Les nouvelles mensurations de l’Europe viticole

10 mars 2009

europe_25.jpgOn ne peut pas vraiment dire que l’Europe se « pinardise » mais parmi les dix pays entrants, quatre au moins arrivent avec des vignobles – Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Slovénie – et deux pays pressentis pour la seconde vague de 2007-2008 font figure de poids lourds, au moins en terme de potentiel de production viticole : la Roumanie et la Bulgarie. Chance ou danger ? Un colloque, organisé par l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers début 2004, en a débattu avec des représentants de l’ancienne et de la nouvelle Europe « blanc, rouge, rosé ».

 

Une viticulture de l’Est marquée par le poids des négociants-vinificateurs.

Le 1er mai 2004, jour de l’élargissement, la communauté viticole européenne a pris un tour de taille supplémentaire. Les dix pays entrants ou, plus exactement, la petite moitié à posséder de la vigne, apportent environ 10 % de surfaces en plus et 4 % de récolte supplémentaire. L’Europe viticole s’arrondit un peu aux entournures, sans que cela fasse pour autant « sauter les boutons de la chemise ». Le problème sera peut-être à reconsidérer le jour – on parle de 2007 – où rentreront la Bulgarie et la Roumanie. Car si actuellement ces deux pays représentent la production de l’Allemagne (10 millions d’h vol)., leurs surfaces plantées – 78 000 ha pour la Bulgarie et 250 000 ha pour la Roumanie – leur permettront sans doute d’envisager l’avenir avec un peu plus d’appétit. Reste qu’à ce jour, les principales questions posées par l’intégration ne sont pas d’ordre quantitatif mais bien d’ordre politique, dans le sens de l’introduction d’une nouvelle donne dans le jeu viticole européen. Comment les pays viticoles entrants vont-ils s’approprier ce qu’il est convenu d’appeler « l’acquis communautaire » ? Dans quel sens pèseront-ils pour orienter la « géopolitique viticole » de la nouvelle Europe à 25 ? Plus prosaïquement, faut-il craindre la concurrence de produits à faible coût de production ? L’entrée des PECO* dans l’Union européenne va-t-elle se traduire par l’ouverture de nouveaux marchés pour les pays viticoles de l’Ouest ? confrence_de_l_esa.jpgToutes ces questions ont été débattues lors des 2es Rencontres de la Viticulture européenne en Val de Loire organisées à Angers par l’ESA (Ecole supérieure d’agriculture d’Angers) lors du Salon des vins du Val de Loire (Sival). En présence des étudiants participant à la formation du Master Vintage (voir encadré page 24), se sont retrouvés des universitaires et membres des interprofessions ou administrations des différents pays viticoles, de l’Ouest (France, Italie, Portugal, Suisse…) et de l’Est (Hongrie, Slovénie, Roumanie). L’occasion d’un dialogue fructueux et d’un échange de connaissances sur des données encore peu connues.

Des chiffres clés

Aurélie, Stanislas, Maximilien et les autres, tous étudiants du Master Vintage, ont resitué brièvement quelques chiffres clés. Grâce à des pays traditionnellement viticoles comme la France, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, l’Union européenne à 15 arrivait déjà en première place sur le marché mondial. Elle détenait 45 % du vignoble mondial (3,5 millions d’ha), représentait 60 % de la production (160 millions d’hl), 57 % de la consommation et 70 % des exportations. Mais une surproduction latente, liée à une baisse de la consommation intérieure et à une concurrence accrue à l’exportation a fragilisé la « vieille Europe ». Voir la crise viticole qui touche presque tous les vignobles français et européens. Car si la France est premier pays viticole européen – ce qui l’expose davantage que les autres – elle n’a pas l’exclusivité du malaise. Dans ce contexte sont arrivés le 1er mai 2004 dix pays de l’Europe centrale et orientale : les trois républiques baltes (Lituanie, Estonie, Lettonie), quatre anciens pays de l’Est (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), une république d’ex-Yougoslavie (la Slovénie) et deux îles méditerranéennes (Chypre et Malte). Si l’on y rajoute la Bulgarie et la Roumanie, ces nouveaux pays représenteraient une surface de 486 000 ha pour un potentiel de production d’environ 14 millions d’hl. A titre de comparaison, la France possède 914 000 ha de vignes et produit de l’ordre de 53 millions d’hl vol.

viticulture_de_lest.jpgA la chute du communisme, au début des années 90, les privatisations et l’économie de marché ont accéléré l’arrachage dans les PECO, déjà amorcé dans les années 80. D’une manière générale, le secteur viti-vinicole des nouveaux pays se caractérise par un encépagement peu adapté, peu entretenu et des petites structures vouées à l’autoconsommation. A l’exception de la Slovénie, dont les frais de cultures sont proches de ceux de l’Europe à 15 (vignoble en pente, besoin de main-d’œuvre), les coûts de production des nouveaux vignobles européens sont globalement inférieurs de 50 % à ceux des pays ouest-européens. Mais plus peut-être que les coûts de production, un autre élément risque d’apporter son lot de différenciation : le poids des négociants-vinificateurs dans les PECO. En effet, que constate-on dans plusieurs pays adhérents ? L’intégration plus ou moins totale de la partie production par un secteur privé fondé sur la dépouille des anciennes coopératives. Patrick Aigrain, chargé de mission « prospective » à l’ONIVINS relate l’émiettement des structures foncières après la chute du communisme, alors que les structures d’aval restaient le plus souvent concentrées entre les mains des anciens gestionnaires mués en dirigeants d’entreprise. Fonctionnant parfois en joint-venture avec des sociétés étrangères, ces structures achètent le raisin aux vignerons et s’occupent de toute la transformation (vinification, conditionnement, distillation). Des winneries à grande échelle dans un contexte où la notion de coopérative de production, voire même d’organisation professionnelle engendrent plus souvent malaise qu’adhésion. S’il existe quelques producteurs individuels souhaitant évoluer vers un modèle vigneron, ils sont le plus souvent bloqués par les difficultés d’accès au crédit. Cette question de l’accès au crédit est d’ailleurs récurrente à toute l’économie des PECO – pas seulement viticole – et constitue à coup sûr une des clés du développement.

Une masse de vins basiques

Bien qu’il existe quelques vins de haute tenue, qui n’ont rien à envier aux appellations de l’Europe occidentale, la masse des vins de l’Est reste basique, avec parfois même des problèmes de cépages hybrides (le cas de la Roumanie qui devrait faire son entrée dans l’UE en 2007-2008). La restructuration du vignoble vers un vignoble de qualité apparaît donc comme un enjeu important pour ces pays. Dans quels délais et avec quel argent ? Le règlement communautaire viti-vinicole prévoit de manière explicite que la restructuration ne peut avoir lieu qu’une fois réalisé l’inventaire précis du potentiel de production. A ce jour, très peu de nouveaux membres sont en mesure de présenter des données statistiques fiables et ceci pour plusieurs raisons : par manque de moyens financiers des services de l’Etat mais aussi parce que la petite viticulture traditionnelle reste à des années-lumière des obligations administratives (importance de l’autoconsommation) et qu’elle ne se montre pas toujours prête à légitimer des contrôles que l’histoire récente rend délicats. C’est ainsi que pour la campagne 2004-2005, dans les pays de l’est, la restructuration viticole ne toucherait que la Hongrie et encore sur une toute petite part de son vignoble. A cette occasion, et de source informelle, on
apprend que le budget annuel de l’OCM viti-vinicole, de 450 millions d’€, pourrait connaître une petite rallonge sur la prochaine campagne. Quant à connaître le véritable impact des pays entrants sur le budget viticole européen, la Commission ne s’est pas encore prononcée officiellement sur le sujet. Y aura-t-il une diminution des parts du gâteau, une nouvelle répartition des enveloppes (certains postes ayant diminué comme celui des distillations communautaires) ou bien une augmentation du budget global ? Tout ce que l’on sait c’est que, dans les pays de l’est, l’amélioration du vignoble pourra également relever d’autres sources de financement, comme les fonds d’orientaton spécifiques aux nouveaux membres (la Sapard).

La reprise de « l’acquis communautaire »

A travers ce que l’on appelle « l’adoption de l’acquis communautaire » – l’actuelle OCM viti-vinicole 1493/99 – la question des distillations communautaires représente un autre pan important, à côté de celui de la restructuration. Patrick Aigrain, de l’ONIVINS, ne masque pas les difficultés à venir. « En matière de régulation des marchés, dit-il, l’OCM vins repose sur des mécanismes de distillation. Pour que le versement d’une aide aux distillateurs puisse intervenir, un prix minimum doit être payé au producteur de vin. Or, dans les pays de l’est, il y a souvent confusion entre distillateur et producteur – les mêmes entreprises réalisent les deux opérations – quand le vin n’est pas le “pré-produit” de l’alcool. Si l’on y ajoute les difficultés de transport entre les producteurs et les distilleries, on peut supposer quelques difficultés à une mise en œuvre des mécanismes de distillations. » Si P. Aigrain considère que « la grande majorité du chemin aboutissant à la reprise de l’acquis communautaire a été juridiquement réalisé par les nouveaux entrants », il s’interroge sur les capacités organisationnelles et sur les réalités économiques face à ce nouvel arsenal juridique, notamment lors des premières années d’application de l’OCM vin. « Le formalisme juridique, dit-il, ne sera pas à lui seul suffisant pour que certains de ces pays puissent réellement bénéficier de ce qui est l’aspect positif principal de l’OCM vin, à savoir la replantation d’un vignoble apte à résister à la concurrence et l’acquisition progressive d’une crédibilité qualitative et commerciale. » La crainte sous-jacente exprimée par le chargé de mission de l’ONIVINS : que les difficultés évoquées précédemment servent d’argument à la Commission pour modifier l’acquis communautaire, dans le sens d’une réduction du coût budgétaire de la gestion du secteur, en « subsidiarisant par exemple les prestations viniques, ce qui la conduirait à ne plus porter financièrement les alcools issus des distillations obligatoires »

Au chapitre des peurs, faut-il redouter la concurrence des nouveaux pays viticoles de l’UE ? En l’état actuel, le risque paraît assez mince. Il existe bien des productions de très grande qualité dans ces pays mais dont la disponibilité s’avère par trop faible pour modifier sérieusement les courants commerciaux (on estime à environ 2 millions d’hl ces vins de très grande qualité, essentiellement le Tokaj et quelques vins blancs très typiques). Mais surtout, les vignobles de l’Est conservent un tropisme fort à l’égard de la Russie et des pays baltes, qui restent leurs marchés naturels, leurs cibles prioritaires. A juste titre d’ailleurs car le manque de compétitivité, les problèmes de sous-capitalisation et d’endettement chroniques les empêchent d’envisager sérieusement une diversification de leurs débouchés, dans un premier temps tout au moins. Maintenant il est toujours possible de soutenir que les places prises par les PECO sur le marché intérieur russe ne seront pas à prendre par les vignobles ouest-européens et, qu’en ce sens, les nouveaux pays membres concurrencent bien la vieille Europe. Par ailleurs, des nouveaux investisseurs prennent pied dans ces pays et ne cachent pas leurs ambitions (voir le cas des investisseurs allemands en Bulgarie page 30).

part_de_chaque_pays.jpgElargissement : danger ou opportunité

A l’inverse, la viticulture des Quinze voit-elle l’élargissement comme une opportunité ? Interrogés par les étudiants de l’ESA, quatorze opérateurs du Val de Loire s’expriment sur le sujet. A ce jour, l’exportation des vins du Val de Loire vers les PECO reste tout à fait marginale. Elle a même du mal à exister dans les statistiques – à peine 0,4 % des exportations. La Pologne arrive en tête (59 % des expéditions), suivie de la République tchèque et de la Lettonie. En tant que vins positionnés « milieu de gamme », les vins de Val de loire estiment ne pas être actuellement les mieux placés vis-à-vis des pays de l’Est. Aujourd’hui, la prime va aux deux extrémités de l’échelle, aux vins bon marché ainsi qu’aux vins assez prestigieux, du type Bordeaux, Bourgogne, Champagne. En terme de stratégie, les opérateurs du Val de Loire pensent donc qu’il leur faudra d’abord gagner en image, auprès des circuits porteurs d’image (hôtellerie, restauration). Objectif : faire connaître la région et ensuite, les uns derrière les autres, les vins de la région ; partant de vins d’entrée de gamme, monter progressivement dans la gamme. Dans ce processus, ils comptent sur le taux de croissance des pays de l’est – croissance du PIB de 4,2 % en Slovaquie et en Hongrie, de 3,5 % en Pologne, de 3,2 % en République tchèque – qui favorisera l’émergence d’une couche moyenne. Ils comptent aussi sur l’effet psychologique, essentiel à leurs yeux, liés à l’abaissement des barrières douanières et à l’établissement d’une zone euro de l’Atlantique aux Carpates. « Il s’agit d’un facteur immatériel très important » estiment-ils. En ce qui concerne les produits, ils savent que le rosé demi-sec est très apprécié sous ces latitudes et croient beaucoup aux chances des mousseux effervescents de qualité qui, en étant plus accessibles, pourraient représenter une alternative au Champagne. Plus globalement, les nouveaux pays adhérents recherchent les vins rouges, étant eux-mêmes principalement producteurs de vins blancs. Tout le monde s’accorde à dire que la grande distribution jouera un rôle essentiel pour la pénétration des vins de l’Europe occidentale sur les marchés de l’Est. Sont très présents les Anglais et Américains avec Tesco, Sainsburry, Wal-Mart, les Français avec Carrefour, Auchan, les Allemands avec Metro, Aldi. Cette implantation représente un indéniable « plus » pour les produits nationaux. C’est en tout cas ce que semblent considérer les producteurs de vins italiens qui, eux, ne possèdent pas de grandes enseignes mondiales à leurs couleurs. « Nous ne profiterons pas comme d’autres pays des nouveaux marchés de l’Est » déplorent-ils. De toute façon, l’ouverture des marchés de l’Est est rarement considérée par les opérateurs vins comme une opportunité immédiate mais plutôt comme un processus qui s’installera progressivement et qui jouera à terme dans les deux sens. Plus immédiat semble-t-il pourrait être le bénéfice tiré de l’élargissement en direction des fournisseurs de matériels viti-vinicoles. Car de nouveaux besoins techniques vont rapidement émerger, qu’il faudra bien satisfaire.

patrick_aigrain.jpgUne dimension « géopolitique »

La dimension « géopolitique » de la nouvelle Europe à 25 n’échappe à personne. On l’a vu s’exprimer dans le conflit irako-américain où certains pays de l’Est se sont clairement positionnés avec l’Amérique contre l’axe franco-allemand. Ils ne furent d’ailleurs pas les seuls en Europe à prendre cette position. En terme de « géopolitique viticole », les pays entrants vont-ils induire des changements. Une des questions posées est de savoir quelle conception de l’indication géographique ils vont défendre. Déjà, au sein de l’Europe à 15, deux tendances se retrouvaient au sein des VQPRD (Vins de qualité produits dans des régions déterminées) : la forme latine avec prédominance du terroir et des facteurs naturels (symbolisée par l’AOC française) ; la forme germanique qui hiérarchise davantage les vins par leur qualité. Demain, quels modèles privilégieront les nouveaux pays entrants ? Voire, pourront-ils remettre en cause le modèle VQPRD pour lui préférer celui de vins de table à IG (indications géographiques) ? Par ailleurs, comment concevront-ils la nature et l’intensité du lien entre « contraintes de production » (y compris l’aspect contrôle) et l’accession à l’IG ? « La Commission européenne, note Patrick Aigrain, de l’ONIVINS, est actuellement en balance sur le sujet, entre une volonté d’harmonisation rapide au plan international et la défense du modèle historique qui, même contesté ou bousculé, a contribué aux performances économiques de l’UE viticole. » L’Union européenne, en passant de 15 à 25, peut voir sur ce terrain son centre de gravité se déplacer. Concrètement, cela renvoie aux questions d’étiquetage et de pratiques œnologiques, pratiques des pays nouvellement entrants largement inconnues. Sous la poussée des négociants-vinificateurs, dont on a vu qu’ils revêtaient une place importante dans la nouvelle Europe, verra-t-on une ouverture de la panoplie technique et œnologique ? Quelle viticulture commune dans quel environnement international ? se sont interrogés les participants au colloque d’Angers.

 

L’élargissement en chiffres

Données extraites d’ONIVINS-Infos – L’étude de l’ONIVINS porte sur 12 pays puisqu’elle inclut la Bulgarie et la Roumanie, qui devraient intégrer l’Europe en 2007-2008.

Cet ensemble des 12 pays représente plus du quart de la population de l’Europe des quinze (EU-15), moins de 6 % de son PIB, sachant que 8 pays sur 12 ont un pouvoir d’achat inférieur de moitié à celui de l’EU-15. Concernant la production viticole, la Hongrie (membre de l’EU depuis le 1er mai 2004), la Roumanie et la Bulgarie concentrent à elles trois près de 90 % de la production et de la superficie du vignoble des 12. A titre de comparaison, la Roumanie présente un potentiel de production voisin de celui des régions Aquitaine et PACA réunies. Le profil viticole des 12 pays est très varié. Parmi les 8 pays viticoles, on distingue des pays producteurs exportateurs de vins (Bulgarie, Hongrie, Slovénie), un pays producteur et aujourd’hui principalement autoconsommateur de vins, la Roumanie, des pays producteurs à consommation moyenne (Slovaquie, Chypre), voire faible (Malte), un pays producteur faiblement consommateur mais importateur (République tchèque). Les quatre pays non viticoles ont une consommation individuelle faible (pays baltes), voire très faible (Pologne). La consommation de vin des 12 représente un peu plus du tiers de la consommation française. La Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie concentrent plus des 3/4 de cette consommation. La Hongrie et la Slovénie ont une consommation individuelle légèrement inférieure à celle d’un pays viticole comme l’Espagne, soit 30 à 32 l/hab./an. Cette consommation est faible dans les trois pays baltes et la République tchèque (environ 5 l/hab./an) et très faible en Pologne (moins de 2 l/hab./an). Dans la plupart des pays, à l’inverse de la France, on consomme plus de bières et de spiritueux que de vin, et cela même dans certains pays viticoles comme la Slovénie. La première boisson reste la bière avec un maximum d’environ 160 l/hab./an en République tchèque et près de 100 l/hab./an en Slovaquie et en Slovénie. L’évolution de la consommation de vins est très variable : en légère augmentation (Hongrie, Rép. tchèque, Pologne), stable (Bulgarie, Slovaquie), en baisse (Roumanie, Slovénie) mais demeure difficile à suivre, notamment dans les pays où la production paysanne « autoconsommée » est importante (source : 0IV- MINEFI).

 

Le Master International Vintage du groupe ESA

Depuis la rentrée scolaire 2004, l’Ecole supérieure d’Angers propose un Master viti-vinicole très orienté à l’international. Interviennent au cours de la formation pas moins de 12 universités européennes (de la Hongrie à l’Espagne en passant par l’Italie ou le Portugal). Au cours de leur cursus de deux ans, les étudiants sont amenés à séjourner dans au moins trois pays viticoles européens. Figure au programme l’apprentissage de deux langues étrangères et les étudiants vivent au quotidien « l’interculturalité » dans la mesure où leur groupe (9 élèves pour la 1re promotion) compte plusieurs nationalités. La construction de cette formation, pilotée par le groupe ESA en concertation avec les universités et écoles supérieures européennes partenaires, a réclamé quatre ans et fut couronnée en 2003 par le titre de Diplôme National Master (DNM), ce qui, à l’époque, faisait du Master international vintage d’Angers le premier DNM concernant le secteur vitivinicole. Depuis, il a été rejoint par beaucoup d’autres et notamment par le Master professionnel de droit, spécialité droit, gestion et commerce des spiritueux de Segonzac.

UN master à segonzac

En effet, à l’occasion du renouvellement des habilitations qui interviennent tous les 4 ans (pour 2004-2007), le site de Segonzac du centre universitaire de la Charente (centre délocalisé de la faculté de Poitiers) a demandé et obtenu l’homologation de son DESU en DESS, un diplôme dont la nouvelle dénomination européenne n’est autre que DNM (Diplôme National Master). Préparé à l’issu d’une maîtrise, principalement de droit ou d’AES, ce diplôme de 3e cycle s’adresse aux étudiants désireux de se spécialiser dans le droit et le commerce des eaux-de-vie et boissons spiritueuses. A priori, c’est le seul en France sur le créneau spécifique des eaux-de-vie et boissons spiritueuses. Une possibilité de couplage existe avec le Master « techniques d’exportation » proposé par l’université de droit de Poitiers. Par ailleurs, les professionnels concernés par la filière des spiritueux (viticulteurs, négociants, autres) peuvent suivre les cours en tant qu’auditeurs libres, sans examen en fin de cycle. Maître de conférence à la faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers, Denis Rochard dirige le diplôme.

Contacts :

Christel Renaud – Responsable Master international vintage – Groupe ESA – 55, rue Rabelais, B.P. 748, F-49007 Angers cedex 01 – France – Tél. + 0033 (0) 2 41 23 55 55 – Fax : + 0033 (0) 2 41 23 55 00 – E-mail : c.renaud@esa-angers.educagri.fr

Denis Rochard – Responsable Master droit, gestion et commerce des spiritueux de Segonzac – 15, rue Sainte-Opportune – 86022 Poitiers cedex – Tél. 05 49 45 42 04 –
E-mail : denis.rochard@univ-poitiers.fr – Secrétariat : Elisabeth Rebillier – Centre universitaire de la Charente – Site de Segonzac – 37, rue Gaston-Briand – 16130 Segonzac – Tél. 05 45 83 35 35 – Fax : 05 45 83 31 72.

Autres formations : DESS commerce international des vins et spiritueux – Dijon – ESC Dijon – Tél. 03 80 72 58 52 / DESS commerce des vins – Univ. de Montpellier 1 – Tél. 04 67 15 84 60 / DESS management commercial des vins et spiritueux – Univ. Montesquieu – Bordeaux 4 – Tél. 05 56 84 85 86 / DESS droit de la vigne et du vin – Suze- la-Rousse – Univ. Aix-Marseille – Tél. 04 7 97 21 30.

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