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Les couverts végétaux en viticulture : Pour un sol fertile et une adaptation climatique

2 juin 2026 Par Laetitia Caillaud
Les couverts végétaux en viticulture : Pour un sol fertile et une adaptation climatique

Quatre-vingts professionnels de la viticulture se sont retrouvés à Salles d’Angles le 26 mars pour assister à une démonstration de matériels de destruction des couverts végétaux. Résumé des principales interventions.

Le réseau DEPHY FERME 17 s’est réengagé jusqu’en 2026 avec un objectif toujours plus ambitieux d’une réduction des intrants phytosanitaires à hauteur de 56% pour les fongicides et 57% pour les herbicides. Les 12 exploitations du réseau ont défini leurs objectifs de réduction en fonction des leviers utilisés et utilisables sur leur exploitation. Sur les 3 dernières années, la réduction des produits phytosanitaires HH (Hors herbicide) est de 52% par rapport à la référence (16.7)et de 48% par rapport au point 0. Le point 0 correspond à la pratique du viticulteur à son entrée dans le réseau.

Parallèlement au déploiement de différents leviers comme les outils d'aide à la décision

(témoin non traité, Optidose®), la pulvérisation confinée, la qualité de pulvérisation et l'utilisation des produits de biocontrôle, qui ont permis cette réduction notable, les viticulteurs ont travaillé sur la mise en place des couverts végétaux.

Parallèlement au déploiement de différents leviers comme les outils d'aide à la décision

Après des essais concluants en 2016, 2017 et 2018,

les viticulteurs du groupe DEPHY 17 se sont vite emparés de la technique pour la développer à grande échelle sur leur vignoble. Seules 2 exploitations ne la pratiquent pas (enherbement spontané des 2 allées).  Près de 300 ha sont semés en engrais verts sur les fermes DEPHY 17, ce qui représente 56% du total de la surface en vigne des 12 fermes DEPHY.

Après des essais concluants en 2016, 2017 et 2018,

Le groupe DEPHY Viticulture Charente

est un collectif qui représente les viticulteurs et les maisons de négoce des Charentes. En place depuis 2011 ce collectif a pu travailler sur de nombreuses thématiques avec comme principal objectif la réduction de l’utilisation des intrants : utilisation de pulvérisateurs confinés ou face par face, optidose, réduction des désherbants chimiques... Plusieurs exploitations travaillent actuellement en utilisant aucun désherbant chimiques et aucun produits catégorisés CMR. Le graphique présenté ici permet de mettre en avant la forte diminution des intrants hors biocontrôle depuis la création du groupe, ainsi que la variation de leur utilisation en fonction des millésimes. Ces variations montrent une vraie adaptation des pratiques en fonction de la météo et donc une réflexion poussée en amont de la prise de décision. Durant ces années, ils ont pu également tester de nombreuses techniques comme les engrais verts depuis 2016. Le groupe met un point d’honneur à échanger et à transférer vers les viticulteurs de la région et des autres bassins viticoles. 

Retrouvez l’ensemble des pages groupes de ces 2 réseaux sur le site EcophytoPic.

La ferme de Patrick Drouet

Le domaine DROUET exploite une cinquantaine d’hectares de vignes et trente hectares de terres (Jachères fleuries, luzerne) en Grande et Petite Champagne. Il produit des Cognacs, Pineaux des Charentes et des liqueurs proposés en vente directe. L’exploitation est certifiée HVE3 et CEC. Depuis 14 ans, l’exploitation est Ferme DEPHY. Intégrer le réseau Ecophyto permet de travailler sur la réduction des produits phytosanitaires, la biodiversité, les couverts végétaux, le zéro herbicide ainsi que sur différents essais pour se projeter dans les années futures et prendre soin de l’écosystème.

Le démonstrateur 3 C – Cognac et Changement Climatique – Guillaume SAUMON, BNIC

Les objectifs du projet Vitilience sont de développer de nouvelles méthodes pour aller vers des systèmes plus résilients face au changement climatique, en testant l’efficacité de la combinaison de plusieurs leviers, par une « approche système ». Cela passe par la co-création, l’expérimentation et le partage de ces solutions entre les acteurs au sein du vignoble. Ce projet, a démarré en 2025 pour s’étendre sur 3 millésimes. Pour le vignoble de Cognac le changement climatique est une réalité bien installée : températures en hausse, vendanges précoces, contrainte hydrique, évolution de l’équilibre des vins. Le démonstrateur mis en place dans ce cadre, se nomme « Démonstrateur 3C » pour « Cognac et Changement Climatique ».
La filière Cognac expérimente des solutions concrètes pour adapter ses pratiques viticoles, préserver la qualité de ses eaux-de-vie et respecter son environnement. Le démonstrateur 3C, porté par le BNIC et en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de Charente, la Chambre Interdépartementale d’Agriculture de Charente-Maritime et Deux-Sèvres et l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), est le démonstrateur régional dont l’objectif est de tester des leviers d’adaptation et d’atténuation sur plusieurs parcelles réparties dans l’aire d’appellation. Il doit aussi permettre de créer une dynamique collective sur le territoire en mettant en place des journées sur la thématique du changement climatique, tout au long du projet.
Différents leviers sont mis en place sur les parcelles du démonstrateur. La parcelle centrale, en jeune vigne, joue un rôle intermédiaire et expérimental. Elle combine des pratiques d’adaptation (choix du matériel végétal, modes de conduite, fertilisation durable), des actions d’atténuation (stockage de carbone dans le sol et les arbres) et introduit des changements allant jusqu’à la rupture avec l’agroforesterie. Les vignes en production mobilisent des leviers d’adaptation comme la gestion des sols, la réduction du travail du sol, l’ajustement de la fertilisation et la gestion de la canopée. Elles intègrent aussi des actions d’atténuation, notamment le stockage de carbone et la réduction des engrais et des passages mécaniques, avec comme évolution possible un enherbement total. Les parcelles de jeunes vignes se concentrent principalement sur l’adaptation, notamment via la gestion de la fertilisation azotée et du sol, ainsi que sur la réduction des apports d’engrais. Dans l’ensemble, les leviers activés sur les ces parcelles illustrent une transition progressive vers des pratiques viticoles plus durables, combinant adaptation, réduction de l’impact environnemental et transformations plus profondes des systèmes de culture

Le démonstrateur 3 C –  Cognac et Changement Climatique – Guillaume SAUMON, BNIC

Les couverts végét’eaux – Jérome FAURIOT, CIA 17/79

Le Bassin d’Alimentation des Captages de Coulonge et St Hippolyte présente deux enjeux majeurs :
- Le maintien d’un niveau de concentration d’azote globalement bas pour permettre de diluer des captages plus fortement impactés
- Des concentrations en matières actives phytosanitaires (principalement herbicide et quelques fongicides) qui peuvent dépasser les seuils et nécessite un traitement
Ce territoire est donc engagé dans un second programme volontaire Re-Sources qui mobilise des moyens technico-économiques disponibles pour les viticulteurs-céréaliers. Ainsi, les couverts viticoles sont un des outils pour impacter favorablement la qualité de l’eau sur le territoire. Ces aménagements parcellaires présentent 4 atouts majeurs pour la ressource :
– Paramètre Azote : en se développant, le couvert consomme de l’azote présent dans le sol et limite ainsi la lixiviation vers la ressource en période à risque (automne - hiver), enfin, la restitution d’azote par le couvert permet de réduire les apports azotés chimiques.
- Paramètre Couverture : par sa composition et les caractéristiques des espèces utilisées, la levée rapide du couvert limite le développement d’adventices. De plus, il est possible de bénéficier des effets allélopathiques de certaines espèces.
- Paramètre Phytosanitaire : le couvert, une fois détruit, permet de maintenir voire développer le taux de MO dans le sol avec une activité biologique accrue. Ainsi, les résidus de matières actives sont davantage stockés dans les horizons superficiels. Outre une amélioration de la réserve utile, le sol présente une meilleure capacité de dégradation des phytosanitaires via les micro-organismes et limite donc le transfert vers la nappe.

- Paramètre Ecoulements et transferts : par la présence d’un couvert diversifié en période à risque, le sol est protégé et cela limite fortement les écoulements de type ruissellement et érosion de surface. Ainsi, les risques de pollution sont minimisés vis-à-vis de la ressource.

Les couverts végét’eaux – Jérome FAURIOT, CIA 17/79

Le BA BA pour des couverts réussis sans se ruiner – Laetitia CAILLAUD, CIA 17/79

Semés avant ou après vendanges selon les cas, les couverts végétaux sont détruits en moins d’un an. Ces plantes sont correctrices ou améliorantes. Elles structurent et stabilisent le sol, favorisent la vie biologique, stockent de la matière organique et du carbone dans le sol, apportent des éléments nutritifs, limitent le développement des adventices et offrent le gîte et le couvert à différentes espèces animales. Les couverts végétaux sont des plantes semées et détruites en moins d’un an.

Le BA BA pour des couverts réussis sans se ruiner – Laetitia CAILLAUD, CIA 17/79

On trouve 3 espèces de plantes à associer :

-Les graminées (poacées) : Avoine, blé, orge, seigle…produisent une biomasse importante, -structurent le sol en surface (système racinaire fasciculé), - limitent le lessivage des éléments fertilisants.
- Les légumineuses (fabacées) : Vesce, féverole, pois…captent l’azote atmosphérique de l’air (nodosités sur racines), enrichissent le sol en azote.
- Les crucifères (brassicacées) : Radis, moutarde, navette…mobilisent le soufre présent dans le sol et le mettent à disposition en surface (léger effet acidifiant, intérêt sur sols basiques, calcaires), améliorent l’assimilation des éléments nutritifs par la vigne, structurent les sols en profondeur par leur système racinaire pivotant.
Dans certains mélanges où la durée des cycles des plantes n’est pas la même, la couverture du sol sera plus longue. Mais il est important de comprendre que ces couverts « en 2 temps » nécessitent une première destruction à la floraison des plantes les plus précoces (en général en janvier/février) et une seconde lorsque les autres espèces arrivent à maturité (en général en avril). Par exemple, les radis et les moutardes associés à d’autres espèces peuvent être détruits juste après leur floraison, avant que leurs tissus ne soient trop lignifiés, suffisamment haut pour permettre aux autres plantes de poursuivre leur développement. Les semenciers proposent des mélanges de plantes avec parfois des doses préconisées insuffisantes et un coût plus élevé que les semences fermières. Ces dernières ont un coût plus modéré mais il est nécessaire d’avoir de la semence triée.

On trouve 3 espèces de plantes à associer :

Les mélanges d’espèces sont à privilégier pour profiter des avantages agronomiques de chacune,

sécuriser la présence d’un couvert et optimiser la production de biomasse. Inutile cependant de multiplier les espèces dans le mélange, 2 à 4 sont suffisantes en fonction des objectifs recherchés. Au-delà, certaines ne lèveront pas.

Les semis avant vendanges présente l’avantage de ne pas à avoir à passer spécifiquement (possibilité de réaliser le semis en même temps que le dernier passage du cultivateur). Le couvert est plus sensible en cas de sécheresse en fin d’été et il y a un risque de destruction partielle du couvert lors des vendanges mais il assure la présence d’une couverture hivernale.

Les mélanges d’espèces sont à privilégier pour profiter des avantages agronomiques de chacune,

Après vendanges, le semis est un passage spécifique.

Plus le semis est tardif, moins la biomasse produite sera importante (date de semis optimale avant le 15 octobre). Avant plantation, un couvert végétal semé peut être pertinent. Dans un plantier, le semis est relativement simple car les sols sont cultivés mais moins pertinent car si le travail en amont a été bien respecté, il n’y a pas d’intérêts agronomiques majeurs. Au contraire, la biomasse produite risque d’être très importante. Il y a alors un risque de remobilisation de l’azote par les micro-organismes pour dégrader des couverts. Semés tôt, ces couverts assurent une bonne couverture hivernale mais, ensuite, atteignent un stade de sensibilité aux maladies et au gel plus importante. Aussi, une destruction naturelle peut être observée (anthracnose, gel, neige) sans nuire aux qualités des couverts, la biomasse ayant été produite précocement.

Du débourrement à la floraison,

l’azote nécessaire à la pousse de la vigne est fourni par ses réserves contenues dans les racines et accumulées lors du cycle précédent. Pendant la floraison, la vigne absorbe l’azote de façon notable dans le sol. La destruction doit être effectuée 1 à 2 mois avant la floraison de la vigne, le temps de la minéralisation. Ainsi, l’azote des couverts sera disponible au bon moment. Il faut détruire le couvert au plus tard à la floraison des plantes, pour éviter la montée à graine et le re-semis. Les plantes fleuries sont au maximum de leur activité biologique, c’est donc le moment le plus intéressant pour détruire les couverts. Passé ce stade, il n’y a pas d’extraction supplémentaire d’éléments nutritifs. Le fait d’attendre peut induire un effet négatif avec un risque de remobilisation de l’azote par les micro-organismes pour dégrader des couverts trop lignifiés. Cependant, il faut savoir s’adapter et tenir compte : des espèces présentes dans le mélange, du développement du couvert par rapport à la vigne (exemples : gêne pour les traitements, risque de gel pour la vigne, risque de minéralisation trop tardive …), de la floraison, voire de la montée à graines d’une espèce envahissante, ou de l’espèce dominante du mélange. Le rapport C/N, ou rapport carbone sur azote, est un indicateur qui permet de juger du degré d'évolution de la matière organique, c'est-à dire de son aptitude à se décomposer plus ou moins rapidement dans le sol.
Comme le montre le graphique ci-contre, plus le rapport C/N est faible, plus l’azote est libéré rapidement. Plus ce rapport est élevé, plus l’azote est libéré progressivement, avec même une faim d’azote possible. Le rapport C/N optimal pour la destruction des engrais verts est autour de 11-12.

La méthode MERCI

(Méthode d’Estimation des Restitutions par les Cultures Intermédiaires) permet d’estimer les restitutions potentielles en éléments nutritifs d’un couvert. Pour cela une mesure de biomasse (sans les racines) doit être réalisée sur 3 placettes d’une surface déterminée (en général 1m²). Les données suivantes sont ensuite à saisir sur l’application de la méthode MERCI

Sur le réseau des 12 Fermes DEPHY Ecophyto,

les temps de travaux, de la prétaille à la récolte, sont renseignés chaque année. Pour chaque opération, le viticulteur renseigne le nombre de passages réalisés, le temps passé à l’hectare et le matériel utilisé. Avec la tarification du Barème d’entraide régional réalisé en partenariat avec les Chambres d’Agriculture de Nouvelle Aquitaine, nous avons pu calculer le coût moyen de chaque opération, auquel on ajoute le coût de la main d’œuvre mais aussi le coût moyen des intrants (fumure, chélates, produits phytosanitaires…). Actualisés en 2025, la mise en place des couverts végétaux, de la préparation du sol à la destruction en y incluant le prix de la semence coûte 131.20€.
Pour mémoire, la fertilisation, épandage et intrants coûte 223.60€. 

Il ne s’agit pas de substituer la fertilisation par la mise en place de couverts végétaux mais de tenter d’équilibrer les coûts afin de bénéficier des avantages agronomiques des couverts végétaux.

La destruction des couverts – Démonstrations de matériels.

Le broyeur Boisnier semi forestier est une conception robuste et durable à double lame double rotor pour des enherbements de 1m80 à 2m20 (1 seul rotor pour le 1m50). Fabricant, la forge Boisnier peut adapter le broyeur à tous les écartements. Des carrés soudés permettent d’installer soit des doigts kress soit des interceps mécaniques pour combiner les opérations. Le broyeur est également utilisable pour les sarments. Il est doté de 2 jeux de 2 roues pleines jumelées. La vitesse d’avancement peut varier de 6.5 km/h pour la destruction des couverts végétaux à 12 km/h pour le broyage de l’herbe. Il demande une puissance de 90 CV à 450 T min.

La destruction des couverts – Démonstrations de matériels.

Le rouleau hacheur de la CEMAC à Cognac,

marque AGROMET (concepteur espagnol) est un rouleau écologique pour les vignes. Ce double rouleau est à largeur variable (pour des vignes de 2m à 2m50 ou des vignes de 2m50 à 3.20m). Il est possible de demander un simple rouleau sur mesure de 1m à 3m50 sans hydraulique. Les billes de 550 mm de diamètre permettent de rouler librement sans à-coups. Sa conception est solide. Son intérêt repose sur le fait d’être un tube étanche que l’on alourdit avec un liquide neutre pour créer un maximum de poids dans un objectif d’efficacité optimale. Le poids peut être adapté selon la végétation à rouler. Il est conseillé de rouler à 10 km/h ; On peut l’installer aussi bien à l’avant qu’à l’arrière mais la direction est plus précise à l’arrière. Il est conseillé d’utiliser un tracteur 100 CV par rapport au poids et à la force de relevage du rouleau plein.

Le rouleau hacheur de la CEMAC à Cognac,

La PFA de chez Terral – Baptiste BEAU

Nous présentons un outil innovant, récompensé d’une médaille d’argent lors du SITEVI, qui permet notamment de créer un paillage sur le cavaillon. Grâce à son système de fauche unique sur le marché, cet outil casse les fibres des adventices touchés, ce qui crée le paillage. Cette machine est également polyvalente puisque, selon les réglages, le viticulteur peut simplement faucher l’herbe, ou andainer des sarments en hiver. Elle est montée à l’avant du tracteur et permet de travailler en combinaison avec d’autres outils à l’arrière comme un rouleau hacheur, un broyeur, ou même un intercep. Cet outil nommé PFA (pour Pailleuse-Faucheuse-Andaineur) vient compléter notre gamme de matériels dédiée à l’Agriculture de Conservation des Sols afin d’amener des solutions supplémentaires aux vignerons désireux d’éliminer le recours aux herbicides.

La PFA de chez Terral – Baptiste BEAU

La faucheuse à sections

avant est un outil efficace dans le cadre où les couverts végétaux peuvent servir en paillage du sol dans l’inter- rang, notamment avec une tendance graminée. C’est un appareil léger (< 80 Kgs) qui s’attelle à l’avant du tracteur, avec deux lames à sections mobiles (style Busatis), entrainées par deux tiges couplées à un moteur hydraulique avec un système excentrique. Avec un faible débit d’huile et une demande de puissance très faible ( 6 cv pour 2m de coupe), cette faucheuse est très économe en carburant et très simple à manier. Sa vitesse de travail peut varier de 4 à 7 km/h suivant la densité et le type de couvert, pour permettre une fauche parfaite. Un entretien des lames (aiguisage) est à prévoir tous les 10-15 ha de fauchage, et il convient de régler les patins de hauteur de fauche suivant le type de terrain pour ne pas « manger » trop de cailloux. Une lubrification des lames est recommandée toutes les deux heures - sauf en cas de rosée ou de pluie - et un graissage des pièces mobiles toutes les demi-journées. Elle est aussi équipée de deux déflecteurs latéraux pour ramener les couverts de rebord vers la lame.

 

1. Définir les objectifs agronomiques recherchés :
- Décompacter les sols en suface/en profondeur
- Favoriser la disponibilité d’éléments fertilisants
- Stocker la matière organique
2. Semer de mi-août à mi-octobre dans de bonnes conditions (sol frais, ressuyé, avant un épisode pluvieux) et rappuyer afin d’assurer le contact sol/graines pour optimiser la germination
3. Choisir différentes semences de bonne qualité (fermières ou commerciales), surdoser les quantités (environ +30%)
4. Bien mélanger les espèces, éviter le tri en rechargeant régulièrement le semoir ou en ajoutant de l’huile végétale pour coller les semences de différentes tailles

 

Laetitia CAILLAUD et Léa BIZEAU, Ingénieures Réseaux DEPHY ECOPHYTO

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