BILAN INTERMÉDIAIRE DES MOISSONS EN CHARENTE-MARITIME (AOÛT 2021)

2 septembre 2021

Le site Internet de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime a publié le bilan intermédiaire des moissons dans le département. Bertrand Soviche, directeur du service Productions CA 17-79 (avec Arvalis, France Agrimer et Terres Innovia) en a rédigé les premiers détails.
Il a été noté une très grande hétérogénéité cette année, compte tenu des aléas climatiques particulièrement intenses. Les espèces se sont comportées différemment selon les types de sols et les conditions pédoclimatiques. L’eau et sa disponibilité ont été deux facteurs déterminants pour les cultures. De ce fait, il a été très difficile d’évaluer des moyennes pour les rendements notamment, qui se révèlent très variables.

L’année est très hétérogène avec de bonnes surprises comme le colza. La tendance haussière des prix de marché en blé tendre et en colza notamment compensent partiellement la baisse des rendements et les réfactions sur la qualité engendrées par une fin de cycle difficile. La vision globale plus détaillée se fera courant septembre.

LES CÉRÉALES
Les rendements en blé tendre se situent en moyenne à 58/60 quintaux. On note de très bons taux de protéines (au dessus de 12 %) liés à une valorisation tardive de l’azote au sol avec les pluies de mai-juin. En revanche les poids spécifiques (PS=masse volumique) sont bas : 76-77.
L’indice de chute de hagberg en blé tendre reste bon malgré tout. Ce qui traduit que les blés ont été peu sensibles à la germination sur pieds. En blé de force, on note quelques variétés qui elles, ont été touchés par cette germination sur pieds.
En blé dur, les rendements n’excèdent pas les 50 quintaux au maximum mais s’effondrent sur les petites terres non –irriguées. Les taux de protéines dépassent souvent les 17 à 18 % sur certains secteurs. En revanche, l’indice de chute de hagberg est très bas traduisant un début de germination sur pieds.
De nombreuses variétés étaient relativement sensibles. Sans que ce critère soit fondamental, il reste une composante de la fixation des prix pour cette production et cela pourrait se traduire par des réfactions pour les agriculteurs. On note assez peu de mitadinage malgré les conditions pluvieuses de fin de cycles.

LES ORGES D’HIVER
La moyenne de récolte se situe autour des 5 tonnes. Les taux de protéines sont corrects et on observe un très bon calibrage. En orge de printemps brassicoles, les rendements sont inférieurs à 5 tonnes et on note des taux de protéines de 11,4 % avec de très bons calibrages.
Dans le marais, avec les conditions pluvieuses cette année, certains blés tendres et blés durs ont été récoltés avec jusqu’à 21-22 % d’humidité puis séchés par les organismes stockeurs. Ce qui est assez exceptionnel.

LE COLZA
L’année est très bonne avec des rendements autour de 40 quintaux. L’absence d’eau ayant permis une floraison optimum en mars-avril dernier.

LES POIS
Les rendements sont décevants : aux environs de 2,5 tonnes en moyenne. On note cependant une grande variabilité de 30 à 45 quintaux.

LES FÉVEROLES
De très grandes déceptions liées à la surmaturité et à l’égrenage et certaines parcelles ont dues être sacrifiées et broyées sur pieds, donc non récoltées.

DANS L’AUNIS
Le colza est à 40 quintaux avec une fourchette entre 28 (éfrenage lié aux fortes pluies de fin de cycle) à 55 quintaux.

Les orges
Orge d’hiver : 65 quintaux.
Orge de printemps : 60 quintaux – entre 55 à 75 en irrigués.

Les blés
Blé dur : 60 quintaux (entre 35 et 85 quintaux pour la zone marais ou irriguée).
Blé tendre : 65 à 70 quaintaux – jusqu’à 75 dans le marais.

Le lin :
Entre 14 et 22 quintaux

ZONE SAINTES-ROYAN
Blés tendres : environ de 70 quintaux (protéines>à 12).
Blé dur : 49 quintaux avec une grande hétérogénéité de 35 à 65 quintaux (protéines bons de 14 à 14,5).
Orge de printemps : 58 quintaux avec un bon calibrage et colza : 45 quintaux en moyenne, sauf pour les colza touchés par la grêle.

ZONE JONZAC
Blé dur : 40-45 quintaux.
Blé tendre : 60-65 quintaux.
Colza : 40 quintaux.

LE BIO
Les premiers éléments remontés donnent la tendance suivante autour de Saint-Jean-d’Angély :

Blé tendre : 35 quintaux.

Blé dur irrigué : 35 quintaux.

Triticale : 50 quintaux.

Lentilles : 900 kilos.

Épeautre : 15 à 20 quintaux.

Féveroles : 20 quintaux.

Cameline : 15 quintaux.

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