BNIC : Catherine lepage, chevalier de la Légion d’honneur

3 août 2015

Le 25 juin, le directeur du BNIC, Catherine Le Page, a reçu du préfet de Charente, Salvador Pérez, les insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur. Une cérémonie qui s’est tenue au BNIC, en présence de nombreux professionnels.

 

 

p6.jpgMembres de l’assemblée plénière du Bureau national du Cognac, élus, représentants des pouvoirs publics… Ils étaient nombreux ce vendredi 25 juin à se presser dans la grande salle de réunion du BNIC. La mère de Catherine Le Page avait fait le déplacement de Bretagne, et bien sûr étaient présents à ses côtés son mari et ses deux enfants, Marlène et Rafaël. Avant la remise officielle de la décoration, Jean-Bernard de Larquier, le président de l’interprofession, a salué Catherine Le Page et le symbole qu’elle représentait – première femme à la tête des services de l’interprofession du Cognac. Puis, il a cédé la parole à Salavador Pérez, préfet de Charente. Celui-ci a brossé un portrait dynamique du directeur du BNIC, à travers des informations très bien documentées. Il a dépeint une femme « aux multiples facettes », dotée d’un caractère bien trempé, au libre arbitre solidement chevillé au corps. « Vous êtes de la baie de Douarnenez, cette partie de Bretagne entre terre et mer. Votre père était directeur de coopérative. Enfant, vous vous souvenez d’avoir joué le rôle de standardiste lors de la crise du lait. »

A l’heure des études universitaires, Catherine Le Page part étudier le droit et l’économie agricole à Paris, à l’IHEDREA, formation qu’elle complète d’une maîtrise de droit public et d’un DEA de droit communautaire obtenu au collège européen de Bruges. Elle y rencontre son mari, luxembourgeois. Après une première et assez longue expérience professionnelle de dix années à la Commission européenne, elle amorce un retour en Bretagne où elle intègre une société d’aménagement du Finistère. Là, elle s’y imprègne des techniques du lobbying. Une approche qui va lui servir dans son nouveau poste, en Provence. Au conseil général du Var, Catherine Le Page exerce la fonction de directrice de l’agriculture, à la tête d’un service d’une centaine de personnes. A cette occasion, elle sera amenée à participer au combat du « Coupé n’est pas rosé », dont on connaît l’issue favorable.

Qu’est-ce qui va la conduire vers les cieux charentais ? Une annonce « d’un grand quotidien du soir » et sans doute la renommée du Cognac, sur le chemin de sa transhumance du Sud vers son Ouest natal. Quoi qu’il en soit, elle pose sa candidature et succède à Alain Philippe en janvier 2010. Le directeur du BNIC a évoqué avec émotion l’accueil que lui réserve alors Bernard Guionnet, le président de l’interprofession, décédé en cours de mandat en avril 2011. « Il m’a guidé, ouvert les portes. »

Un produit complexe et singulier

Elle conserve aussi en mémoire la phrase de Yann Fillioux, actuel vice-président de l’interprofession et à l’époque chef de famille du négoce : « Vous verrez, madame, le Cognac est un produit complexe et singulier ». « Cinq ans plus tard, je confirme, le Cognac est un produit complexe et singulier » reprend, mot à mot, C. Le Page.

Au cours de ces cinq années et en bonne partie sous la mandature de Jean-Marc Morel (2012-2015), elle va s’atteler à une réforme du fonctionnement de l’interprofession, dans une vision « mode projets » qui se veut plus en phase avec les attentes des professionnels (cadencer la gestion des projets, moins de comités permanents, plus de groupes de travail…).

Pendant que les différents Business plans Cognac rythment la vie interprofessionnelle, le BNIC devient ODG. La réécriture du cahier des charges et du plan de contrôle mobilise les énergies tandis que s’ouvre l’immense chantier de la dématérialisation, encore en cours. La protection juridique de l’appellation s’inscrit parmi les priorités, avec l’ouverture de l’interprofession à tous les lieux de concertation viti-vinicole. Naturellement, les professionnels attendent que cette « gouvernance » s’exerce à effectif constant (autour d’une centaine de salariés).

« Je remercie toutes les équipes du Bureau national, économique, administrative, technique avec qui, ce matin, j’ai eu l’occasion d’échanger », a indiqué le directeur. Catherine Le Page a également salué Jean-Bernard de Larquier, président du BNIC depuis novembre 2015. « Nous fonctionnons plutôt bien. Nous discutons beaucoup. » Hommage discret à son père « parti trop tôt » et à sa mère « dont je crois avoir hérité l’esprit d’indépendance ».

Après avoir remercié ses « marraines » dans l’Ordre de la Légion d’honneur – Elisabeth Morin-Chartier, député européenne, et Béatrice Soucaret (groupe Garandeau) – Catherine Le Page a célébré « mon petit assemblage à moi, mon mari, mes enfants. Je les remercie de m’avoir laissé mené ma carrière avec autant de liberté. Merci encore à vous tous d’être présents ce soir ».

 

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