Francis Barrat reçoit la Légion d’Honneur

24 février 2009

Le 3 février dernier, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, a remis les insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur à Francis Barrat, P-DG de la société Henri-Mounier.

Francis Barrat où le parcours d’un self made man qui a su faire preuve de détermination à des moments décisifs pour lui et pour sa société. A la force du poignet, le fils de l’ouvrier qualifié de l’usine Saint-Gobain s’élève dans la hiérarchie. Entré à l’âge de 22 ans dans la société Unicoop où il occupe le poste d’analyste programmeur, il devient à 28 ans responsable informatique puis directeur du même service quatre ans plus tard. Parallèlement, il entreprend une formation continue aux Conservatoire des arts et métiers qui lui permet d’obtenir un diplôme d’ingénieur en informatique. Mais le caractère bien trempé de Francis Barrat va avoir l’occasion de s’exprimer à des occasions autrement plus rudes.

pdg.jpgCe sera l’épisode tumultueux des années 1996-2000 où la Coopérative de Cognac et des vins charentais traverse les heures les plus noires de son histoire. Elle est au bord du dépôt de bilan. Francis Barrat, qui a été promu au poste de directeur adjoint, fait face à l’adversité. Une opportunité se présente, qu’il saura exploiter intelligemment : la vodka Grey Goose. Le coup de filet se révèle une pêche miraculeuse. Sous l’impulsion du respecté Sydney Franck – récemment disparu – la Vodka «made in Gensac » se révèle une machine à cash-flow. Bingo ! La région de Cognac, admirative, salue la performance. Les metteurs en marché américains s’avèrent de véritables guerriers alors que le centre de production cognaçais démontre sa capacité à suivre le rythme endiablé des expéditions. Là aussi, il s’agit d’une performance, pour laquelle Francis Barrat a rendu hommage à ses collègues de la production. Parties de zéro, les ventes de Grey Goose atteignent en 2004 deux millions de caisses, ce que les spécialistes considèrent comme l’une des plus belles réussites de ces vingt dernières années dans le domaine des spiritueux.

Dans son intervention, Francis Barrat n’a pas omis d’indiquer que c’est le Cognac, cœur de métier de la société, qui avait rendu possible cette saga ; le savoir-faire d’hommes et de femmes maîtrisant parfaitement les arcanes de la production, de la logistique et des contraintes inhérentes aux spiritueux. A côté de la Vodka, Henri-Mounier continu d’exercer son métier traditionnel d’élaborateur et de metteur en marché de Cognacs, Pineaux et aujourd’hui de vins avec la marque Calvet, toutes activités qui demandent du doigté et des nerfs solides dans le contexte actuel. Gageons que Francis Barrat possède les qualités requises. Il en a fait la démonstration.

c.vlieghe

A lire aussi

Recensement des viticulteurs en difficulté : les premières tendances

Recensement des viticulteurs en difficulté : les premières tendances

Dans le cadre de la cellule de crise viticole mise en place par la Préfète, la Chambre d’Agriculture de la Gironde a réalisé une enquête auprès des viticulteurs du département.  Il s'agissait d'évaluer le nombre de viticulteurs en difficulté et distinguer ceux qui...

Le fascinant cadre légal de l’alcool au Japon

Le fascinant cadre légal de l’alcool au Japon

Naviguant dans le monde des spiritueux, il est normal d'être au fait des lois et réglementations concernant l'alcool qui régissent notre marché, mais aussi notre vie. Que ce soit sa production, sa vente ou sa consommation, un cadre légal strict entoure ce marché.  Par...

Prix, approvisionnements, sobriété : Le point sur le gaz

Prix, approvisionnements, sobriété : Le point sur le gaz

A l'issue d'une année difficile en terme énergétique, GRDF fait le point sur la situation. Les fortes tensions énergétiques sont sources d’inquiétude chez les particuliers, les collectivités mais aussi les entreprises et industriels. Les appels à la sobriété se...

error: Ce contenu est protégé