Emploi Viticole – Bassin des Charentes

3 novembre 2009

Les deuxièmes rencontres pour l’emploi viticole des Charentes se tiendront salle de la Salamandre à Cognac, le jeudi 22 octobre 2009. A l’espace recrutement, employeurs potentiels et candidats à l’emploi pourront entrer directement en contact.

Se jauger, se tester, s’apprécier. Rien ne remplacera jamais le contact direct. En organisant cette journée, les partenaires à l’emploi viticole du bassin viticole des Charentes* donnent l’occasion aux employeurs potentiels de rencontrer « l’âme sœur », le salarié susceptible de les épauler, travailler de concert avec eux. A l’heure où les structures grandissent, beaucoup d’employeurs disent rechercher le « bras droit », le second celui sur lequel s’appuyer. Pour le candidat à l’emploi, ce forum peut être l’occasion d’élargir ses compétences, rebondir vers de nouvelles perspectives professionnelles. L’an dernier, lors des premières rencontres, 32 employeurs s’étaient inscrits aux entretiens. Le nombre de postes à pourvoir s’élevait à 58 dont 20 en CDI (contrat à durée indéterminée), soit presque un sur deux. Furent satisfaites 53 demandes. Un tel résultat ne s’improvise pas. En amont, Pôle emploi Cognac/Barbezieux avait largement activé son fichier de demandeurs d’emploi, sur sa zone mais aussi en débordant sur la Charente-Maritime (Saintes, Matha, Jonzac…). « Il faut donner envie » soulignent les spécialistes Viticulture de Pôle emploi de Cognac. A l’antenne, trois conseillers s’occupent plus spécifiquement du secteur viticole. C’est Laurence Trouvé-Langlais qui anime l’équipe viticole depuis janvier alors que Valérie Daunas dirige le site mixte Pôle emploi (ANPE/Assedic), épaulée par Alain Dattiches, directeur adjoint. L’équipe viticole contacte les employeurs, sollicite les demandeurs d’emploi. Les conseillers travaillent dans deux axes. Ils recherchent bien sûr l’ouvrier viticole polyvalent, lesté de compétences multiples. Mais le profil n’est pas simple à trouver. Ils proposent aussi d’élargir les compétences du candidat, par la mise en place de modules de formation. « La taille constitue souvent la clé d’entrée du parcours professionnalisant mais il y a aussi la conduite d’engins, les traitements phytosanitaires. Les employeurs peuvent accepter une certaine distorsion de compétence, à condition que les manques se comblent au fil du temps. C’est à nous de proposer les formations adaptées. » Cette année, une frange de population un peu différente franchit le seuil de Pôle emploi Cognac. Avec la crise, l’appel à l’intérim se fait plus discret sur le bassin d’emploi cognaçais ou pour des missions plus courtes. Serait-ce une main-d’œuvre disponible pour la viticulture ? « Beaucoup d’intérimaires ont eu l’occasion d’effectuer des travaux de relevage ou de tirage de bois. Ils connaissent le secteur. Maintenant auront-ils l’envie de s’y inscrire durablement ? Pour certains d’entre eux sans doute. »

Si le mot d’ordre des partenaires à l’emploi – Interprofession, Syndicats, Pôle emploi, Chambre d’agriculture – fut de conseiller aux employeurs potentiels d’anticiper aux maximum leurs démarches, en déposant au préalable leurs offres, des espaces seront disponibles le 22 octobre pour des rencontres « sur le pouce », sans rendez-vous.

L’an dernier, les Rencontres avaient accueilli 400 visiteurs, en vue de recrutements mais aussi pour un éclairage sur les formations agricoles. Les organisateurs attendent un public aussi nombreux cette année.

2e Rencontres pour l’emploi viticole : Jeudi 22 octobre 2009 – De 9 h 30 à 16 heures – Salle de la Salamandre à Cognac. Contacts : Equipe viticulture du Pôle emploi de Cognac : 05 45 35 86 32 ; SGV : 05 45 36 59 88 ; SVBC : 05 45 35 11 40.

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