CERFRANCE : Une assemblée de territoire …spatiale

16 janvier 2018

 

CER France Poitou-Charentes tenait 6 assemblées de territoire entre le 20 novembre et le 5 décembre 2017. L’occasion pour le groupe de rappeler son fonctionnement, ses résultats et ses objectifs à l’échelle du territoire. À l’issue de la réunion, les représentants du groupe ont proposé à leurs adhérents une intervention originale destinée à ouvrir les esprits. L’astronaute, Jean-François Clervoy, de l’agence spatiale Européenne a apporté des éclairages inspirés de ses expériences professionnelles en conditions extrêmes pour exposer, selon lui, les conditions qui concourent à la réussite d’une action, d’un projet ou tout simplement du résultat d’une entreprise. « Audace, gestion des risques & travail en équipe… Les clés de la réussite pour 2018 ! » était le thème de son intervention.

 

Le réseau du groupe CER France recense 32 agences sur les 4 départements et l’activité agricole concentre les 2/3 de son activité. Le dernier tiers des adhérents représentent des métiers aussi divers que variés depuis les artisans et commerçants, en passant par les professions médicales, les ostréiculteurs et les retraités pour la gestion de leur patrimoine. « Nous sommes une entreprise associative et c’est une valeur à laquelle nous tenons », explique le président Médéric GOURBEAU. Au total, ce sont 78 administrateurs qui sont élus pour représenter les 12 500 adhérents du territoire. Les administrateurs jouent un rôle central dans l’organisation du groupe puisqu’ils élaborent le projet politique général et la stratégie de développement, suivent l’activité de l’entreprise et décident des investissements. Une gouvernance exercée par les adhérents pour les adhérents qui change tout Dans la culture de l’entreprise selon ses dirigeants.

Les objectifs pour demain

En visionnaire, Médéric GOURBEAU a déroulé à ses adhérents les 4 grands axes qui définissent le cap de l’entreprise pour demain : Un axe Stratégique qui met l’accent sur la performance de l’entreprise et la compétence des collaborateurs. Ainsi, le groupe investi chaque année 1 million d’Euros par an dans la formation. Un axe économique dont la performance est mesurée à travers la satisfaction client par un organisme extérieur. Un axe social en veillant au bien-être des collaborateurs, un gage d’attractivité pour le recrutement des compétences futures enfin, un axe sociétal qui mise sur l’intégration et l’appropriation d’outils technologiques et numériques orientés clients. Pour illustrer ses propos, le président a pris trois exemples : le premier concerne le regroupement des deux agences synthèses en une seule, plus accueillante et agréable tant pour les clients que pour les collaborateurs. Le second concerne les compétences multiples et parfois spécialisées dont dispose le groupe à l’échelle de la région Poitou Charentes (et prochainement nouvelle Aquitaine) voire nationale, par exemple pour l’installation des jeunes agriculteurs. Enfin, le troisième exemple concernait la présentation du portail CER France rance connect dont l’objectif est de faciliter les échanges entre l’entreprise et ses adhérents. Si le chiffre d’affaires du groupe sur l’exercice 2016-2017 se maintient, il est marqué par une augmentation substantielle des services aux employeurs pour compenser la diminution des activités de conseil. Le résultat d’exploitation a chuté de ??? € mais le résultat net se maintient grâce au crédit d’impôts compétitivité emploi. Les investissements, d’un montant de ???€ sont répartis entre 60 % sur l’immobilier et 30 % sur les supports informatiques.

Un contexte économique mitigé pour l’agriculture

Une étude récente, portant sur 6 000 exploitations régionales vise à quantifier le nombre d’entreprises en difficulté immédiate ou à court terme. Les résultats démontrent que 3 % des structures voient leur pérennité engagée et 23 % devront envisager une évolution structurelle pour pouvoir continuer d’exister demain. Ces chiffres, plutôt inquiétants pour l’économie de certains territoires, se sont dégradés au cours de l’année dernière. Ce sont les secteurs de l’élevage et des céréales qui sont les plus touchés par cette situation en raison des crises structurelles qui concernent ces secteurs depuis plusieurs années. Si on ne prend que le secteur céréalier.

La voie ouverte par les États généraux de l’alimentation

Selon Gilles Gault, le directeur régional de CER France, les engagements récemment pris par le président Macron à l’occasion des états généraux de l’alimentation sont de bon augure pour l’avenir. Le modèle économique qui consiste à recentrer la consommation au plus près de la production, notamment via les circuits commence à prendre de la place dans nos économies. Il est aujourd’hui pris au sérieux de par les résultats qu’il génère et du fait qu’il mobilise de nouvelles compétences pour les producteurs. Cependant, il convient de rappeler que ces nouvelles solutions ne suffiront pas dans un contexte d’économie mondialisée où les matières premières agricoles pèsent pour beaucoup dans la balance extérieure. La proposition de fixer les prix de vente à partir des coûts de production n’est pas non plus sans poser question puisque de fortes disparités existent selon les modèles de production. Les études de groupe chez CER France constatent que le prix de revient du lait varie entre 280 et 400 €/ 1 000 litres selon les cas. Faudra-t-il prendre la référence de 280 ou de 400 € comme base de discussion ? Il est fort à penser que les discussions très consensuelles des États généraux de l’alimentation devraient se durcir une fois les chiffres posés sur la table.

 

Retour d’activité pour les artisans et commerçants

Pour les artisans et commerçants, les centres de gestion observent l’évolution positive de plusieurs marqueurs confirmant que la reprise économique semble bien amorcée. En outre, la dynamique de création de nouvelles entreprises est relancée. Elle progresse d’ailleurs plus vite en Nouvelle Aquitaine que sur la France. En parallèle, les défaillances d’entreprise sont en nets replis. Autres ratios marqueurs de la reprise économique, la progression du nombre de logements autorisés, le remplissage des carnets de commandes et l’emploi d’intérimaires progressent significativement.

 

Actualités réglementaires 2018.

Obligation d’utiliser des logiciels de caisse enregistreuse certifiés : Afin de lutter contre la fraude à la TVA les commerçants et autres professionnels assujettis ont l’obligation, à compter du 1er janvier 2018, d’enregistrer les paiements de leurs clients au moyen d’un logiciel de comptabilité ou d’un système de caisse sécurisés et certifiés. Attention : cette nouvelle obligation réglementaire ne concerne que les entreprises soumises à l’obligation de tenue d’une caisse. Les outils de facturation ne sont pas concernés par cette règle.

Obligation de déclarer tous les bénéficiaires effectifs : La loi sur la transparence de la vie politique impose à l’ensemble des sociétés et groupements inscrits au Registre du Commerce et des Sociétés de déclarer leurs bénéficiaires effectifs avant le 1er avril 2018.

Microentreprises : prochaine hausse des plafonds : Un projet de loi prévoit un doublement des plafonds applicables aux micros entreprises pour les porter à 70 000 € pour les prestations de service et à 170 000 € pour les achats – revente.

 

 

L’entreprise un espace pour se surpasser.

Il est le 5e français de l’histoire (ils ne sont que 10) à avoir volé à mach 25 (30 000 km/h) pour traverser l’atmosphère. Jean-François Clervoy, Astronaute de l’Agence Spatiale Européenne a partagé son vécu professionnel avec les entrepreneurs présents dans l’assistance pour exposer sa vision des clés de la réussite d’une entreprise pour 2018. Sa carrière lui a imposé le plus haut niveau investissement et d’exigence qui soit. L’audace, le travail en équipe et le sens de l’engagement sont les valeurs communes à tous les membres de l’agence spatiale et qui portent la réussite de chaque projet. « Lors du lancement du programme Apollo 13, Kennedy a dit « On ne le fait pas parce que c’est facile mais parce que c’est difficile. C’est pourquoi nous serons donc obligés de nous surpasser… », cette phrase est précisément le fil conducteur qui nous anime. Car pour chaque projet que l’on lance, on ne sait pas que l’on pourra. La plupart du temps, on n’a pas encore mis au point les inventions qui nous permettront d’y parvenir ». Selon l’astronaute, dans la vie comme en entreprise, l’inconnu est une formidable occasion de se surpasser.

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