Production Viticole : Une Amélioration Relative

18 mars 2009

production5_opt.jpegLes mauvaises conditions climatiques en Australie (sécheresse) ainsi qu’en Europe (pluies…) ont fait chuter la production mondiale en 2007 (estimation à 266 millions d’hl). En 2000, la production atteignait 280 millions d’hl. Parallèlement à cette évolution, la consommation mondiale de vin a progressé légèrement (225 millions d’hl en 2000 et 241 millions d’hl en 2007). Ainsi, l’écart entre l’offre et la demande se resserre, passant de 55 millions d’hl à 25. En intégrant les usages industriels (estimés entre 32 et 38 millions d’hl), après plusieurs années de surproduction, le marché viticole s’équilibrerait.

evolution des volumes récoltes
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Bordeaux 2006-2007, une amélioration relative

Dans ce contexte, la conjoncture pour les vins de Bordeaux s’est améliorée avec un abaissement des stocks, un relèvement des transactions et des prix.

– Meilleure campagne depuis 2001-2002 en terme de transactions de vin en vrac. La campagne 2006-2007 avec 3,7 millions d’hectolitres de transactions et en augmentation de 13 % par rapport à 2006. Le groupe Bordeaux rouge qui correspond à 60 % des transactions d’AOC Bordeaux rouge, a progressé de 14 % et le groupe Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac avec 277 000 hl accroît ses transactions de 22 %. Tous les groupes, à l’exception des Blancs doux (- 4 % avec 51 810 hl) ont connu une nette amélioration de leurs transactions. Le marché du vrac a représenté la majorité des volumes commercialisés (70 %).

– La chute des prix payés aux producteurs par le négoce a été généralement enrayée pour les appellations de Bordeaux. Même si les cours restent encore relativement bas ils se relèvent. Les Bordeaux rouges s’échangent à 880 E le tonneau, soit une amélioration de 5 % par rapport à la campagne précédente. Les Côtes se maintiennent (+ 1 %) avec un prix moyen de 1 014 E le tonneau. Le groupe Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac a connu la plus belle croissance (+ 19 %) avec un prix moyen de 2 851 E le tonneau.

– Les stocks sont en baisse à la propriété (- 5 % permettant un retour à la moyenne des dix dernières années), mais les stocks du négoce se sont accrus (+ 7 %).

– La commercialisation des Bordeaux (5,7 millions d’hectolitres) s’est légèrement accrue (+ 1,2 %) grâce au marché à l’export (+ 3 %). La reprise de certains marchés, hors Union européenne, en volume (+ 12 %) et en valeur (+ 6 %), explique cette évolution.

Bordeaux 2007-2008, l’amélioration des prix et de l’export se confirme

– Le volume de la récolte 2007 (données provisoires à 5,512 millions d’hectolitres) est en baisse de 6,6 % par rapport à celle de 2006 du fait d’une climatologie délicate (froid, humidité). Le temps sec et ensoleillé du mois de septembre a permis une bonne maturité des raisins sans maladies, ce qui en fera un millésime tout à fait correct qualitativement.

– Après plusieurs années de baisse des coûts de production à la vigne du fait de la crise (efforts des viticulteurs) et d’années relativement sèches limitant les risques de maladies à la vigne, les conditions climatiques de 2007 ont obligé à accroître le nombre d’opérations à la vigne (traitements, rognage, tonte…), les quantités de produits de traitement phytosanitaire (+ 30 % environ) et donc les coûts de production. Ces coûts sont souvent supérieurs au prix du marché.

– Les transactions sur les cinq premiers mois de la campagne (1er août à décembre 2007) sont en retrait de 3 % (1,158 million d’hectolitres), en particulier sur les Bordeaux (- 8 %) et les Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac (- 24 %) qui ont connu une très belle campagne 2006-2007.

– Les prix et le volume des exportations sont toujours orientés à la hausse. Le prix du vrac en décembre sur les Bordeaux rouges s’élève à 941 E le tonneau, soit une amélioration de 8 % par rapport à la même période 2006. Le groupe Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac continue également sa progression (+ 20 %, à un prix du vrac de 3 269 E le tonneau). A l’exportation, les statistiques confirment l’évolution favorable des volumes (+ 7 %) et de la valeur (+ 6 %), malgré le désavantage de la parité E/$. Les exportations vers l’Union européenne se sont redressées (+ 4 % en volume et + 5 % en valeur), celles vers les pays tiers restent sur les mêmes niveaux de progression (+ 13 % en volume et + 8 % en valeur).

evolution des volumes commercialisés (en milliers d’hl)
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GMS et hard discount
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