1er au 15 mai, avec un vote par  correspondance  à l’intérieur des crus, eux-mêmes divisés par circonscriptions (liste des communes sur le site internet du syndicat). Après avoir été élus, les délégués auront pour mission de désigner le conseil d’administration. Dans un premier temps, il y aura appel de candidatures au poste d’administrateur parmi les délégués (avant le 15 avril) et dans un second temps vote proprement dit. Le vote aura-t-il lieu lors de l’AG constitutive fin mai ou de façon décalée, sous la forme d’un scrutin par correspondance ? La réponse n’est pas tranchée. « D’un point de vue logistique, une élection pendant l’AG est un peu lourde et prend du temps. Nous devons y réfléchir» indique le directeur du syndicat. Une fois désigné, le conseil d’administration nommera son président ainsi que le bureau *, aujourd’hui composé de 17 membres mais qui peut en compter entre 14 et 20. La désignation du futur bureau se passera de la manière suivante : les administrateurs de chaque cru proposeront deux représentants mais s’il y a plus de candidats que de postes, le conseil d’administration tranchera. Quoiqu’il arrive, cette procédure de désignation s’achèvera à la fin du premier semestre 2017. Car le second semestre de l’année sera consacré aux nominations au BNIC, à l’ODG, …

 

Liste des noms au BNIC

 

C’est l’UGVC qui propose la liste de viticulteurs appelés à siéger à l’assemblée plénière du BNIC et donc potentiellement, dans les différentes commissions, groupes de travail de l’interprofession ainsi qu’au comité permanent. Dorénavant, tous les membres du syndicat viticole siégeant à l’assemblée plénière seront issus du conseil d’administration.

C’était presque toujours le cas auparavant mais l’UGVC a voulu l’inscrire dans son règlement intérieur.  « Une manière de rationaliser les choses » a précisé Alexandre Imbert.

 

Au sujet de l’ODG, c’est un peu différent. Il s’agit d’une élection de personnes. Certes l’UGVC fournit une liste de viticulteurs et incite ses adhérents à voter pour eux mais rien n’empêche des candidats libres de se présenter…et d’être élus, comme c’est d’ailleurs le cas.

 

Si l’organisation pyramidale du syndicat repose bien sur le socle des délégués, seul un petit nombre d’entre eux  se retrouvera  en capacité d’interagir avec son environnement professionnel, qui au sein du conseil d’administration, qui en tant que membre d’instances représentatives… Dans ces conditions, comment faire vivre la structure, donner aux délégués l’envie de s’impliquer , de jouer ce rôle si important de maillage du vignoble ?

 

Réseau des délégués

 

Stéphane Roy, le président de l’UGVC, en convient – « mandat après mandat, la question de l’animation du réseau des délégués se pose de manière récurrente au syndicat ». Peu ou prou, la solution proposée passe par l’information, une information plus juste, plus réactive, plus ciblée. Rien de nouveau sous le soleil. Tout à été expérimenté ou presque.  Il s’agit plus d’une affaire de détermination : organiser des rencontres régulières avec les délégués tous les semestres (trimestre?) et s’y tenir ; relayer par mail les infos à la sortie  de la réunion…Les élus du conseil d’administration comptent sur les services de l’UGVC pour les aider à trouver le bon tempo. De leur côté, ils vont se former à la prise de parole. Car l’exercice, mine de rien, requiert un certain talent.

 

 

1) Grande-Champagne : 27 délégués minimum, 81 maximum

   Petite-Champagne : 38 minimum, 111 maximum

   Borderies : 9 minimum, 27 maximum

   Fins Bois : 75 minimum, 225 maximum

   Bons Bois : 31 minimum, 93 maximum

 

2) Composition du bureau de l’UGVC (mandature 2014/2017) : président, trésorier, trésorier adjoint, secrétaire général, secrétaire général adjoint, les 5 présidents de crus, les représentants des collèges, les membres du comité permanent du BNIC ne faisant par partis des personnes citées.

Légères modifications sur la nouvelle mandature 2017-2021 :  dorénavant, il y aura deux représentants par crus (et non plus un seul), les collèges disparaissent. Demeurent sans changement les « 5 de tête » ainsi que les membres du comité permanent du BNIC « hors postes ».

 

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