2005, l’Année Des Grands Projets Pour La CARC

14 mars 2009

La 59e assemblée générale de la CARC s’est tenue dans le courant du mois de décembre dans un climat de sérénité puisque l’entreprise maîtrise ses activités traditionnelles et développe des projets importants pour l’avenir. Les méthodes de gestion rigoureuses et la volonté de privilégier les conseils et l’écoute des adhérents depuis plusieurs années ont permis d’assurer le développement de l’activité et les résultats du dernier exercice attestent de la bonne santé de la coopérative.

 

jean_paul_auboin.jpgLa CARC a connu au cours des 15 dernières années une évolution profonde de son activité car, à l’origine, l’entreprise réalisait 80 % de son chiffre d’affaires grâce aux approvisionnements viticoles et le développement de la collecte de céréales a permis de créer une véritable diversification. La filière céréalière a aussi contribué à une extension de l’aire d’activité de la coopérative sur la zone du Rouillacais alors qu’auparavant elle se limitait au cœur du vignoble. Actuellement, les activités approvisionnement et collecte de céréales représentent les deux socles de l’activité qui doit en permanence s’adapter aux évolutions du contexte agricole et viticole.

Un souci permanent d’adapter le service aux attentes des adhérents

La taille moyenne de la CARC et son fonctionnement très humain captent un public de céréaliers et de viticulteurs à la recherche d’un dialogue efficace et toujours en phase avec les réalités de débouchés commerciaux. Les efforts de formation importants et la volonté de développer des actions qui correspondent aux attentes des adhérents ont permis aux équipes de la CARC de se positionner en tant qu’interlocuteur de proximité toujours soucieux d’apporter le meilleur service. Le président Yves Auffret a commencé son intervention en rappelant justement ce souci permanent de la coopérative d’entretenir des relations constructives avec les adhérents : « Les nombreux changements des économies agricoles et viticoles à l’échelle mondiale ont profondément modifié les conditions de commercialisation et les niveaux de valorisation de nos productions régionales en céréales comme en vignes. Dans un tel contexte, les viticulteurs et les céréaliers sont à la recherche d’interlocuteurs réactifs et efficaces, et au sein de la coopérative nous essayons de répondre à cette attente en renforçant les relations avec les adhérents. On se rend compte que, par exemple au niveau des céréales, le marché peut être déstabilisé par peu de chose alors que l’offre et la demande sont à peu près équilibrés. L’annonce d’une grosse récolte en Argentine, la décote continue du dollar, la montée brusque du prix du baril de pétrole… ont un impact immédiat sur la commercialisation de nombreux produits agricoles et vinicoles. Par ailleurs, les négociations commerciales au sein de l’OMC, qui fixent le cadre général de production pour l’agriculture européenne, s’avèrent de plus en plus pénalisantes pour nos pays. Beaucoup d’observateurs se demandent si l’agriculture européenne est suffisamment défendue dans le cadre des instances mondiales. Par ailleurs, le dialogue avec un certain nombre de pays émergents en Amérique du Sud et dans d’autres zones du monde s’avère difficile au point que des situations de blocage apparaissent. Au niveau de la filière Cognac, le léger rebond des expéditions constaté en 2003 s’est confirmé en 2004, mais l’incidence de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro constitue une incertitude dont l’impact est bien difficile à apprécier. Sur le plan viticole, on assiste à un agrandissement des propriétés viticoles rapide et pas toujours bien maîtrisé. »

Les bons résultats de l’exercice 2003-2004

L’activité de la coopérative au cours de l’exercice 2003-2004 a été bonne puisque le chiffre d’affaires progresse de 2,5 % et les résultats financiers sont bons. Les analyses des experts-comptables ont confirmé la bonne gestion de l’entreprise dont la marge brute, la capacité d’autofinancement et les capitaux propres enregistrent des hausses significatives. La collecte céréalière a été marquée par une baisse des rendements qui est la conséquence d’une climatologie atypique au cours du printemps et de l’été 2003. Le beau potentiel de l’ensemble des cultures en début de printemps s’est progressivement amenuisé avec l’effet de la sécheresse. La chute de production a été notable dans des productions comme le colza (- 8 %), le blé (- 28 %) et le maïs (- 15 %). A l’inverse, les orges et les tournesols enregistrent des augmentations de rendement intéressantes (+ 10 % et + 8 %). Malgré la baisse des volumes, la qualité était au rendez-vous et les efforts techniques au niveau des itinéraires culturaux se sont avérés payants. La moisson s’est déroulée dans de bonnes conditions et les efforts d’organisation entre les adhérents et la coopérative doivent être poursuivis pour s’adapter aux nouvelles contraintes de traçabilité et de qualité. Par contre, les cours de marché plus élevés ont permis de maintenir le chiffre d’affaires des céréales au niveau de celui de la campagne précédente. La bonne surprise de cet exercice concerne les approvisionnements qui enregistrent une progression de chiffre d’affaires de 6,2 %. M. Jean Paul Auboin, le directeur de la CARC, a expliqué que la progression de l’activité appros était liée principalement à un gain de parts de marché en vignes au niveau des accessoires de palissage et des produits phytosanitaires. Sur ce dernier point, la hausse d’activité est d’autant plus remarquable qu’au niveau régional le marché vigne chute régulièrement depuis plusieurs années.

L’impact des nouvelles réglementations et des fluctuations de marché

La remontée des accessoires de palissage est directement liée à un rythme de plantations plus élevé et cette tendance semble se confirmer en 2004. Au niveau des engrais azotés, les approvisionnements sont dépendants de fournisseurs étrangers, ce qui ne simplifie pas les aspects logistiques dans les périodes de forte utilisation. Le marché des produits phytosanitaires entre dans une époque beaucoup plus complexe à gérer et M. J.-P. Auboin ne cache pas son inquiétude devant la montée en puissance des contraintes réglementaires. M. Stéphane Leclerc, l’un des techniciens, a présenté les conséquences de la mise en œuvre de la nouvelle réglementation sur les mélanges en viticulture, qui limite considérablement les choix techniques et suscite beaucoup d’interrogations pour l’avenir. L’exercice 2004-2005 en cours a déjà été marqué par une collecte céréalière plus abondante, ce qui a eu comme conséquences de créer une situation de surproduction pénalisante sur les marchés. L’impact du dollar gêne aussi les exportations de céréales européennes et accentue le climat de concurrence avec les Etats-Unis. Au cours de ce début de campagne, les cours du blé et du maïs ont fluctué dans des proportions de 50 % à la hausse comme à la baisse, ce qui rend le rôle de metteur en marché particulièrement périlleux. Dans ce contexte de marché perturbé, les niches commerciales « qualitatives » conservent leur intérêt mais les responsables de la coopérative souhaiteraient toujours mieux les valoriser.

Un nouveau siège social pour la CARC et un magasin Gamm Vert de 2 500 m2

Forts de ces bons résultats, le président Yves Auffret et le directeur Jean-Paul Auboin ont annoncé que l’année 2005 serait pour la CARC un millésime de finalisation de projets importants. Le premier axe de développement va concerner le renforcement de la communication et des échanges avec les adhérents pour faire face à l’arrivée de la nouvelle PAC et à la montée en puissance d’un contexte réglementaire. L’avenir des filières de production céréalières repose sur la mise en place de nouveaux services qui s’appuient sur des moyens techniques modernes. Les contacts directs entre les techniciens au sein de rencontres techniques plus ciblées vont devenir plus fréquents et cela représente un moyen d’apporter un service plus spécialisé en phase avec les attentes commerciales. Ensuite, le conseil d’administration a décidé de déplacer le siège social de la coopérative dans la zone industrielle du fief du Roy et d’y installer dans des infrastructures annexes un magasin Gamm Vert de 2 500 m2. L’actuel magasin Cognac Jardin, qui répond aux attentes simultanées des professionnels de l’agriculture et de la viticulture et aussi du grand public à la recherche d’accessoires et de consommables de loisirs verts, a montré ses limites. Dans les nouvelles infrastructures, l’accueil des adhérents de la coopérative sera réalisé dans un hall spécifique où les viticulteurs trouveront toutes les fournitures viti-vinicoles habituelles. M. J.-P. Auboin et ses collaborateurs souhaitent que ce futur dépôt de la coop ait un véritable caractère professionnel totalement en phase avec les métiers de base de la coopérative. Le grand public sera accueilli sur un autre site (adjacent) abritant un magasin Gamm Vert de surface importante, qui constitue en quelque sorte le trait d’union entre l’agriculture et le monde plus urbain. L’enseigne Gamm Vert est devenu le leader en France de la distribution des produits nécessaires aux loisirs verts avec plus de 700 magasins (de toute taille) répartis sur le territoire national. La constitution de gammes de produits spécifiques, la connaissance dans l’agencement de magasins spécialisés et la mise à disposition d’outils de marketing et de promotion performants représentent des atouts qui ont permis à cette entreprise, filiale du groupe In Vivo, de prospérer régulièrement depuis sa création en 1977. Les nouvelles infrastructures de la CARC et le magasin Gamm Vert seront opérationnels dans le courant du deuxième trimestre 2005, et la revente du site actuel au cœur de la zone industrielle de Châteaubernard contribuera à assurer une partie du financement.

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