Bien Communiquer, c’Est d’Abord Un Téléphone Qui Décroche

12 mars 2009

A l’ère de la téléphonie mobile, être joignable par téléphone représente un minimum pour une filière, aussi légère soit-elle. Certaines sont allées plus loin en profitant des portables pour déléguer la communication à leurs professionnels. Une initiative intelligente.

 

Rien de pire que de se casser le nez sur un répondeur. Surtout quand l’interlocuteur visé ne donne pas suite. A la Section conchylicole de Marennes-Oléron, la filière s’est organisée pour répondre aux sollicitations des journalistes. « C’est très important pour nous » explique Laurent Champeau, le directeur. Ce qui peut être considéré comme « l’interprofession » de l’huître Marennes-Oléron compte une quinzaine de permanents : 4 au service qualité, 6 personnes en charge de l’entretien des parcs du domaine public maritime, une secrétaire, une standardiste, un comptable, une personne responsable des dossiers de subvention et le directeur. Mais quand il s’agit de parler aux journalistes, la politique de la Section régionale est de s’en remettre aux professionnels. « La communication, c’est l’affaire de nos ressortissants. C’est toujours plus agréable d’avoir un contact avec eux. Ils s’expriment de manière bien plus vivante. » C’est vrai pour les actions promotionnelles stricto sensu mais aussi pour des sujets plus techniques. Dernièrement, FR 3 souhaitait faire un reportage sur l’entretien du domaine public maritime. On lui a communiqué les coordonnées d’un ostréiculteur de l’île d’Oléron, membre de la commission ad hoc. Originalité de la procédure : la standardiste dispose en permanence d’une dizaine de n° de portables. Grâce à ces contacts, les professionnels sont directement joignables sur leurs lieux de travail. « En assemblée de section, on se cale sur le nom des personnes à donner selon les thèmes » précise L. Champeau. Sont choisis des gens qui n’ont pas peur de s’exprimer et, bien sûr, qui font partie de la Section régionale. Par contre, il n’existe pas de « briefings » spéciaux à leur intention. Ils participent aux réunions, un point c’est tout. Ensuite, on compte sur leur expérience et leur connaissance du métier pour donner les bonnes informations. En terme de promotion par exemple, les deux noms qui reviennent le plus souvent sont ceux de Jacques Baron et de François Patsouri. Une attachée de presse parisienne complète le dispositif. Un mode opératoire qui, sans y paraître et sans répondre à un protocole très formel, est plutôt bien rodé. C’est tout bête mais la communication commence par un téléphone qui décroche. Faut-il encore y veiller.

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