Charentes Alliance poursuit son développement

18 février 2015

Charentes Alliance est une coopérative importante dans le territoire des deux départements qui développe son activité par des stratégies de valorisation des métiers de base (la collecte de céréales et l’agrofourniture), l’investissement dans plusieurs filiales et la recherche de relais de croissance externe. Les résultats de l’exercice 2013-2014 attes-tent de la bonne santé de l’entreprise qui projette de s’investir dans un projet ambitieux : l’étude d’un projet de fusion avec la coopérative « amie » Coréa dont l’aire d’activité se situe dans le Vienne et les Deux-Sèvres.

p28.jpgLa coopérative Charentes Alliance est un acteur de premier plan à la fois jeune et bien « enracinée » dans le territoire agricole de trois départements, la Charente-Maritime, la Charente et l’est de la Dordogne. Née en 2009 du rapprochement des deux coopératives amies, Syntéane et la CAC, cette fusion a bien été gérée au niveau des adhérents comme du personnel. Les zones d’activités complémentaires, une philosophie de travail proche, des équipes préparées à travailler ensemble et une adhésion des adhérents à ce projet ont permis à la jeune coopérative de conforter ses parts de marchés. Au cours du précédent exercice, l’intégration des activités de la coopérative Charente Coop, qui avait été au départ plus délicate à aborder, avait eu une incidence sur les résultats économiques. Cette fusion, qui est maintenant complètement « digérée », amène un développement de l’activité sur les zones nord et est du département de la Charente. L’entité Charentes Alliance est devenue en quelques années un opérateur qui pèse « lourd » dans les métiers traditionnels de la collecte des céréales, de l’agrofourniture, de l’élevage et de la viticulture. Néanmoins, un nouveau projet d’extension de l’activité a été évoqué avec les adhérents. Charentes Alliance souhaite unir son destin avec la coopérative sœur Coréa dont l’aire d’activité s’étend sur les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres. Les deux entreprises se connaissent déjà et se pratiquent dans le cadre des actions communes d’achats d’agrofournitures et de commercialisation des céréales.

Une stratégie de développement pour améliorer le retour économique auprès des agriculteurs

La recherche pour cette entreprise d’une dimension économique suffisante permettant d’accroître les performances dans les métiers de l’agrofourniture et de la collecte des céréales est une préoccupation permanente au sein des équipes de Charentes Alliance. Bruno Foucher, le président, considère que la stratégie de croissance de Charentes Alliance répond à un seul objectif : structurer des filières créatrices de valeur ajoutée pour assurer un retour économique au meilleur niveau aux 5 000 agriculteurs adhérents. Le conseil d’administration et l’équipe de direction se sont donc totalement investis dans ce challenge de développement presque culturel qui n’est pourtant pas si simple. Les ambitions de croissance ne doivent pas couper l’entreprise des réalités et des besoins spécifiques des divers bassins de production et des adhérents qui s’interrogent parfois. L’éloignement entre le pouvoir de décision et le terrain ne peut-il pas gêner la dynamique de développement ? Cette question est bien présente dans l’esprit des responsables de Charentes Alliance qui déploient des moyens humains et techniques pour mettre en place des implantations de proximité et créer les conditions d’un dialogue constructif. Les métiers de l’agrofourniture et des productions céréa-lières sont devenus complexes sur les plans réglementaires et commerciaux. Les prises de risques financières pour l’achat des agrofournitures et la vente des collectes de blé et de maïs sont réelles. Les bons résultats économiques de l’exercice 2013-2014 confortent la stratégie de développement du conseil d’administration.

De bons résultats financiers et économiques malgré une baisse du chiffre d’affaires

p28b.jpgLe chiffre d’affaires de la seule coopérative a atteint 392 M€ avec une répartition de 259,80 M€ pour les productions végétales, 119,20 M€ pour les agrofournitures et 11,40 M€ pour le viticole. La baisse du chiffre d’affaires de 20 % est en grande partie liée à la nette chute des cours des céréales qui réduit l’activité productions végétales de près de 100 M€. Le secteur agrofournitures s’est bien tenu malgré la diminution des prix des fertilisants. La forte pression parasitaire dans le vignoble et au niveau des grandes cultures a engendré des niveaux de consommations d’intrants phytosanitaires importants. La production viticole a été assez faible en 2013 en raison d’un contexte climatique difficile tout au long de la saison (coulure, maturation tardive et rendements à peine moyens). Les bonnes performances économiques de la filiale de commercialisation Unicognac ont permis de maintenir les niveaux de
valorisation des productions des vins de pays et des pineaux et de notablement augmenter celle du Cognac. La marge brute de la copérative est équivalente à celle de l’exercice précédent (68,7 M€) en intégrant des versements de compléments de prix de 8,7 M€. Le résultat net de l’exercice 2013-2014 s’établit à 6,2 M€. Le niveau de capitaux propres de 111 M€ représente un atout majeur sur le plan de l’indépendance financière (proche de 78 %) et le fonds de roulement s’est amélioré. Les stocks de productions végétales ont augmenté (de 6 M€) en raison d’une part d’une collecte d’été 2014 plus précoce et d’autre part de la reconstitution des stocks de Cognac (pour 1,3 M€). Le groupe Charentes Alliance se porte bien également puisque l’ensemble des filiales dégage des résultats.

L’activité agrofournitures portée par les ventes d’engrais et d’intrants
phytosanitaires

L’activité agrofournitures au cours de l’exercice 2013-2014 (120,7 M€ avant les remises de fin de campagne) a été assez prospère compte tenu de la forte baisse de la valeur des fertilisants azotés et phosphatés et des problèmes industriels d’approvisionnement sur cette famille de produits. Le contexte climatique frais et humide de l’été 2013 et du printemps 2014 a rendu nécessaire la mise en œuvre de programmes de protection des cultures sé-
rieux en vignes et pour les grandes cultures. Les ventes de produits phytosani-taires ont été bonnes et équivalentes à celles de l’année dernière. La protection du vignoble représente 41 % de l’activité totale et au niveau des grandes cultures les segments des molluscicides (+ 15 %) et des insecticides des sols (+ 14 %) progressent alors que la baisse des surfaces de tournesols a entraîné une diminution du segment herbicide (- 14 %). Les solutions alternatives à la lutte chimique avec des produits du type stimulateur de défense naturelle commencent à apparaître dans les programmes de protection en vignes et en grandes cultures.

Une production interne de semences et des ventes de produits fertilisants contrastées

p29.jpgLa coopérative a aussi développé sa propre filière de production de semences certifiées dans les deux stations. Les bons rendements et la qualité ont permis de produire 145 000 qx avec un taux de certification de 70 %. Après triage, 101 000 qx de semences certifiées ont été produits pour satisfaire les attentes des adhérents à la hauteur de 84 %. Les ventes volumiques de fertilisants sont en baisse de 7 % par rapport à l’exercice précédent, mais avec de fortes disparités. Les quantités de produits et d’unités d’azotes progressent (+ 3,6 %) alors que celles de potasse et d’acide phosphorique diminuent (- 2 % et – 3 %). Les formulations d’engrais azotés à base d’urée en granulés progressent de 25 % alors que les amonitrates diminuent de 13 % (en raison de problèmes industriels). Les ventes d’amendements organiques et produits organo-minéraux destinés à la viticulture continuent de se développer. Les produits de fertilisation foliaire utilisés en vignes et en grandes cultures connaissent aussi une bonne croissance (+ 16 % en chiffre d’affaires). Les efforts au niveau du renouvellement du vignoble ont favorisé les ventes d’équipements de palissage qui, pour la deuxième année consécutive, connaissent une progression de 14 %.

De nouveaux moyens pour soutenir et relancer les filières d’élevage

L’activité aliments du bétail a représenté au cours du dernier exercice 12 M€, soit 10 % du chiffre d’affaires. Charentes Al-
liance travaille avec de nombreux éleveurs laitiers, de bovins à viande et de caprins qui traversent une période difficile. L’industrie laitière connaît une grave crise et le marasme au niveau des caprins a entraîné la disparition d’élevages et une baisse de la production de fromages par manque de lait. La diminution forte des productions ovines, devenues inférieures aux besoins du marché, a entraîné une hausse du prix des bêtes. La filière bovine à viande demeure la plus porteuse malgré la concurrence des importations italiennes. La valeur des prix des aliments, bien qu’ayant un peu baissé (- 5 % en raison de la chute des prix des céréales) au cours du dernier exercice, reste à un niveau élevé en raison du coût toujours important des protéines (tourteau de soja) et des fibres (pulpes, luzernes). Cette situation a provoqué une baisse des ventes d’aliments. Charentes Alliance a décidé de soutenir les filières d’élevage en s’impliquant avec trois autres coopératives de la région Poitou-Charentes (Sèvre et Belle, Coréa Poitou-Charentes, Coop de Faye-sur-Ardin) dans la création de Soléo Développement. Cette structure a pour vocation de mutualiser les moyens pour soutenir les filières d’élevage, renforcer les synergies entre cultures céréalières et élevages, et rechercher de nouveaux partenariats commerciaux. La meilleure maîtrise des coûts de production et de distribution des aliments, et la sécurisation des coûts des aliments dans le temps pour les éleveurs représentent aussi des objectifs de fonctionnement prioritaires pour l’entité Soléo Développement. Les choses avancent assez vite puisqu’une filière régionale de production de soja non-OGM sur 700 ha a été mise en place pour répondre aux besoins d’Alicoop, l’entreprise de fabrication d’aliments implantée dans les Deux-Sèvres (dont les 4 coopératives sont actionnaires). Charentes Alliance lancera la culture de 55 ha de soja au printemps prochain. Cette culture bénéficie d’un soutien supplémentaire de 150 €/ha de la part de la région Poitou-Charentes.

De belles récoltes de céréales en 2013 commercialisées dans un contexte de marché déprimé

p30.jpgLa production de céréales de la campagne 2013-2014 a atteint le très bon niveau de 887 000 tonnes, en recul de seulement 4 % par rapport à celle de 2012. Par contre le climat pluvieux et froid de mai et de juin a retardé le cycle végétatif et les moissons d’été. La collecte de maïs a fortement progressé tandis que celles des blés tendres et des blés durs sont en retrait en raison de moindres emblavements. Les surfaces en orge de brasserie sont également en recul et les rendements en colza ont été très décevants. L’excès de pluviométrie a aussi été préjudiciable pour les taux de protéines des blés tendres (une mauvaise assimilation de l’azote) et la qualité des blés durs, mais les rendements ont été très bons. Par contre, la commercialisation des blés n’a pas été abordée dans les meilleures conditions compte tenu des problèmes de qua-lité et les transactions se sont effectuées à des cours nettement inférieurs à ceux de la campagne précédente. La tempête de fin juillet a ensuite couché beaucoup de parcelles de tournesols dont la productivité a été affectée. Au moment de la récolte, les pertes au champ et la fréquence des pluies
ont fait chuter les rendements. Le déficit de production en graines oléiques aura eu comme avantage de renchérir le niveau des cours régulièrement tout au long de la campagne. La collecte de maïs a été très bonne mais l’excédent de production dans plusieurs grands pays producteurs a pesé durablement sur le marché. La forte concurrence des maïs ukrainien et canadien s’est fait sentir en début de campagne et ensuite les prix de marchés sont restés à des niveaux bas. Les difficultés logistiques de l’été 2013 provoquées par le retard de la collecte ont initié une réflexion de fond pour mieux organiser les équipes et gér er de façon plus efficiente les capacités de stockage. Charentes Alliance a décidé un nouveau programme d’investissement dans les silos de 10 000 t sur le site du Chambon (dont 5 000 t déjà opérationnelles pour la collecte d’été 2014) et un projet bien avancé de 30 000 t sur le site de Saint-Vivien à côté de Saintes.

Un engagement fort dans les productions de qualité et dans le maïs pop-corn

p30.jpgLes achats contractualisés de céréales d’été, de tournesols et de maïs de la coopérative auprès des adhérents se développent régulièrement depuis quelques années (ils ont représenté 60 % de la collecte totale de 2013). Charentes Alliance s’est aussi engagée dans des démarches de production de qualité qui confirment leurs intérêts économiques d’année en année. Actuellement, 91 % des capacités de collecte sont certifiées charte de sécurité alimentaire, trois sites bénéficient d’un agrément Label Rouge et trois autres ont obtenu l’agrément Agriculture Biologique (AB). Les 137 points de collecte sont aussi équipés d’appareils de mesure des teneurs en protéines (par système infrarouge) afin de permettre le tri qualitatif des productions dès l’arrivée des remorques. L’activité pop-corn, qui avait souffert de la concurrence des cours élevés du maïs en 2013, a retrouvé en 2014 plus de surfaces. 2 000 ha ont été pro-
duits en 2014 et l’objectif de 3 000 ha devrait être atteint en 2015. Le développement de l’activité de la filiale sur des créneaux de produits à forte valeur ajoutée constitue une grosse satisfaction sur le plan de la rentabilité économique et de la pérennité de la culture et de l’entreprise. L’intérêt économique du maïs pop-corn recueille l’adhésion de plus en plus d’agriculteurs car cette culture permet de dégager des niveaux de revenus plus attractifs et plus constants dans le temps.

L’apport de nouvelles technologies pour produire plus propre

p31.jpgSur le plan technique, la coopérative déve-loppe de nouveaux services pour aider les agriculteurs à s’engager dans des itinéraires de productions à la fois performants et respectueux de l’environnement. La démarche Effidrone, issue d’un partena-riat avec la société Airinov, a été testée au cours du printemps 2014 pour piloter judicieusement les apports d’azote dans les colzas (80 parcelles et 530 ha) et dans les blés tendres (57 parcelles et 561 ha). Les résultats très concluants, notamment pour la maîtrise des teneurs en protéines dans les blés et vis-à-vis de la rationalisation des apports sur le colza, vont permettre de proposer des prestations de service de pilotage des fumures azotées à partir de systèmes de cartographie réa-lisés avec des drones. D’autres essais d’identification de symptômes de flavescence dorée à partir de cartographies parcellaires établies à partir de vols de drones ont été conduits dans le vignoble au cours des automnes 2013 et 2014. Les résultats sont encourageants mais pas encore pleinement opérationnels. Ensuite, une méthode de pilotage de l’irrigation innovante a été développée depuis plusieurs années. Le système Efficie@u de pilotage raisonné de l’irrigation dans les parcelles de maïs a encore démontré tout son intérêt lors des cycles végétatifs 2013 et 2014. Son principe repose sur la mise en place d’une sonde capacitive dans une parcelle qui est reliée à une unité de traitements de données permettant à l’agriculteur de déclencher les tours d’eau au bon moment et avec une dose adaptée au contexte local. Les techniciens collectent à distance les informations de chaque parcelle, les traitent, et transmettent à chaque agricul-teur abonné une préconisation d’irrigation individualisée. Ce service, testé depuis plusieurs années, est désormais pleinement opérationnel.

Une récolte viticole 2013 maigre et inférieure aux débouchés commerciaux

p32.jpgLa filière viticole de Charentes Alliance continue de bien se porter même si la récolte 2013 a été maigre. La nature s’est montrée capricieuse d’un bout à l’autre du cycle végétatif, ce qui a occasionné des diminutions de rendements très significatives. Les 300 apporteurs de vendange ont malheureusement moins produit qu’ils ne l’auraient espéré. Un peu de gel, une forte coulure, quelques dégâts de grêle, des précipitations trop abondantes en septembre et en octobre ont compromis la qualité du millésime. Les vendanges ont été tardives et compliquées à gérer. Heureusement, les installations de vinifications performantes des sites d’Archiac, Siecq, Saint-Sornin et de Saint-Sulpice-de-Royan ont permis de tirer
le meilleur des raisins « jaloux ». Les savoir-faire des viticulteurs pour récolter au moment opportun et des responsables de caves par la mise en œuvre de pratiques œnologiques innovantes ont été récompensés. Finalement, la qualité des vins de pays, des pineaux et des eaux-de-vie a été correcte mais les quantités produites sont inférieures aux ventes. Les manques de production se sont fait sentir au niveau des vins de pays avec 26 000 hl élaborés pour 33 800 hl vendus, et surtout des pineaux avec 6 500 hl élaborés pour 9 000 hl vendus (en raison d’un manque de degré). Le conseil d’administration a décidé de fidéliser les relations avec les apporteurs raisins d’ugni blanc destinés à l’élaboration d’eaux-de-vie en augmentant de façon significative la valorisation des eaux-de-vie nouvelles et des comptes 2.

Unicognac mise sur la dynamique de développement de tous les produits

La politique de stockage de la coopérative a permis de compenser les moindres productions de 2013, mais le millésime 2014 était attendu avec impatience et il n’a pas déçu. Au niveau du Cognac, les quantités distillées ont été légèrement supérieures aux ventes. La filiale de commercialisation Unicognac a réalisé un bon exercice 2013-2014 avec un chiffre d’affaires en légère progression (24,9 M€) et un résultat opérationnel très satisfaisant. Les efforts commerciaux déployés sur de nombreux marchés ont permis à l’entreprise de développer les ventes et de commercialiser 5,5 M de cols (tous produits confondus). Les expéditions en Asie représentent le premier débouché devant la France (en progression de 6,8 %) et les États-Unis. Les ventes en Europe occidentale se sont développées alors qu’aux États-Unis, le manque de stock a pénalisé les ventes de VS.

Les ventes en volume d’Unicognac par catégories de produits :
− Cognac VS : – 15,6 %
− Cognac de qualité supérieure : + 6,5 %
− Pineau des Charentes : + 0,7 %
− Les vins IGP : + 26 %

Les liens entre Unicognac et les viticulteurs de la coopérative ont été renforcés par la mise en place d’un intéressement direct des viticulteurs au résultat de la filiale de commercialisation. Dès cet exercice, 78 000 € seront redistribués aux 300 apporteurs en activité.

Le rapprochement avec Coréa, une nouvelle phase de développement

Depuis un gros semestre, le conseil d’administration et l’équipe de direction de Charentes Alliance planchent sur un nouveau projet de développement très ambitieux : l’étude d’un rapprochement avec la coopérative Coréa. Lors des assemblées de section et de l’assemblée générale, le sujet a été abordé en pleine transparence. B. Foucher considère que Charentes Alliance est aujourd’hui une belle coopérative solide sur le plan financier qui assure correctement ses différentes missions économiques et de service auprès des adhérents. Face à ce constat d’efficacité de l’entreprise actuelle, pourquoi chercher à grossir et à devenir un acteur sur quatre départements ? Le président tient un discours lucide et pragmatique sur ce sujet : « Charentes Alliance a été créée pour justement s’adapter à un environnement en profonde évolution. Une profonde mutation de nos activités s’est opérée en moins de 10 ans en raison de la grande volatilité des cours des céréales et des matières premières. Le contexte réglementaire et l’environnement des conditions de production connaissent aussi des changements rapides et importants. Notre univers agricole change très vite autour de nous. On assiste à une concentration des fournisseurs, des clients et l’accès aux marchés devient de plus en plus complexe. Pour faire face à ce contexte, le système coopératif démontre tout son intérêt. Nos entreprises remplissent parfaitement leur mission d’acteurs économiques auprès des agriculteurs quand elles ont des structures et des moyens financiers suffisants. Charentes Alliance est née de la volonté d’une dynamique de développement initiée pour améliorer le retour économique auprès des adhérents. En moins de 10 ans, nous avons réussi ce challenge et c’est ce qui nous pousse aujourd’hui à poursuivre notre développement. Rester seul présente le risque dans 5 ou 10 ans d’être un acteur marginalisé. À l’inverse, envisager de nous associer à une autre coopérative permettrait de disposer d’une taille critique pour défendre nos valeurs régionales et celles de nos adhérents. »

Un projet de fusion envisageable courant 2e semestre 2015

Un projet de rapprochement entre Charentes Alliance et Coréa est étudié par les deux coopératives depuis un an. Le dossier a été abordé avec discrétion et grand sé-
rieux par les deux conseils d’administration. Les équipes se connaissent et partagent une même vision de l’avenir de leur entreprise respective. Elles travaillent déjà ensemble dans le cadre de l’Union 3A pour les approvisionnements et les expérimentations : la Sica Atlantique pour la commercialisation des céréales, Soléo Développement, In Vivo, les Jardineries de Monplaisir et les Ets Durepaire. Les deux coopératives présentent des similitudes en terme de taille d’entreprise (à peu près équivalente), d’organisation sur le terrain et auprès des adhérents. Il existe une complémentarité de territoire et des synergies véritables au niveau des productions végétales et des filières d’élevages. Fort de ce constat, diverses rencontres ont fait avancer les choses au point que les deux conseils d’administration ont validé le principe d’une étude d’un projet de rapprochement. Un séminaire s’est tenu ces jours derniers entre les deux coopératives. Il est fort possible que Charentes Alliance et Coréa s’engagent dans un processus de fusion dans le courant du deuxième semestre 2015. Les adhérents seront tenus informés et leurs avis seront déterminants pour faire aboutir ce projet.

Les chiffres clés de l’exercice 2013-2014 de Charentes Alliance
l Un résultat de 6,4 M € pour un chiffre d’affaires de 443 M € pour l’ensemble du groupe coopératif Charentes Alliance.
l Un résultat de 6,2 M € pour un chiffre d’affaires de 392,1 M €.
l 110 M€ de capitaux propres.
l Une collecte de céréales de 887 000 t en 2013-2014.
l 5 000 agriculteurs adhérents.
l 1 200 viticulteurs adhérents pour les agrofournitures vignes.
l 1 000 adhérents en élevage.
l 300 adhérents apporteurs de raisins à la coopérative.
l 624 salariés dans l’ensemble du groupe dont 376 au sein de la coopérative.
l 5 filiales : les Jardineries de Monplaisir, Charente Coop Jardin, Unicognac, Sphère production et Charentes Logistique.

 

 

A lire aussi

Collectif 30 000 Martell – Objectif 0 herbi

Collectif 30 000 Martell – Objectif 0 herbi

Le projet du groupe est le maintien de la réduction significative des intrants phytosanitaires, fongicides et insecticides, d’au moins 50% par rapport à la référence et l’arrêt total du désherbage chimique, tout en maintenant la productivité. Cette viticulture...

Optimiser la qualité de pulvérisation de son appareil

Optimiser la qualité de pulvérisation de son appareil

Guillaume Chaubenit adhére au Collectif 30 000 Martell. Il a choisi de tester le programme LUMA, un programme phytosanitaire sans DSR, avec des produits 5m pour les ZNT. Changement de pratiques, année à pression forte pour le mildiou, ce jeune viticulteur, confiant...

error: Ce contenu est protégé