Instants Nomades

17 janvier 2009

bar_service.jpgSans changement sur le fond, le circuit de visite de Rémy s’actualise. La marque capte les nouvelles tendances, avec toujours autant de « nez ».

On nous avait fait pénétrer dans les entrailles de la chaudière mais de là à nous plonger dans les vapeurs du vin ! Voilà qui est fait avec l’une des nouvelles animations qui émaillent le circuit de visite Rémy Martin. Surprise garantie pour le visiteur qui, par le miracle d’une vidéo, se retrouve sans transition au cœur de la chauffe, aux matins de l’alcool. Un bouillonnement de matière en fusion, des sifflements de gaz en colère ! Dans la cucurbite chauffée à blanc, les vapeurs s’échappent vers le col de cygne avant d’atteindre le « condenseur », autre manière de désigner le serpentin. Car, dans son exercice pédagogique, la maison n’a pas négligé le poids du vocabulaire. Foin de langage de spécialiste. Le parler simple est de rigueur, histoire de se mettre à la portée de tous, d’être compréhensible par le non-initié. Ainsi, les lies deviennent-elles « les sédiments naturels du vin » et le vin de pays charentais le « produit du bon vin de Charentes », ce qui, en soi, est un raccourci assez exact. De la tonnellerie Seguin-Moreau au vignoble en passant par les différents chais de vieillissement, repérables aux arômes de « rancio », le « petit train » serpente pendant environ trois quarts d’heure sur le domaine de Merpins et ses 280 000 fûts, « le plus grand stock de Fine Champagne ». Au détour d’un chai, la marque au centaure se détache sur un pan de mur. Le symbole fait son apparition en 1870, créé par Rémy Martin 4e du nom. Expression à la fois de force et de sagesse, le centaure a « la tête dans les nuages et les sabots bien dans la terre ». En Chine, Rémy Martin ne se dit-il pas « le Cognac homme, tête, cheval ».

Expliquer au visiteur non seulement comment le produit se fabrique mais aussi comment il s’achète et comment il se consomme. Pour Tim Banks, chargé de la communication internationale de la marque, un circuit de visite passerait à côté de sa mission s’il n’intégrait pas cette dimension du « comment consommer ? » Et la réponse tombe, évidente. « Le Cognac s’adapte à toutes les formes de consommation. » Pour enfoncer le clou, Rémy Martin tire prétexte de l’association du Cognac et des mets, si riche et si apte à faire tomber les tabous. Quel meilleur moyen d’ouvrir les imaginations que de mêler palette olfactive et palette gustative. Le Cognac, « un parfum qui se boît », oui, mais aussi un parfum qui se mélange à d’autres. Suivez les conseils de la jeune guide et essayez un VSOP avec un Roquefort ou encore un Cognac frappé, ayant séjourné 24 heures au congélateur avec un saumon. L’XO se consommera pur mais ce ne sera pas un sacrilège non plus que de le boire sur glace. L’Extra, Cognac de 35 ans d’âge, le préféré des amateurs de cigare, se mariera parfaitement avec la langouste ou, plus simplement, avec le pain d’épices. Seul le Louis XIII, assemblage complexe de 1 200 Cognacs de 20 à 100 ans d’âge, sera toujours consommé pur. « On dit qu’il faut avoir dégusté un Cognac Louis XIII au moins une fois dans sa vie. Sincèrement je vous le souhaite » conclut gentiment la jeune guide avant d’inviter sa troupe à d’abord visionner un film sur l’univers Rémy puis à rejoindre le nouvel espace de dégustation aménagé sur le circuit de visite. Pas d’hymne vibrionnant à la marque, pas d’effets de cymbale, comme on les aimaient au milieu des années 90. Avec son nouveau film promotionnel, Rémy a opté pour une ambiance nomade, beaucoup plus tendance, avec une impression de « pris sur le vif », accentué par l’utilisation du flou dans les images. L’idée est celle du carnet de route, celui d’un navigateur au long cours qui nous fait partager ses escales dans les différentes parties du monde. Hong-Kong, l’un des lieux où la consommation du Cognac est la plus élevée au monde ; le Japon « où l’on cultive le passé et glorifie la qualité, l’excellence en toute chose » ; la Riviera, écrin pour les eaux-de-vie les plus raffinées ; New York, terre de melting pot, espace privilégié des acteurs de la net-économie ; la Floride où Rémy red répand des accents de fraîcheur ; Amsterdam où les hôtesses font la promotion de Rémy silver… autant « d’instants Rémy » qui se déclinent au fil des pages du carnet de voyage.

Un bar joliment souligné de cuivre attenant à l’espace de vente… C’est l’espace « Rémy lounge », le nouveau lieu de dégustation du circuit de visite. « Aux manettes », Fabrice le barman, qui anime des ateliers de démonstration de cocktails. « Il est très important que les visiteurs “touchent” le produit, aient un contact tactile avec lui. Excepté durant la très haute saison, nous essayons de proposer le plus souvent possible ces ateliers de démonstration. » Et de proposer une série de cocktails, dont certains brillent par leur côté inédit, comme le Rémy Shake associant 4/10 de VSOP à 5/10 de yaourt, en y ajoutant un trait de liqueur de noisette ou de violette, histoire de laisser libre cours à l’imagination.

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