Vinitech

11 février 2009

La viticulture, comme les autres secteurs agricoles, poursuit sa modernisation afin de fournir des produits de qualité aux consommateurs. Elle s’engage aussi dans la voie d’un plus grand respect de l’environnement dans le cadre d’une viticulture raisonnée. Initiée sous forme de chartes et labels, l’offre aujourd’hui s’élargit avec des démarches d’accompagnement et de conseils auprès des viticulteurs. Une gamme de programmes d’accompagnement pour la lutte raisonnée est proposée aux viticulteurs. Qualité, traçabilité et respect de l’environnement sont aujourd’hui des réalités.

Traction : de nouveaux produits

L’année 2002 est marquée par de nombreuses nouveautés, avec des efforts particulièrement intéressants dans tous les secteurs de la traction. Ainsi, la société FENDT présente une nouvelle gamme de tracteur verger-vigneron sur laquelle les circuits hydrauliques ont été repensés, afin de s’adapter aux travaux viticoles intensifs (nombreuses prises hydrauliques à l’avant et à l’arrière, réglables depuis le poste de conduite).

La société Mac Cormick développe aussi une gamme complète de tracteurs vignerons et étroits dont la technologie est proche de celle des tracteurs spécialisés LANDINI. Ce nouveau venu dans le domaine du tracteur cherche à structurer son réseau commercial dans toutes les régions viticoles.

RENAULT AGRICULTURE a passé un accord de distribution avec le constructeur italien Antonio Canaro pur la gamme de tracteurs spécialisés ERGIT et 2100. Il s’agit de modèles de conception très spécifique, bas, articulés avec des postes de conduite réversibles et une hydraulique performante. Ces tracteurs sont destinés à une utilisation en arboriculture et dans les vignobles de coteaux.

Les sociétés BALLIGAND (Trophée Bronze Vinitech 2002) et GROSJEAN proposent des porte-outils spécifiquement destinés aux vignobles étroits. Légers et maniables, ces outils permettront la mécanisation de certains travaux dans les vignobles plantés en conditions difficiles (fortes pentes…). La société TECNOMA présente, quant à elle, un nouvel asservissement de la vitesse sur sa gamme d’enjambeur permettant ainsi une parfaite maîtrise de la vitesse d’avancement pour les travaux de pulvérisation ou d’épandage.

Plantation ET Palissage : des apports de technologie

Dans le secteur du palissage, les fabricants proposent de nouveaux piquets. Certains sont adaptés afin de recevoir des fils de palissage en matière synthétique (PROFIL ALSACE), d’autres facilitent les travaux de relevage (WIELAND) ou offrent des niveaux de résistance élevés pour mieux supporter les passages successifs des machines à vendanger. Les piquets LINUS disposent d’un nouveau système de crantage plus résistant aux impacts des secoueurs de MAV et qui facilitent grandement le travail de palissage. Dans le domaine de l’enfonçage des piquets, la société DAGNAUD continue d’étoffer sa gamme d’enfonce-pieux avec notamment des modèles spécifiques 2 ou 3 rangs pour tracteurs enjambeurs et châssis de MAV.

tract_vert_petit.jpgToujours dans le domaine du palissage, la société ZOGGIA propose une nouvelle machine à palisser qui remonte les fils releveurs. Ce matériel a été testé au cours du dernier été et sa commercialisation va être lancée à l’occasion de Vinitech.

La société TORDABLE a aussi mis au point une palisseuse qui remonte les fils releveurs. L’originalité fait que la végétation est remontée par des vis sans fin avant le relevage des fils. L’agrafage est réalisé avec des agrafes cassantes ou définitives (modèles brevetés). Le matériel a été conçu pour travailler à des vitesses assez élevées de 4 à 5 km/h et il est possible de réaliser deux passages de palissage pour obtenir des surfaces foliaires hautes (avec les agrafes cassantes).

Regain d’intérÊt pour le travail du sol

nouveau_radius.jpgLe regain d’intérêt pour le travail du sol se confirme et les constructeurs adaptent leurs matériels afin d’offrir une meilleure qualité de travail, notamment pour le travail sous le rang. La qualité des interceps est toujours en hausse. Les sociétés EGRETIER et ACTISOL présentent ainsi de nouveaux modèles.

Le constructeur allemand CLEMENS a conçu un outil polyvalent pour travailler le sol sous le rang. Le Radius NG se présente sous la forme d’un bloc universel simple ou double effet sur lequel s’adapte différents outils. On peut y monter une lame interceps, une véritable décavaillonneuse, une fraise rotative et un gyrobroyeur. Les accessoires sont faciles à monter et à démonter, et la robustesse des fabrications permet de travailler à des vitesses surprenantes.

Au niveau du travail dans le rang, la société KUHN présente de nouvelles fraises hydrauliques avec possibilités de déport pour augmenter la largeur de travail sans augmenter la largeur hors tout.

 

Protection du vignoble : des évolutions de gammes et de produits

Cette année voit revenir sur le marché des outils de lutte contre les gelées printanières. Les sociétés MECAGRI 19 et NOFROST présentent ainsi des turbines antigel mobiles (déplacées à l’aide du tracteur de l’exploitation).

Au niveau de la protection phytosanitaire, la gamme des matériels de traitement face par face s’élargit chez tous les constructeurs. La société NICOLAS propose ce type d’équipement, installé sur un pulvérisateur muni de suspension d’essieu.

De nouveaux matériels sont aussi présentés par HARDI (pulvérisateurs pneumatiques) et KUHN (pulvérisateurs traînés à jet porté).

La société S 21 continue de développer son système de tunnel de pulvérisation pneumatique avec récupération de bouillie. La campagne 2002 a été un test en grandeur nature pour ces nouveaux pulvérisateurs plus écologiques et aussi plus économes en produits durant le début de saison. Les résultats à l’issue d’une campagne mildiou difficile semblent concluants.

La société DAGNAUD a fait évoluer la technologie des pulvérisateurs à panneaux récupérateurs pour les transformer en « Pul-Panneaux » toutes saisons. M. Duguet a mis au point une cellule de pulvérisation close équipée de deux rampes de pulvérisation à buses à pression. L’utilisation de nouvelles buses à fentes Terjet, qui possèdent une capacité de pénétration dans la végétation bien supérieure, permet d’envisager l’utilisation des Pul-Panneaux toute l’année. La nouvelle conception des panneaux permet de traiter même en période de vent car les phénomènes de dérive sont limités. Les problèmes de mousse liés au recyclage de la bouillie par les hydro-injecteurs n’existent plus car ces éléments ont été remplacés par une deuxième pompe assurant le recyclage des volumes récupérés.

La société TORDABLE a développé une gamme de pulvérisateurs pneumatiques avec des rampes de pulvérisation modulables constituées de mains superposables. Le constructeur propose aux viticulteurs une conception spécifique des rampes de pulvérisation selon la structure de leur vignoble. La production d’air est réalisée avec une double turbine d’un débit de 13 300 m3/h. Tous les appareils sont équipés de systèmes de contrôles de débit. Une quarantaine de pulvérisateurs pneumatiques TORDABLE ont fonctionné au cours de la campagne 2002.

gros_plan_de_pulvrisation.jpgLa société BERTHOUD propose depuis le début de l’année 2002 une nouvelle génération de cellules de pulvérisation pour les châssis polyvalents de MAV. Le constructeur a beaucoup travaillé la conception des rampes qui doit permettre d’optimiser la qualité de la pulvérisation face par face tout au long de la saison.

Le désherbage thermique semble être une technique pleine d’intérêt, principalement pour la filière bio. La société NOFROST présente un matériel fonctionnant au fioul ou au diester (au lieu du gaz traditionnellement utilisé). La société JAULENT sortira un nouvel équipement, avec une forme de brûleur innovante, permettant une plus grande maîtrise de la température. En Charente, la société DELORIER a développé une rampe de désherbage thermique avec des brûleurs torches adaptés au travail sous le rang.

Mais cette année est surtout marquée par l’arrivée de nouveaux dispositifs de collecte et de traitement des effluents phytosanitaires. L’évacuation des fonds de cuve et des eaux de rinçage dépollués devient aujourd’hui une priorité dans la lutte contre la pollution. Ainsi, la société PAETZOLD (Trophée Argent Vinitech 2002) lance un équipement assurant le traitement des effluents collectés chez les agriculteurs. La société AGRO ENVIRONNEMENT propose un équipement individuel ou semi-collectif assurant une dépollution par photo catalyse.

Travaux d’hiver : des évolutions au niveau du confort et de la productivité

la_nouvelle_g152.jpgEn ce qui concerne les travaux d’hiver, les principales préoccupations des constructeurs se situent au niveau de la recherche de productivité et du confort des utilisateurs. Plusieurs constructeurs de sécateurs de taille ont développé des outils en s’appuyant sur les résultats de certaines recherches médicales. Au niveau de l’attachage des sarments, le lieur électrique BIOFIX, après deux années de tests, entre dans une phase de pleine commercialisation. L’appareil semble être très maniable et les phénomènes de bourrage du fil au niveau de la pince sont rares. Le fil d’attachage passe dans une gaine et les batteries semblent avoir une bonne autonomie. Différents systèmes de liage sont proposés et dans les secteurs de l’horticulture, de l’arboriculture et du maraîchage, le BIOFIX est utilisé depuis quelques années.

Le broyage des résidus de taille connaît aussi des évolutions en terme de réglages et d’adaptations aux différents vignobles (KUHN, DESVOY). Les constructeurs essaient de proposer des matériels polyvalents pour les sarments et l’herbe en été avec des largeurs de travail très variables.

Effeuillage : l’offre de machines s’élargit

Les opérations d’effeuillage, mécanisées depuis quelques années, suscitent toujours de nouvelles recherches de la part des constructeurs. Ainsi, la société PELLENC (Trophée Argent Vinitech 2002) élargit-elle sa gamme en proposant cet équipement adaptable sur son châssis polyvalent. Cette machine est équipée d’un tambour rotatif souple garantissant qualité de travail et respect de la vigne. La société MAGNETO présente aussi un nouveau matériel d’effeuillage adaptable sur les tracteurs vignerons.

La société DABRIGEON en Charente a affiné la technologie de son effeuilleuse. L’introduction de systèmes de régulation de la vitesse de travail a permis d’optimiser le fonctionnement de machines dont le prix d’achat reste abordable. Des essais, réalisés par des organismes officiels (Chambres d’agriculture) dans la vallée de la Loire et dans l’Aude, ont confirmé les performances d’effeuillage et le respect des raisins.

Vendangeuses : des machines de plus en plus respectueuses des raisins

La mécanisation de la vendange reste une opération importante de la viticulture. Les améliorations des machines à vendanger sont permanentes. Ainsi, la société ERO (d’origine allemande) propose un matériel moderne, avec guidage automatique, mise en mémoire des réglages, et égrappage réglable en continu. La société ALMA propose une nouvelle vendangeuse automotrice, l’Alinéa 100. Il s’agit d’un modèle compact destiné aux vignes de plus de 1,50 m d’écartement dont les performances correspondent à la récolte de surfaces de vignes conséquentes. L’Alinéa 100 utilise tous les principes technologiques de la société Alma, ensemble de récolte et centrage automatique sur le rang. Cette machine non polyvalente est équipée d’une centrale de tri de la vendange qui optimise l’élimination des débris végétaux.

La société GREGOIRE sort une nouvelle vendangeuse, la G 152, qui se veut être le fleuron de la gamme. Ce modèle a été conçu pour créer des conditions favorables à des utilisations intensives en vendanges et en matière de polyvalence. D’ailleurs, les sociétés PARIS et LAGARDE ont été associées à la réflexion technique sur cette nouvelle vendangeuse polyvalente. La G 152 possède une capacité de motricité (avec réserve de puissance) qui lui permet de s’adapter aux situations difficiles (de terrain ou de portance) sans que l’utilisation des équipements en soit pénalisée. Le nouveau poste de conduite, plus spacieux et avec un agencement fonctionnel, permet au chauffeur de travailler dans de meilleures conditions de confort. L’arrivée de cette nouvelle vendangeuse traduit la volonté du groupe GREGOIRE de faire progresser la technologie des vendangeuses polyvalentes en tenant compte des attentes des viticulteurs.

La société NEW HOLLAND n’a pas réellement fait évoluer sa gamme de vendangeuses sur le plan de la technologie de récolte, mais la recherche de partenariat avec d’autres du secteur viti-vinicole contribue à optimiser le fonctionnement de toute la gamme. La collaboration avec la société SOCMA a débouché sur l’adaptation d’un trieur à bandes sur tous les modèles Saphir. Au niveau des utilisations en polyvalence, un partenariat sérieux a été engagé avec BERTHOUD pour concevoir des cellules de pulvérisation pneumatiques d’une nouvelle génération.

PELLENC s’est aussi intéressé au tri de la vendange avant la chute de la récolte dans les bennes. Un trieur a été mis au point et son principe de transporteur à claire-voie et à maillage souple a donné de bons résultats. Cet accessoire sera proposé en option sur toute la gamme de vendangeuses.

Transport et tri de la vendange : de réelles innovations

Le tri de la vendange devient, au fil des années, une opération qui est complètement intégrée aux démarches de récolte, de transport et de réception. Cette évolution technologique est liée au fait que les vinificateurs ont la volonté d’éliminer tous les débris végétaux (liés à la récolte mécanique) qui risquent ultérieurement de masquer les caractéristiques aromatiques et organoleptiques des vins. Le nettoyage de la vendange réalisé par les égrappoirs n’est plus suffisant et désormais des appareils spécifiques permettent de réaliser un tri beaucoup plus efficace. L’apparition sur les vendangeuses de systèmes de nettoyage traduit cette évolution et de nouveaux principes de bennes de transport va aussi dans ce sens.

La société STHIK propose de monter sur les bennes élévatrices à vis des vis à pas variable qui se chargent de vendange par l’arrière. Cela limite les phénomènes de trituration mais ne les supprime pas. La véritable innovation de la société STHIK est la fabrication d’une benne à déchargement par un bec vibrant sans intervention de vis d’Archimède. Le basculement progressif de la caisse de la benne fait glisser les raisins sans effort vers le bec vibrant situé à l’arrière et dont l’encombrement est modeste. Le système est indépendant du reste de la benne. Le mécanisme de vibration fait progresser la vendange à des débits de 2 à 25 t/h. Le matériel qui a été testé cette année dans de nombreuses situations (vendanges mécanique et manuelle) semble fiable et adapté à l’alimentation des pressoirs, des tables de tri ou des égrappoirs. Un premier modèle de benne élévatrice vibrante de 30 hl en inox sera commercialisé à l’occasion de Vinitech.

C’est au niveau du tri de la vendange (séparation des impuretés et grains impropres, pourris secs ou millerandés) que se portent les efforts des constructeurs.

Plus généralement, le tri à la cave se développe avec des spécificités intéressantes. La table de tri SOCMA est remarquée par ses aspects ergonomiques.

La nouvelle notion de tri sélectif mécanique est particulièrement originale. La société ATE transfère son savoir-faire en tri arboricole à la viticulture. Après les concepts vibrants, elle met en œuvre le « tribaies 4 sorties », machine à 4 niveaux de tri sélectifs des produits (table vibrante, séparateur de pétioles en entrée, tambour pour baies et débris végétaux, table vibrante à 3 voies de sortie).

Pressurage et Extraction : pas de bouleversement

Les fabricants de pressoirs n’ont pas signalé cette année d’innovations marquantes relevés les années précédentes. Toutefois, un renouveau semble poindre avec les petits pressoirs hydrauliques à cages verticales. Ces pressoirs de petite capacité (8 à 20 hl) fonctionnant avec deux cages par machine et sans rebêchage, autorisent des rendements de production assez surprenants (Vaslin-Bucher, Agrifoy, Egretier, Gemignani).

Parallèlement, des procédés différents d’extraction diversifient aujourd’hui les méthodes acquises : il s’agit par la mise en pression de la vendange suivie d’une dépressurisation instantanée, de provoquer l’éclatement des cellules des baies des raisins. Ces 2 nouvelles techniques mettant en œuvre moins d’énergie que les procédés déjà connus (Brunet-Ertia : 4 à 40 t/h, Siprem : 30 t/h) sont maintenant destinées à des entreprises de dimension moyenne.

La société SETIV à Trèbes (Aude), qui, ces dernières années, a développé des automates pour remettre au goût du jour les pressoirs à plateaux, se met à fabriquer des pressoirs à plateaux d’une nouvelle génération. Il s’agit de pressoirs avec une cage inox, des draineurs centraux et des plateaux draineurs. Un nouveau système de rebêchage remplace le traditionnel et la programmation est gérée par un automate basse pression. Le matériel de pressurage SETIV va être commercialisé en trois capacités (15, 27 et 40 hl).

Des Vinifications plus technologiques

densimetre_electronique.jpgDes évolutions significatives sont observées dans le domaine des cuvaisons. Les volumes des cuves de fermentation reviennent à des niveaux plus modestes, mieux adaptés aux différents apports de vendange, aux sélections et aux conduites de vinification différenciées. La mécanisation et l’automatisation des interventions en cours de cuvaison se poursuivent dans le but d’améliorer leur maîtrise ainsi que le confort et la sécurité des vinificateurs (exemple : le « pigeur intégral » d’EGRETIER (Citation Trophées Vinitech 2002) pour les rouges, le « batonneur programmable » pour les cuves de blancs (SOCMA-OENODEV). Plusieurs fabricants proposent des cuves entièrement équipées pour le remontage, les pigeages, les délestages, les oxygénations, la maîtrise thermique, le décuvage… (ALBRIGI). Certains reviennent au marc immergé sous grilles ou cuves tronconiques (GD Insdustrie).

L’une des innovations importantes du Salon Vinitech sera sans aucun doute le densimètre électronique mis au point par M. Henri Laget, de la société LAGET et M. Galichet, de la société DENSILINE. L’appareil Densimax permet de mesurer en continu la densité et la température et d’afficher la densité corrigée des moûts. Après plusieurs années d’essais, le principe du Densimax a été fiabilisé. La technologie a permis de concevoir un capteur immergé, de forme cylindrique, d’un poids de 1,5 kg et de 18 à 20 cm de long. Le Densimax se compose de deux éléments, d’un capteur immergé dans la cuve et d’un boîtier électronique extérieur sur lequel sont affichées la température et la densité corrigée. Il est possible de positionner des capteurs dans chaque cuve ou de déplacer le capteur de cuve en cuve pour réaliser des mesures. La connection à un ordinateur permet ensuite d’établir des courbes de fermentation précises et faciles à interpréter. De nouvelles applications de cette technologie sont prévues dans le domaine de la distillation pour réaliser en continu des mesures du TAV corrigée à 20 °C dans des distillats.

L’informatique au coeur de la gestion des chais

nouveau_dispositif_de_dchargement.jpgDans le domaine de la maîtrise thermique des fermentations et des macérations, les avis sont toujours partagés sur les échangeurs quant à la surface d’échange ou à leur positionnement (externe ou interne, en haut ou en bas, à mi hauteur ou au centre…) ; une même cuve pouvant avoir simultanément des zones trop chaudes et des zones trop froides par rapport à la consigne. La société STAI propose une « cuve à double paroi calorifugée » (Citation Trophées Vinitech 2002) qui pourrait constituer une avancée intéressante.

C’est surtout l’informatique qui entre en force dans les cuviers, avec beaucoup de propositions de capteurs de surveillance, de contrôle d’enregistrements, de pilotage de programmation, de gestion, d’automatisation des opérations, de traçabilité des produits ; sur site ou à distance.

La société IRS a développé un logiciel de chai qui va permettre d’automatiser un travail de chai qui devient de plus en plus fastidieux. L’approche qui est proposée permet de gérer des approches techniques d’élevage par lot, la traçabilité des productions, l’identification par nature de produit et la gestion des comptes de vieillissement des eaux-de-vie. Un système de Pocket PC permet d’enregistrer les données avec un crayon optique dans le chai et ensuite de le mettre à jour automatiquement sur un ordinateur. Le produit va entrer dans une phase de commercialisation d’ici la fin de l’année et il pourra s’intégrer dans d’autres approches de gestion informatisées (gestion parcellaire ou Jocker).

La Conservations et l’ élevage toujours prisés

Ce secteur n’est pas négligé par les constructeurs, avec notamment deux points forts : les barriques, les filtres.

Les barriques ont fait un retour explosif dans les chais au cours des dernières décennies avec un impact généralement qualitatif mais aussi avec des coûts d’investissement et de travail. Les tonneliers essaient de réduire les coûts : origine des bois, lamellés, douelles ondulées… Cela reste à valider.

Les constructeurs sont inspirés par le travail du vin en barrique : pistolets à arrêt automatique, chariots de transport… Dans ce domaine, la société OXOLINE-GREGOIRE propose un système de stockage et de travail des barriques (Trophée d’Or Vinitech 2002) ; prototype présenté à Vinitech 2000 qui, depuis, donne satisfaction aux premiers utilisateurs. Il s’agit d’une structure modulaire permettant un stockage de barriques en quinconce, sur galets.

Le nettoyage et l’entretien des barriques ne sont pas oubliés, à juste titre compte tenu des aspects financiers et des risques pour les vins. Par exemple, la société MOOG&Cie (Suisse) et son « système de nettoyage de fûts type Duplex » (Citation Trophées Vinitech 2002) facilite et automatise les fonctions « eau froide », « eau chaude », « égouttage », « levage », « abaissement ». Cela constitue un progrès en matière de pénibilité et de sécurité.

Au niveau de la filtration, trois pistes inspirent les fabricants : le respect de l’environnement (limiter les poussières de terres filtrantes et gâteaux de filtration), la limitation des pertes de vins et faciliter la régénération.

Si l’inox fritté répond bien au premier de ces critères, il avait tendance à colmater rapidement. La société NOVINOX présente un nouveau « procédé de filtration sur inox fritté » qui devrait réduire cet inconvénient (Trophée Bronze Vinitech 2002).

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