Le Plan stratégique de la filière vitivinicole adopté

16 mai 2014

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Le 14 mai dernier, le Conseil spécialisé vins et eaux-de-vie de FranceAgriMer a adopté le Plan stratégique de la filière vitivinicole. Une commande du Ministre de l’agriculture, Stéphane le Foll, qui avait demandé à plusieurs filières agricoles de se projeter à l’horizon des 25 prochaines années.Le rapport sera remis le 4 juin au ministre par Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé.

Cela dit, l’étude est amputée d’une de ses composantes importantes, celle qui a trait à la gouvernance du potentiel de production. Le négoce souhaiterait que l’initiative revienne aux interprofessions, la viticulture qu’elle reste entre les mains des ODG (Organismes de défense et de gestion), autrement dit des syndicats viticoles, même si les interprofessions sont déjà consultées à travers les Conseils de bassins.
 

Faute d’accord, la question a été «gelée». Une clause de revoyure est prévue en juillet avec, cette fois, la forte recommandation de s’entendre.

Ces discussions renvoient à un débat plus "philosophique"  : sur quoi doit reposer la croissance  ? Sur le développement des volumes ou sur le développement de la valeur  ?

Ce sont de telles considérations qui «clivent» aujourd’hui le négoce du vin et la viticulture, avec pas mal de défiances et de procès d’intention de part et d’autre.

Si la contreverse concerne davantage les AOP et les IGP que les vins sans IG, ces derniers se retrouvent, par le prisme de la segmentation, au cœur des enjeux.  C’est par les vins sans IG que passera la croissance volumétrique. Au détriment de la croissance en valeur «absolue»  ? Toute l’incertitude est là.

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