Pays Ouest Charente, Pays du Cognac : Vers un pôle touristique renforcé

30 octobre 2014

Les cinq offices de tourisme du Pays Ouest Charente – Cognac, Jarnac, Rouillac, Segonzac, Châteauneuf – fonctionnaient déjà en pôle. Demain, leur niveau d’intégration pourrait monter d’un cran. Meilleure visibilité assurée pour la « Destination Cognac », sur toute la zone. Mais quid des durées d’ouverture, de l’animation du territoire ?

 

 

p27.jpgDirectrice de l’office de tourisme de Cognac depuis le 1er octobre 2012, Stéphanie Tonon officiait auparavant à Castelnaudary, « capitale mondiale du cassoulet ». Parisienne d’origine, toulousaine d’adoption de 1994 jusqu’à son départ pour Cognac, Stéphanie Tonon a exercé pendant 15 ans le métier d’archéologue-anthropologue (étude des fossiles humains), avant de s’orienter vers le tourisme. A priori deux domaines assez différents sauf à penser que ce cachent des acteurs du tourisme sont parfois fossilisés…

Créé en 1924 – il a fêté ses 90 ans le 8 août dernier – l’office de tourisme de Cognac fait partie des plus anciens OT de France, qui en compte 2 800 sur son territoire. Ouvert 325 jours par an, l’office de tourisme de Cognac et ses huit salariés temps plein accueillent annuellement 40 000 visiteurs (90 000 à Castelnaudary), répondent à environ 230 000 contacts, ont reçu l’an dernier 280 groupes (environ 9 000 personnes). Agence réceptive depuis 30 ans (conseil en séjour, préparation de visites), l’office a ouvert en juin 2014 une boutique de produits de terroirs et de produits dérivés. Toutes prestations confondues, le chiffre d’affaires de l’office s’élève à environ 200 000 €.Stéphanie Tonon, directrice de l’office de tourisme de Cognac, évoquait à l’AG des Etapes le lancement par l’Etat, il y a deux ans, des « contrats de destination ». Objectif : organiser entre les régions et les départements, le secteur public et le secteur privé une meilleure valorisation des destinations fortes comme le Marais Poitevin ou… « Destination Cognac ». Peut-être est-ce pour cela que l’Etat, aujourd’hui, souhaite transformer les pôles conventionnels déjà existants en des pôles beaucoup plus structurés. Un « marché clé en main » proposé aujourd’hui aux cinq offices de tourisme du Pays Ouest Charente, Pays du Cognac. Jeudi 18 septembre, l’étude préliminaire – descriptif des offices, leur fonctionnement – a fait l’objet d’un premier compte rendu. Un deuxième rendez-vous a été fixé début novembre. Seront alors proposés plusieurs scénarios. « Le résultat est un peu connu d’avance » chuchotent les acteurs du tourisme, dans leurs zones respectives. D’ailleurs, s’en effrayent-ils ? Pas tant que ça. D’abord, parce que le fonctionnement en pôle, ils connaissent déjà. Ensuite parce qu’ils se disent que si une grande communauté de communes chapeaute leurs territoires d’ici trois ou quatre ans – hypothèse sérieusement envisageable – ils seront forcément regroupés. Et qu’enfin, le tourisme se professionnalise sacrément. D’où la nécessité de mutualiser ses forces. Pour faire bonne mesure, ils savent aussi que si, vu de Paris ou de Beijing (Pékin), Jarnac, Rouillac, Segonzac ou Châteauneuf ne disent rien aux touristes, peut-être Cognac a-t-il plus de chance de leur parler.

Ceci étant, ce n’est pas l’enthousiasme fou non plus. Ils se préparent à de sévères tractations sur le mode opératoire, le « comment on s’organise ». L’idée d’ouvrir à « portion congrue » leurs offices – quatre ou cinq mois dans l’année – fait monter au rideau les élus et toutes les personnes impliqués dans le tourisme, hors périmètre « Grand Cognac ». « Ce qu’il faut comprendre, disent-ils, c’est que nos offices fonctionnent de manière atypique. Chez nous, l’accueil proprement dit représente peut-être 20 % de l’activité, pour 80 % liés à l’animation du territoire auprès de la population locale. » « Nous nous battrons pour conserver une ouverture raisonnable » promet-tent-ils.

Présidente de l’office de tourisme de Segonzac, Marie-Noëlle Desse met également en exergue un point essentiel, à la base même du projet : la composition de l’offre touristique. « L’idée, dit-elle, est bien d’amener les touristes à ensemencer l’ensemble du territoire, avec des propositions complètes. Il ne s’agit pas qu’un seul tire les marrons du feu. » Pas hostiles à priori au schéma qui se dessine ni naïfs sur les probabilités de sa réalisation – « le projet aura du mal à capoter » – les élus et acteurs du tourisme promet-
tent néanmoins de se montrer vigilants.

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